Troisième confinement
à partie du 20 mars 2021

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7ème semaine de Pâques

Qu'ils soient un comme nous

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  1. 7ème Dimanche des Pâques
  2. Rayonnement de Jean le Baptiste*
  3. Eux, ils sont dans le monde
  4. Appartenir au monde
  5. Sadducéens vs Pharisiens
  6. Question incisive
  7. Dernier jour

Jour 59

Lundi 17 mai 2021

Rayonnement de Jean le Baptiste*

Actes des Apôtres (19, 1-8) – PSAUME (67 (68), 2-3, 4-5, 6-7ab) – Jean (16, 29-33)

L’évangile de saint Luc pouvait avoir donné l’impression que son message était resté très limité à la Judée, peut-être à la Galilée lors des pèlerinages à Jérusalem. L’appel à la conversion semblait s’être rapidement effacé derrière la prédication de Jésus, dès qu’il l’avait désigné à ses disciples : « Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. » (Jean 1,36-37)

Ce que découvre saint Paul en arrivant à Ephèse montre le contraire. Les exhortations de Jean le Baptiste ont largement dépassé les frontières de la Judée et se sont répandues dans tout le pourtour du bassin méditerranéen par le réseau pharisien des synagogues. Les juifs de la diaspora sont moins impliqués dans les obligations relatives au Temple que dans la méditation de la Parole et les commentaires rabbiniques qui sont exprimés chaque sabbat.

Ainsi l’appel à la conversion de Jean ne pouvait pas rester sans réponse. L’adhésion des croyants était acquise à ce mouvement théologique et les baptêmes rituels devaient être célébrés avec un vrai désir de changement et une réelle attente du Royaume telle qu’elle avait été annoncée le long du Jourdain. La proclamation de l’imminence de la venue du Messie faisait partie de la démarche.

A partir de ce qu’ils savent sur le message de Jean, Paul entreprend une catéchèse pour montrer que la mission de Jean était de préparer la réalisation de la promesse contenue dans les Ecritures et l’avènement d’une Nouvelle Alliance en Jésus. Aussitôt après que Paul leur ait imposé les mains le petit groupe de personnes reçoit l’Esprit Saint dans une description qui ressemble à la Pentecôte des Apôtres et elles commencent à prophétiser et à glorifier Dieu.

Paul ne se satisfait pas d’avoir baptisé quelques personnes au Nom du Père, Fils et de l’Esprit Saint, pendant plusieurs mois il va dans les synagogues d’Ephèse pour annoncer le Règne de Dieu. Plus tard il leur rappelle l’essentiel de ce qu’il leur a enseigné : « ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. » (Ephésiens 4,3-7)

Cette catéchèse est toujours d’actualité

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
& modérateur de sainte Radegonde

Jour 60

Mardi 18 mai 2021

Eux, ils sont dans le monde

Actes des Apôtres (20, 17-27) – PSAUME (67 (68), 10-11, 20-21) – Jean (17, 1-11a)

Dans cette phrase : « Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » le Christ donne la mission de ses disciples. Cette mission est une délégation : tous ceux qui revendiqueront le nom de chrétien prendront la place du Fils parti vers son Père.

Les personnes venues voir Jean Baptiste posaient la question : « Que devons-nous faire ? » les disciples du Christ n’ont pas à poser la question : il leur a déjà donné la réponse : « Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » (Jean 18,37b) Prendre la place du Christ dans le monde, c’est proclamer la Vérité comme il l’a fait tout au long de ses prédications sur les routes de Palestine.

La Révélation vient de Dieu, mais elle s’exprime par les personnes qui sont dans le monde au milieu des peuples : « Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. » (Hébreux 1,1b-2)

En ces jours où nous sommes, aujourd’hui en 2021, Dieu parle par ceux qui ont été délégués par le Fils et qui ont été établis héritiers du Royaume par l’adoption du Baptême. C’est donc à nous qui sommes dans le monde de continuer à apporter le message d’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

Cette mission, nous la recevons individuellement car chacun d’entre nous est responsable devant le Père de la transmission de cette Parole ; elle est également reçue par les communautés locales qui par leur façon de vivre l’Evangile sont de réels témoignages à la vérité ; elle est reçue a un titre particulier par l’Eglise universelle qui est garante du chemin à prendre pour aller par le Fils vers le Père avec la grâce de l’Esprit.

