31ème dimanche du
Temps Ordinaire
Année "C" saint Luc

1

Forces Armées de Guyane

3 novembre 2001

A propos de la Toussaint (Concile de Trente)

2

Brigade Franco-Allemande

4 novembre 2007

Le Souffle de Dieu

3

Fort Neuf de Vincennes

31 octobre 2010

Le sycomore de Zachée

4

Secteur Vermandois

3 novembre 2013

Choix de Dieu

5

Athies et Nesle

30 octobre 2016

Il reçut Jésus avec joie

Sagesse 11,23-12,2
Psaume 144
2Thessaloniciens 1,11-2,2
Luc 19,1-10

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3 novembre 2001

Forces Armées de Guyane

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A propos de la Toussaint…

Le saint concile enjoint à tous les évêques que, selon l'usage de l'Eglise catholique et apostolique, reçu dès les premiers temps de la religion chrétienne, et selon le sentiment unanime des saints Pères et les décrets des saints conciles, ils instruisent diligemment leurs fidèles particulièrement sur l'intercession des saints, la prière qu'on leur adresse, les honneurs rendus aux reliques et le légitime usage des images. Qu'ils leur apprennent que les saints qui règnent avec le Christ offrent à Dieu leurs prières pour les hommes ; qu'il est bon et utile de les invoquer humblement et, pour obtenir des bienfaits de Dieu par son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, qui seul est notre Rédempteur et Sauveur, de recourir à leurs prières, à leur aide et à leur assistance. Ceux qui nient qu'on doive invoquer les saints qui jouissent dans le ciel de la félicité éternelle ; ou qui affirment que ceux-ci ne prient pas pour les hommes ; ou que les demandes qu'on leur adresse de prier pour chacun de nous sont de l'idolâtrie ; ou que c'est chose contraire à la parole de Dieu et opposée à l'honneur de Jésus-Christ, seul médiateur entre Dieu et les hommes ; ou que c'est sottise de supplier vocalement ou mentalement ceux qui règnent dans les cieux, tous ceux-là ont des pensées impies.

Les fidèles doivent aussi vénérer les saints corps des martyrs et des autres saints qui vivent avec le Christ ; ils ont été des membres vivants du Christ et le temple du Saint Esprit [1Co 3,16 ; 6,19 ; 2Co 6,16] et seront ressuscités et glorifiés par lui pour la vie éternelle. Par eux Dieu accorde de nombreux biens aux hommes. Ainsi, que ceux qui affirment qu'on ne doit ni honneur ni vénération aux reliques des saints ; ou que c'est inutilement que les fidèles les honorent ainsi que les autres souvenirs sacrés ; que c'est en vain que les fidèles visitent les lieux de leur martyre pour obtenir leur aide, tous ceux-là doivent être condamnés, comme l'Eglise l'a déjà fait autrefois et le fait encore aujourd'hui

Concile de Trente (XIXème œcuménique)
25ème session (3 et 4 décembre 1563) :
Décret sur l'invocation, la vénération et les reliques des saints et sur les saintes images.


4 novembre 2007

Brigade Franco-Allemande

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Le souffle de Dieu

Le passage du livre de la Sagesse lu aujourd’hui évoque le ‘Souffle impérissable [de Dieu qui] anime tous les êtres’.

Dans la plupart des langues, hébreu (Ru’ah) grec (Pneuma) latin (Spiritus) français (respirer) le souffle et l’esprit ont la même racine étymologique. Cela nous invite à une lecture moins cursive des textes de la Bible et à en chercher tout le sel bénéfique.

Dans le livre de la Genèse, « Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. » (Gn 2,7) doit être lu comme le don de l’Esprit Saint qui permet à la chose créée d’être un homme, différent des animaux. Jésus ressuscité fera un geste similaire lors de la visite qu’il fait aux personnes présentes dans le Cénacle : « Il leur dit alors, de nouveau: "Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie." Ayant dit cela, il souffla et leur dit: "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." » (Jn 20,21-23) En faisant cela, il indique aux Apôtres que sa Résurrection est l’avènement d’un homme nouveau, une nouvelle création est entamée. Il leur donne le Souffle de Dieu. Réitérant le geste de la première création, il leur confère une nouvelle vie.

