4ème dimanche du Temps Ordinaire

Année A - saint Matthieu

1

Lycée Militaire d'Autun

30 janvier 1999

Lire les Prophètes

2

Forces Armées de Guyane

3 février 2002

"Ce qu'il a de fou dans le monde"

3

Brig ade Franco-Allemande

3 février 2008

Heureux les artisans de paix ! ( Benoît XVI)

4

Fort Neuf de Vincennes

30 janvier 2011

Soyez dans l'allégresse

5

Secteur Vermandois

2 février 2014

Présentation du Seigneur au Temple

6

Athie et Nesle

29 janvier 2017

Il gravit la montagne

Sophonie 2,3;3,12-13
 Psaume 143
1 Corinthiens 1,26-31
Matthieu 5,1-12a

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30 janvier 1999

Lycée Militaire d'Autun

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Lire les prophètes

La première chose, la plus importante à se souvenir dans une étude de texte Prophétique, est que le PROPHETE EST UN HOMME INSPIRE PAR DIEU. C'est un homme qui parle avec le langage que ses contemporains peuvent comprendre, avec des images, des expressions qui sont localisées dans le temps et dans l'espace. Toutefois cette localisation n'est pas immuable car le message biblique parle à tous les hommes.

Dieu nous parle aujourd'hui par les Prophètes.

Dieu parle à son Peuple dans son histoire. Non pas que Dieu influe sur le déroulement de l'Histoire, mais lorsque le Peuple de Dieu relit les événements qui se sont déroulés, il découvre la trace de Dieu.

Les textes Prophétiques, comme les autres textes de la Bible ne sont ni périmés ni caduques. Au contraire, ils visent à dénoncer des choses qui sont habituelles à l'homme : l'envie, la passion, l'égoïsme, bref tout ce qui détourne l'homme de l'idéal que Dieu lui propose.

La lecture des Prophètes aujourd'hui

Comme les autres textes bibliques, les écrits Prophétiques ont quatre niveaux de lecture possibles

1. Niveau immédiat

Les paroles que le Prophète prononce sont une réponse à un problème qui se pose tout de suite. Une réponse évasive qui ne donnerait une solution que dans un futur plus ou moins lointain ne saurait satisfaire les contemporains du Prophète. Le croyant a besoin d'une réponse qui lui permette de vivre une situation donnée.

Exemple : "Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, et elle l'appellera du nom d'Emmanuel"

Cette Prophétie que le Prophète Isaïe prononce devant le roi Achaz est porteuse d'un sens immédiat pour le roi. Les ennemis sont tout autour de Jérusalem et l'assiègent dans le but de la conquérir. Les hommes d'Israël sont tous en armes.

Dans la pratique religieuse de l'époque cela incluait que les hommes sous les armes ne pouvaient s'approcher d'une femme pour ne pas se mettre en état d'impureté car seuls des hommes purs ont la force de Dieu.

Si une jeune femme devient enceinte, cela veut dire que les hommes ne sont plus sous les armes. La guerre est donc terminée sans que l'ennemi ait gagné (sinon les hommes capables de procréer seraient déportés).

Avec cette simple phrase, Isaïe annonce au roi la fin du siège de Jérusalem sans qu'elle soit détruite. Le roi n'a rien à craindre, Dieu ne l'abandonne pas. C'est la réponse à la question que le roi se posait : Jérusalem, la Ville Sainte va-t-elle être détruite ? La réponse est NON.

2. Niveau du lecteur croyant

Lorsqu'un lecteur, postérieur à l'écriture de la Prophétie, lit ce texte, il y découvre des moyens de vivre sa foi. Les questions que se posaient les personnes de l'époque du Prophète sont toujours d'actualité. Les hommes se détournent toujours du chemin qui est tracé par Dieu, ils ont toujours à écouter Dieu qui les appelle à aller vers lui. Les images, paraboles, apologues qui sont utilisés sont compréhensibles puisqu'ils fustigent des éléments de la vie que les hommes connaissent bien.

Exemple : "Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, et elle l'appellera du nom d'Emmanuel"

Cette Prophétie a été très tôt comprise comme une annonce du Messie attendu par les fidèles du Peuple Juif. La jeune femme du Prophète Isaïe est devenue dans la traduction des LXX une jeune fille vierge pour montrer que l'intervention divine est encore plus importante : toutes les naissances miraculeuses de la Bible concernent toujours le premier-né.