Etre dans le monde n’est donc pas une passivité devant les événements de notre époque mais au contraire être actif pour changer ce monde afin qu’il s’approche de plus en plus d’une façon asymptomatique du Royaume. « La moisson est abondante » et ceux qui y travaillent doivent œuvrer pour que les ouvriers soient plus nombreux.

Soyons fiers d’être envoyés dans le monde avec un tel message à lui donner.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
& modérateur de sainte Radegonde

Jour 61

Mercredi 19 mai 2021

Appartenir au monde

Actes des Apôtres (20, 28-38) – PSAUME (Ps 67 (68), 29-30, 33.34c.35a, 36) – Jean (17, 11b-19)

L’aggiornamento de la liturgie catholique à la suite du  Concile Vatican II (Constitution sur la sainte liturgie = Sacro Sanctum Concilium 4 décembre 1963) a permis de largement étoffer la lecture des textes bibliques pendant les jours de semaine. Dans la liturgie issue du Concile de Trente, les lectures de la messe – dite de saint Pie V – favorisaient la fête des saints, celle qui est issue du Concile Vatican II préfère la lecture suivie des textes aussi bien de la première lecture que de l’évangile, restant sauves les lectures des fêtes importantes ou locales.

Ainsi la lecture du discours après la Cène du IVème évangile s’étale sur plusieurs semaines or il s’agit d’un bloc où l’auteur propose une catéchèse suivie sur les rapports du Père et du Fils, du Père, du Fils et du Saint Esprit, du Fils et des disciples, des disciples et de l’Esprit… cela fait que chaque jour, le fidèle a l’impression de lire le même passage que la veille. Pourtant il y a une progression qui est loin d’être brouillonne mais au contraire parfaitement organisée.

Après avoir montré l’importance d’être présent dans le monde, pour  le Christ en premier mais aussi pour les disciples à sa suite, c’est-à-dire être visible et audible afin de porter un témoignage véridique de ce qui est annoncé. Cela revient donc à se fondre dans le monde en prenant les us et coutumes des peuples rencontrés – en restant dans la mesure où ce n’est pas incompatible avec la foi – et de parler la même langue pour être parfaitement compris.

Ceci établi, saint Jean souligne la mise en garde de Jésus : de la même façon qu’il est venu dans le monde, lui et ses disciples ne sont pas du monde : ils n’appartiennent pas au monde. Comme le Christ, ils appartiennent au Royaume : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » (Jean 18,36)

Notre mission est donc clarifié par ces affirmations nous portons l’évangile dans le monde mais nous vivons déjà avec le Seigneur qui nous précède et qui nous attire à lui.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
& modérateur de sainte Radegonde

Jour 62

Jeudi 20 mai 2021

Sadducéens vs Pharisiens

Actes des Apôtres (22, 30 ; 23, 6-11) – PSAUME (Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11) – Jean (17, 20-26)

Le commandant romain de la place de Jérusalem désire s’assurer que son prisonnier est effectivement coupable et pour cela il va le confronter au grand Conseil avec les grands-prêtres (le Sanhédrin) cette instance est plus ou moins représentative des différentes tendances théologiques, en particulier les Saducéens et les Pharisiens. Mais ces deux groupes ont des options de foi qui divergent sur certains points.

Si le mouvement Sadducéen compte dans ses rangs des laïcs, la plupart des membres appartiennent à la classe sacerdotale. Le Grand Prêtre et les prêtres en chef occupent parmi eux les premières places, et leur influence se fait surtout sentir dans le cadre du Temple puisqu’ils ont le monopole des sacrifices.

Laïcs ou prêtres, les Sadducéens se recrutent de toutes manières dans les classes aisées de la société Juive. Ils constituent un groupe assez fermé, fondé sur le privilège de la naissance et de la fortune, et n'exercent guère d'influence sur les masses populaires.

Proches du pouvoir, ils se montrent accueillants à l'hellénisme et conciliants à l'égard de l'occupant romain... dans la mesure où leurs privilèges sont sauvegardés. Ils préconisent donc la modération et s'attachent à contenir les mouvements insurrectionnels et messianiques. C'est sans doute pour cela qu'ils jouent un rôle important dans les récits de la Passion de Jésus.

Rejetant toute tradition orale, ils s'en tiennent rigoureusement au texte de la Loi dont les prêtres sont, à leurs yeux, les seuls interprètes autorisés. Ils se montrent d'ailleurs très attachés à cette prérogative. Ils n'ont que dédain pour les développements dogmatiques récents et nient notamment l'immortalité personnelle, le jugement après la mort, la résurrection et, peut-être aussi, l'existence des anges.