Dans l’Eglise aujourd’hui ce geste est refait par les évêques le jour de la consécration des saintes huiles : à la messe chrismale, ils soufflent sur le Saint Chrême qui sera utilisé dans les Sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’ordination des prêtres et des évêques. Les églises orientales considèrent que le Saint Chrême est une certaine présence de l’Esprit Saint mais sans aller jusqu’à l’estimer similaire à la présence réelle du Corps et du Sang du Seigneur dans le pain et le vin consacrés.

Quelles conséquences pour notre vie chrétienne quotidienne ?

Nous prenons conscience d’avoir en dépôt ce Souffle de Dieu à deux niveaux, le premier comme êtres humains, nous avons reçu le Souffle de vie dont il est question dans le livre de la Genèse ; le second comme chrétiens Baptisés et Confirmés (ordonnés) nous sommes porteurs de l’Esprit Saint.

La conclusion de cette réflexion tient dans l’épître d’aujourd’hui : « Que Dieu vous trouve digne de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. » (2Th 1,11)

Père JeanPaul Bouvier


31 octobre 2010

Fort Neuf de Vincennes

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Le sycomore de Zachée

Les enfants aiment beaucoup cette histoire d’un homme obligé à monter dans un arbre pour voir Jésus à cause de sa petite taille ; ils s’identifient facilement à cet homme, eux qui sont petits et qui ont du mal à voir ce qui se passe, malgré leur curiosité naturelle, parce que des adultes leur cachent la vue.

A côté de l’anecdote, l’évangéliste ajoute que Zachée ne grimpe pas sur n’importe quel arbre, mais il précise ‘sur un sycomore’, seule apparition de cet arbre dans toute la Bible ! Le sycomore est un arbre de la famille du figuier mais dont les fruits ne mûrissent que s’ils ont été piqués. Il y a une grande symbolique derrière ce détail apparemment anodin : le figuier représente dans la Bible soit le peuple d’Israël, soit les Ecritures ; Zachée escalade un arbre qui en est voisin mais dont les fruits ne mûrissent pas, autrement dit, il connaît les Ecritures mais ne peut pas en profiter faute d’explications.

La rencontre avec le Christ change complètement son existence, saint Luc écrit qu’il le reçoit avec joie, non pas avec fierté ou orgueil ce qui aurait été justifié par sa position d’homme riche ; l’homme pour qui les Ecritures étaient stériles en perçoit à travers la Personne de Jésus tout le sens spirituel et immédiatement les fruits de l’arbre mûrissent et l’homme proclame et vit l’amour de Dieu pour l’humanité.

Maintenant, nous avons des guides sûrs pour nous nourrir des Ecritures ; il ne s’agit pas de vouloir les comprendre mais simplement de chercher à y voir Jésus et pour cela savoir monter dans l’arbre, c'est-à-dire de façon métaphorique avancer dans la lecture et la méditation de la Parole de Dieu pour que la Deuxième Personne de la Trinité nous dise : « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi. » et que nous soyons entraînés à sa suite dans une perception sans intermédiaire de la Bible.

La lecture de l’Ancien Testament paraît quelquefois accessoire aux chrétiens qui prétendent que tout est dans les évangiles ; nous sommes comme les compagnons d’Emmaüs : « Il leur dit : ‘O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ?’ Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. » (Luc 24,25-27)

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique du Fort Neuf de Vincennes


3 novembre 2013

Secteur Vermandois

n° 688

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Choix de Dieu

Il y avait une grande foule autour de Jésus, ils étaient venus voir cet homme qui était précédé de sa renommée de prophète et de rabbi. Tous auraient sans doute désiré ardemment que Jésus ‘vienne demeurer chez eux’ mais il lève les yeux vers ce petit homme perché dans un arbre, un pécheur connu de toute la ville, pour lui dire : « Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » (v. 5) Scandale ! « Il est allé loger chez un pécheur ! » (v. 7) N’aurait-il pas dû aller chez le chef du village, ou chez le rabbin, ou au moins chez un homme juste ?