Le croyant y voit donc dans sa vie une annonce à attendre le Messie que Dieu a promis. Toute jeune femme Juive lorsqu'elle est enceinte pour la première fois se prépare à être, éventuellement, la mère du Messie.

3. Niveau du Christ

Une lecture tout à fait particulière des Prophéties se trouve dans la venue du Christ Jésus, pour les Chrétiens. Il est venu pour accomplir les Ecritures! Toutes les prophéties trouvent leur sens final dans l'incarnation, la vie, la mort et la résurrection du Fils de Dieu.

L'appellation fils de Dieu que l'on trouve dans les textes bibliques représentait, jusqu'à la venue de Jésus, une personnalisation du Peuple de Dieu, quelquefois de son roi. Maintenant le croyant sait que c'est réellement le Fils de Dieu, Dieu lui-même qui était annoncé.

Exemple : "Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, et elle l'appellera du nom d'Emmanuel"

La jeune femme déjà devenue jeune fille vierge dans la traduction des LXX prend un sens tout à fait nouveau dans le cadre de la naissance du Christ : elle enfantera sans connaître d'homme, elle sera aussi vierge après la naissance qu'avant. Ce fils que le Peuple attend est le Fils de Dieu.

Bien sûr on note tout de suite la distorsion : Jésus ne s'appelle pas Emmanuel. Mais cette différence entre la Prophétie et la réalisation n'est pas inhabituelle, elle s'explique par la signification des deux noms.

Jésus = Dieu Sauve

Emmanuel = Dieu avec nous

La réalisation de la Prophétie dépasse ce qu'elle pouvait faire attendre : les croyants attendaient la présence de Dieu, ils ont un Sauveur. Dieu va toujours au-delà de ce qu'il promet.

4. Niveau eschatologique

Les Prophéties n'auront leur pleine réalisation que lorsque nous serons en présence de Dieu, lorsque le Messie viendra (pour les Juifs) ou reviendra (pour les Chrétiens). En ce temps-là nous verrons Dieu tel qu'il est et nous l'adorerons en vérité.

Exemple : "Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, et elle l'appellera du nom d'Emmanuel"

La jeune fille est le monde mortel que nous connaissons et qui est appelé à accoucher dans les douleurs de l'enfantement d'un monde nouveau : le Royaume de Dieu où effectivement il n'y aura plus besoin de lampe car nous serons illuminées par Dieu, ni de Temple puisque nous serons en présence constante de Dieu.

Les Prophètes aujourd'hui

Les Prophètes ne se sont plus manifestés au Peuple Juif depuis le IIème siècle avant Jésus-Christ. L'attente Juive est, aujourd'hui comme au temps du Christ, la venue du Grand Prophète promis à Moïse par Dieu. Venue qui sera annoncée par le retour du Prophète Elie.

La tradition Chrétienne voit en Jean-Baptiste le dernier des prophètes du "style" de l'Ancien Testament : il est le dernier à annoncer la venue du Messie, et c'est bien ainsi que le présentent les évangélistes. Même si Jean-Baptiste est aussi étonné que les autres Juifs du Messie qu'il a annoncé, il attendait comme les autres croyants un Libérateur comme Moïse qui libérerait le Peuple de la domination romaine. Il constate un Sauveur. Pour lever ses doutes, il fait demander par ses disciples à Jésus "Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?" (Lc 7,19) A cette question Jésus répond par le Prophète Isaïe : "Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts se relèvent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres." (Lc 7,22 // Is 29,18 ; 35,5)

Les Chrétiens aussi aujourd'hui sont configurés au Christ, Prêtre, Prophète et Roi dans le Baptême, mais le Prophétisme n'est pas du même ordre : il ne s'agit plus d'annoncer la venue du Messie mais l'avènement du Royaume qui est déjà parmi nous et dont nous pouvons profiter dès cette vie. Le Prophétisme est devenu missionnaire...

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Lycée Militaire d'Autun

3 février 2002

Forces Armées de Guyane

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" Ce qu'il y a de fou dans le monde. "

Voilà comment saint Paul définit ceux qui croient au Christ : des fous ! Face à l'empire romain et sa religiosité vis à vis de dieux multiples et d'éléments divinisés, les chrétiens, avec un seul dieu, font figure de gens sans raison : comment peut-on croire qu'il n'y a qu'un dieu alors que les manifestations divines apparentes sont si différentes, tonnerre et éclairs, éruptions volcaniques et autres catastrophes, épidémies et mort, et même les victoires et les défaites sont des preuves de la volonté des dieux ?