Ils demeurent attachés aux conceptions des anciens sages d'Israël telles qu'elles s'expriment par exemple dans les livres des Proverbes ou de Qohélet : pour eux, la vie de l'homme aboutit au sombre séjour du Shéol. En outre, ils restent très distants par rapport aux spéculations apocalyptiques de l'époque.

S'il compte quelques prêtres et lévites dans ses rangs, le mouvement Pharisien est constitué pour la plupart des laïcs appartenant à la petite bourgeoisie et aux classes populaires de la société juive : des marchands, des artisans, des paysans. La formule "les Scribes et les Pharisiens" souvent utilisée par Matthieu et par Luc, ne doit pas introduire en erreur, si les scribes jouent parmi eux un rôle important dans le cadre de l'institution synagogale, tous les Pharisiens n'appartiennent pas à la classe des Scribes... et ces derniers ne sont pas tous d'obédience Pharisienne !

En dépit de l'image peu flatteuse que les évangélistes en donnent, le Pharisaïsme apparaît comme l'aile marchante du Judaïsme en raison de son ouverture d'esprit : il accepte le développement progressif de la doctrine. A côté de la Loi donnée par écrit, il reconnaît l'autorité de la Loi donnée par la bouche, c'est à dire une tradition orale, également rattachée à Moïse, qui, à ses yeux, possède pleine autorité pour interpréter l'enseignement de l'Ecriture en fonction de circonstances nouvelles, parfois en le modifiant voire en l'annulant.

Certains excès ont peut-être eu lieu, mais les docteurs Pharisiens contribuent ainsi efficacement à l'élaboration de plusieurs points de doctrine aussi importants que la rétribution après la mort, l'immortalité personnelle, la résurrection des morts, l'existence des anges.

Comme l'auteur du long Psaume 119, les Pharisiens placent la Loi au centre de leurs préoccupations. Conformément à leur principe : Fais une barrière pour la Loi, ils ont peu à peu établi de nouvelles ordonnances afin d'assurer plus efficacement le respect scrupuleux des prescriptions légales. Ils en sont venus ainsi à organiser la vie tout entière, jusque dans ses moindres détails, en l'enserrant dans un réseau complexe d'obligations et d'interdictions.

Ils insistent fortement sur les préceptes dont l'observance est extérieurement vérifiable : le repos du Sabbat, le paiement de la dîme, la pureté rituelle. Beaucoup de Pharisiens semblent nourrir un profond mépris à l'égard des Juifs qui ne se soumettent pas à leurs ordonnances (cf. Luc 18,11)

Saint Paul formé par un des meilleurs théologiens de son époque connaît toutes ces différences et en affirmant que c’est à cause de son affirmation sur la résurrection des morts qu’il est mis dans les chaînes, il provoque un tollé et une grande dispute éclate au cœur du grand Conseil. A tel point que le commandant de la garde de Jérusalem est obligé de mettre saint Paul à l’abri et de renvoyer tout le monde.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
& modérateur de sainte Radegonde

Jour 63

Vendredi 21 mai 2021

Question incisive

Actes des Apôtres (25, 13-21) – PSAUME (Ps 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab) – Jean (21, 15-19)

Par trois fois, au bord du lac, Jésus Ressuscité pose cette question à Simon-Pierre, la réponse est immédiate : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ! » et l’auteur du IVème évangile précise que Simon-Pierre est peiné que Jésus lui pose cette question avec tant d’insistance. Aurait-il oublié que, dans l’obscurité du prétoire avant que le coq chante, il a renié par trois fois appartenir aux disciples de ‘cet homme’ (cf. Jean 18,17-27) ? A la suite de ces questions et de ces réponses Jésus dit à Simon-Pierre : « Sois le Pasteur de mes brebis. » et il lui encore : « Suis-moi. »

Lors de leur première rencontre, Jésus avait déjà appelé Simon à le suivre en lui faisant une promesse : « il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient l'épervier dans la mer ; car c'étaient des pêcheurs. Et il leur dit : "Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes." » (Matthieu 4,18-19) La réalisation de cette promesse pour Simon-Pierre est beaucoup plus importante que la promesse elle-même, il ne s’agit plus de ‘pécher des hommes’ sans distinction, et de façon désordonnée mais de ‘paître les brebis du Seigneur’ ; c’est à  dire garder la « foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue... » (Apocalypse 7,9) composée des disciples du Fils envoyé par le Père pour sauver l’humanité.