Connaissant l’Ecriture, les témoins de ce choix de Jésus auraient pu le rapprocher d’autres choix de Dieu qui prenaient les contemporains à contrepied :

  • -Choix de Noé, pour avertir les hommes du déluge et qui n’est pas cru (cf. Genèse 5-8)
  • :
  • Choix de Loth, seul homme juste de Sodome (cf. Genèse 19)
  • Choix de Samuel, enfant et serviteur du grand prêtre de Jérusalem (cf. 1Samuel 3)
  • Choix de convertir une ville païenne avec Jonas (cf. Jonas 1)
  • Choix d’Amos, simple berger envoyé prophétiser (cf. Amos 7,13-17)
  • Etc…

De nos jours encore, le choix de Dieu surprend et va à l’encontre de ce que les hommes attendent, l’inspiration du choix d’un évêque polonais comme pape après quatre siècles et demi d’évêques italiens en est un excellent exemple.

L’anecdote avec Zachée est un avertissement : le Seigneur nous emmène là où nous ne penserions pas aller, si nous acceptons sa proposition, comme Zachée le fait avec joie et empressement, notre vie changera radicalement dans le sens propre du mot conversion, changement d’une chose en une autre. C’est aussi un appel à la vigilance, le collecteur d’impôts ne s’attendait pas à une telle proposition, il ne venait qu’en curieux voir cette célébrité.

L’histoire de Zachée est aussi la nôtre, nous qui venons rencontrer le Seigneur – quelquefois par simple habitude –dans les célébrations, nous devons nous attendre à ce qu’il nous interpelle et qu’il vienne demeurer chez nous. Jésus ne demande rien à Zachée mais la rencontre avec le Fils du Père ne peut laisser indifférent et c’est Zachée lui-même qui propose et réalise ce que le Seigneur attend de lui.

Une rencontre vraie avec le Christ entraîne un changement de vie pour être davantage saisi par l’Amour de Dieu et vouloir vivre pleinement ses commandements : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Matthieu 22,37-40)

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


30 octobre 2016

Paroisses Nersle & Athies

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n°901


Il reçut Jésus avec joie

Le pape François commence l’exhortation apostolique ‘Evangelii Gaudium’ par ces mots : « La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. » (n°1) La joie de Zachée est de recevoir cet homme dont tout le monde parle et écoute les prédications ; il y a sans doute beaucoup de fierté d’avoir été choisi pour que le ‘rabbi’ vienne loger chez lui, d’avoir été distingué parmi toute cette foule.

La fierté cède rapidement la place à la conversion, Zachée fait partie de ‘ceux qui rencontrent Jésus’ et cela change sa vision du monde. L’homme est appelé à mieux qu’une réussite matérielle, l’argent qu’il amasse ne saurait lui donner satisfaction. Partant de cette constatation, Zachée est convaincu de ne plus considérer ses contemporains comme une source de profit dont il peut user et abuser mais comme d’autres hommes qu’il doit respecter et aider.

Le Christ ne demande rien à Zachée, c’est lui-même qui va décider des moyens qu’il doit prendre pour suivre le chemin vers Dieu qui vient de s’ouvrir devant lui. Il ne parle pas de quitter son travail de collecteur d’impôts mais de l’exercer équitablement, peut-être a-t-il en mémoire la prédication de Jean-Baptiste : « Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : ‘Maître, que devons-nous faire ?’ Il leur répondit : ‘N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé.’ » (Luc 3,12-13)

Une vraie rencontre avec Dieu le Fils provoque toujours un changement intérieur, cette joie dont parle le pape François : être libéré de l’errance de notre vie et y trouver un sens ; mais nous restons ce que nous sommes, c’est à nous de choisir comment cette rencontre va s’appliquer avec les moyens matériels, physiques, intellectuels qui nous ont été donnés.

Zachée est monté sur un sycomore, c'est-à-dire un figuier stérile. Le figuier est traditionnellement un symbole de la Parole de Dieu, il est stérile parce que Zachée ne mettait pas en pratique cette Parole alors qu’il la connaissait.

De même, nous entendons la Parole de Dieu de façon distraite, comme des textes de morale ou comme des apologues mais pas comme des écrits vivants dans lesquels Jésus nous crie : « aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Loin de le recevoir avec joie, nous préférons rester à une lecture superficielle qui ne nous touche pas directement. Dans ces conditions nous n’entendrons pas le Christ dire : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison ».

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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