Les choses ont-elles vraiment changées depuis saint Paul ? En ce début de XXIème siècle, nos contemporains ne croient plus à Jupiter, Mars ou Déméter, mais n'ont-ils pas d'autres points d'attache tout aussi fantasmagoriques ? L'absence de responsabilité est générale, Responsables, mais pas coupables !Les explications de telle ou telle façon de vivre deviennent des excuses, l'indépendance et l'égocentrisme deviennent une philosophie, les droits de l'homme occultent ses devoirs, faire comme tout le monde devient une règle pour être de son temps. Mais quelle réflexion morale, ou même simplement humaniste, vient éclairer la vie quotidienne ?

Face au monde romain, ou aujourd'hui, la problématique reste la même, et le christianisme se lève encore pour rappeler l'essence même de l'Homme : il est image de Dieu, il est aimé de Dieu, un Dieu Unique en trois personnes : le Père a donné et nous donne chaque jour la vie de son Fils pour que nous constations l'immensité infinie de son amour.

Le message du Christ paraît dépassé, suranné, d'un autre âge, au monde de ce temps. L'amour pourrait-il être dépassé ou vieilli ? Aimez-vous les uns les autres n'est-il qu'un adage vide de sens ? Des hommes et des femmes se lèvent pour signifier que Dieu propose à l'Homme d'être pleinement homme, les lois divines ne sont pas des contraintes mais des réponses à l'amour.

Alors nous sommes fous, fous de répondre à cet amour. Mais Dieu n'est-il pas encore plus fou que nous ? Non seulement il a créé l'homme, mais, en plus, il lui fait confiance en se donnant à lui.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique des Forces Armées en Guyane

3 février 2008

Brigade Franco-Allemande

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Heureux les artisans de paix !

3. La paix est aussi à la fois un don et une tâche. S'il est vrai que la paix entre les individus et entre les peuples — capacité de vivre les uns à côté des autres en tissant des relations de justice et de solidarité — représente un engagement qui ne connaît pas de répit, il est aussi vrai, et même encore plus vrai, que la paix est un don de Dieu. La paix est en effet une caractéristique de l'agir divin, qui se manifeste à la fois dans la création d'un univers ordonné et harmonieux, et dans la rédemption de l'humanité, qui a besoin d'être rachetée du désordre du péché. Création et rédemption offrent donc la clé de lecture qui introduit à la compréhension du sens de notre existence sur la terre. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, en s'adressant à l'Assemblée générale des Nations unies le 5 octobre 1995, affirmait que « nous ne vivons pas dans un monde irrationnel ou privé de sens, mais que, au contraire, il y a une logique morale qui éclaire l'existence humaine et qui rend possible le dialogue entre les hommes et entre les peuples ». La « grammaire » transcendante, à savoir l'ensemble des règles de l'agir individuel et des relations mutuelles entre les personnes, selon la justice et la solidarité, est inscrite dans les consciences, où se reflète le sage projet de Dieu. Comme j'ai voulu le réaffirmer récemment, « nous croyons qu'à l'origine, il y a le Verbe éternel, la Raison et non l'Irrationalité ». La paix est donc aussi une tâche qui oblige chacun à une réponse personnelle en harmonie avec le plan divin. Le critère dont doit s'inspirer une telle réponse ne peut être que le respect de la « grammaire » écrite dans le cœur de l'homme par son divin Créateur.

MESSAGE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI
POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
1er JANVIER 2007

30 janvier 2011

Fort Neuf de Vincennes

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Soyez dans l’allégresse

« Heureux les persécutés ! » Cette parole de Jésus dans la litanie des Béatitudes résonne de façon encore plus forte cette année où des églises orientales ont été victimes d’attentats qui ont entraîné de nombreuses victimes, sans distinction vieillards et enfants, hommes et femmes. Devrions-nous « nous réjouir et être dans l’allégresse » ?

Ces actes sanglants ne doivent pas faire oublier les persécutions insidieuses dont l’Eglise est l’objet. Il y a quelques jours, Monseigneur Michel Dubost, évêque d’Evry, signalait que, uniquement dans son diocèse, une église catholique était profanée chaque semaine par des personnes méthodiques et conscientes de faire des sacrilèges ; aucun parmi les média ne parle de ces vandalismes. Devrions-nous « nous réjouir et être dans l’allégresse » ?