Par cette délégation, Simon-Pierre reçoit la mission d’être le ‘Vicaire du Christ’, ce qui signifie suivant l’origine latine de ce mot - ‘vicarius’ - le suppléant ou le remplaçant ; il n’est pas le « mercenaire, qui n'est pas le pasteur et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s'enfuit, et le loup s'en empare et les disperse. » (Jean 10,12) Il est le Pasteur légitime du Peuple de la Nouvelle Alliance, lui à qui le Seigneur a dit : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Luc 22,32) l’assurant ainsi de l’aide de l’intercession du Fils auprès du Père pour remplir cette mission.

Chaque jour, le Christ nous pose la même question : « M’aimes-tu ? » mais notre réponse n’est pas toujours aussi immédiate que celle de Simon-Pierre, pourtant c’est de la spontanéité de notre réponse que dépend la mission qui nous sera donnée par le Seigneur ; si, engoncés dans le confort de l’habitude, nous répondons du bout des lèvres ‘oui, Seigneur tu le sais’, nous manifestons un doute quant à l’efficacité de l’intercession du Christ pour nous aider à réaliser la tâche qui nous est confiée.

Simon-Pierre « fut peiné de ce qu'il lui eût dit pour la troisième fois: "M'aimes-tu?" » Sommes-nous aussi peinés que le Christ nous pose cette question chaque jour ? Le temps de Pâques qui s’achève nous re-suscite en nous montrant le Christ Vivant dans son Eglise nous pourrons alors affirmer avec Simon-Pierre : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime. »

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
& modérateur de sainte Radegonde

jour 64

samedi 22 mai 2021

Dernier jour

Actes des Apôtres (28, 16-20.30-31) – PSAUME (10 (11), 4, 5.7) – Jean (21, 20-25)

C’est le dernier jour du temps de Pâques, demain nous célébrerons la Pentecôte, don de l’Esprit Saint aux Apôtre et disciples présents, début de l’Eglise.

Les lectures proposées pour ce dernier jour sont les passages terminaux des Actes des Apôtres et de l’évangile de saint Jean. A la lecture de ces deux péricopes, le croyant s’aperçoit immédiatement que ces textes ne sont pas des fins. Ces derniers versets ne sont pas des conclusions comme le font habituellement les lettres de saint Paul ou des autres Apôtres ou même l’Apocalypse. Le lecteur reste avec un sentiment d’inachevé qui est provoqué par les auteurs de ces deux textes. Le but de ces écrits est différent, les rédacteurs sont différents et pourtant  ils choisissent de finir sur des points de suspension.

Saint Luc dans les Actes des Apôtres arrête sa narration au moment où saint Paul commence l’évangélisation de Rome. Ce choix est fait soit parce que l’auteur estime que les lecteurs de son livre savent aussi bien que lui ce qui se passe pour l’Apôtre des Gentils après son arrivée dans la capitale de l’Empire ; soit parce qu’il n’est pas resté sur place et il ignore la suite des événements ; soit parce qu’il pense que les Apôtres Pierre et Paul ont accompli la mission qui leur a été confiée et c’est à leur successeur de prendre le relais.

Le IVème évangéliste laisse aussi en suspension lorsqu’il écrit : « Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. » il laisse la porte ouverte pour que d’autres puissent ajouter leur témoignage. En particulier, le Christ ne cesse pas de ‘faire d’autres choses’ à travers les âges : les disciples depuis presque deux mille ans ajoutent chaque jour des pages pour décrire ces actions de Jésus dans le monde. Ce  n’est plus dans un ‘style évangile’ mais dans les styles, coutumes et langues des lieux où Dieu-le-Fils se manifeste aujourd’hui par ceux qui croient en lui.

Les textes de la Bible ne sont pas des lectures ‘mortes’ mais au contraire des exhortations vivantes et vivifiantes  pour les continuer dans nos vies : il n’y pas, il n’y aura jamais de ‘dernier verset’ l’amour de Dieu, Père, Fils et Esprit pousse toujours à écrire une suite non pas dans des livres et avec des mots mais dans l’action et avec le cœur.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
& modérateur de sainte Radegonde


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