Les prétendus ‘humoristes’ ne perdent jamais une occasion d’ironiser sur l’Eglise et d’imaginer des histoires dégradantes sur Jésus, le pape, les évêques, les prêtres et le peuple chrétien. Les déclarations chrétiennes sont soit totalement ignorées (dans le meilleur des cas !) soit déformées, tronquées, ridiculisées ; mais personne ne prend le soin de les lire attentivement avant de les commenter. Devrions-nous « nous réjouir et être dans l’allégresse » ?

Même parmi les chrétiens, certains font passer leur confort et leurs loisirs avant la pratique de la foi, non seulement la participation à la messe mais aussi l’annonce de la Bonne Nouvelle, la Charité, le Pardon et une vie conforme à l’Evangile. Le ‘foot’, l’équitation, la danse, seraient-ils plus important pour les enfants que l’approche du mystère de Dieu ? L’apathie est contraire à ce que demande le Fils du Père à ceux qui se disent ses disciples. Devrions-nous « nous réjouir et être dans l’allégresse » ?

L’envolée lyrique de saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens est significative et un encouragement pour nous ; nous pouvons opposer à toutes ces persécutions qui ne disent pas leur nom une force qui ne vient pas de nous mais qui vient de Dieu. Fous, nous pourrons « couvrir de confusion ce qui est sage » Faibles, nous pourrons « couvrir de confusion ce qui est fort »

Oui, nous devons « nous réjouir et être dans l’allégresse » car le Seigneur est avec nous, il nous montre le chemin, il a été le premier à être persécuté et il est le premier-né d’entre les morts. En Le suivant, nous vivons déjà dans le Royaume et notre récompense y est grande.

Père JeanPaul Bouvier
aumônier de Vincennes

2 février 2014

Secteur Vermandois

n°72

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Voir la Présentation du Seigneur au Temple

29 janvier 2017

Paroisses Nesle & Athies

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n°919

Il gravit la montagne

Saint Matthieu, juif de naissance et de tradition – contrairement à saint Luc – se souvient que Jésus a gravi la montagne pour enseigner les Béatitudes. Cela lui évoque forcément les enseignements que Dieu a révélés progressivement à son peuple sur une montagne :

  • Dès la fin du déluge, sur le mont Ararat, Noé offre en holocauste les animaux purs et Dieu lui affirme qu’il n’y aura plus de destruction du monde vivant et laisse en signe la présence de l’arc-en-ciel dans les nues (cf. Genèse 8,20-9,17) et Dieu confie la Création à sa descendance avec les mêmes termes que ceux utilisés pour le premier couple (cf. Genèse 1)
  • La foi d’Abraham est éprouvée lorsque Dieu lui demande son fils, son unique, en holocauste mais Dieu arrête son bras et fournit l’animal, il ne veut pas de victimes humaines et il réitère la promesse qui a été faite : il sera toujours présent pour ceux qui auront la foi de celui qui ne lui pas refusé son fils (cf. Genèse 22,2-18)
  • L’envoi en mission de Moïse se fait sur la montagne de l’Horeb, dans le buisson ardent où Dieu lui révèle son Nom (cf. Exode 3,1-4,17), ce Nom interdit qui donnera pouvoir au grand-Prêtre d’Israël d’obtenir le pardon des péchés du peuple (Nombres 6,22-27)
  • Sur le mont Sinaï, la Loi est donnée à Moïse sur « deux tables de pierre écrites du doigt de Dieu » (cf. Exode 31,18)

En gravissant la montagne, Jésus exprime que Dieu, à nouveau, en la personne du Fils, parle à son peuple pour lui indiquer le chemin qui conduit au Royaume ; un chemin qui n’est pas à vue humaine mais un appel à la sainteté du Père : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5,48) Ce n’est pas un message nouveau, le passage dans le désert après la libération d’Egypte avait pour but la purification de la foi du peuple : « Soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur, votre Dieu. » (Lévitique 19,2)

Nous ne devons pas considérer la lecture des Béatitudes comme une liste dont nous devrions cocher chaque case pour parvenir au Royaume, ce serait réduire le message à une énumération d’obligations extérieures sans réelle adhésion. Au contraire il n’y a pas une seule attitude pour découvrir et vivre le Royaume et, comme la Vierge Marie, nous posons la question : « Comment cela va-t-il se faire ? » la réponse sera toujours la même : « L’Esprit Saint te couvrira de son ombre ! » et, avec elle, nous pourrons nous exclamer : « Le Puissant fait pour moi des merveilles, tous les âges me diront bienheureuse ! »

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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