31ème dimanche du Temps Ordinaire
Année A - saint Matthieu

Malachie 1,14b-2,10
Psaume 130
Thessaloniciens 2,7b-9.13
Matthieu 23,1-12

1

Forces Armées de Guyane

3 novembre 2002

Apparences

2

Bosnie Herzégovine

30 octobre 2005

Le sens du service

3

Brigade Franco-Allemande

2 novembre 2008

Les fins dernières de l'homme (Joseph Ratzinger)

4

Fort Neuf de Vincennes

30 octobre 2011

Etre remarqué

5

Secteur Vermandois

2 novembre 2014

 

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3 novembre 2002

Forces Armées de Guyane

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Apparences

Les personnes qui nous entourent nous font souvent le reproche d’avoir une double vie, une bien pieuse à la messe et l’autre peu chrétienne dans le quotidien. Elles en profitent pour justifier leur absence le dimanche, en précisant qu’ils ont une vie plus conforme à l’Evangile que ‘certains’ qui vont à la réunion dominicale.

La foi catholique insiste beaucoup sur le fait que l’homme est pécheur, et que s’il attendait d’être le plus parfait possible avant de s’approcher des Sacrements, il ne les recevrait que sur son lit de mort – et encore.

L’épître de saint Jacques nous invite à montrer notre foi par les œuvres (cf. Jc 2,18) mais l’Evangile nous invite aussi à la modestie et à ce que « la main gauche ignore ce que fait la main droite » (Mt 6,3) Il est vrai que les œuvres montrent la foi, mais les œuvres sont souvent secrètes et la personne que je vais juger sévèrement et de façon péremptoire parce que son attitude dans la vie courante ne correspond pas à ce que je pense de l’Evangile, est une personne qui agit dans le secret, prenant chez elle des personnes pour les alphabétiser ou les catéchiser, pensant aux personnes isolées et n’hésitant pas à les aider. Cela ne se voit pas mais est réellement dans l’esprit de l’Evangile.

L’extrait de l’évangile de Matthieu qui nous est proposé ce dimanche nous invite à suivre la loi, même si ceux qui l’enseignent ne la suivent pas eux-mêmes. Ce n’est pas parce que le prêtre ou ceux qui composent la communauté ne me plaisent pas que je ne dois pas aller à la messe. En fait, ce serait me punir moi-même : sous prétexte que je n’y trouve pas ce que je cherche, je me prive d’un don de Dieu qui me permettrait de mieux chercher ce que je peux y trouver.

Chaque Sacrement valide me donne l’Esprit Saint pour une mission particulière, la communion et l’écoute de la Parole de Dieu dans la célébration du sacrifice du Christ me donne la nourriture nécessaire pour que ma foi – et donc mes œuvres – grandisse. Ce n’est pas la sainteté des participants qui fait la validité de la messe et de la communion, c’est un don gratuit de Dieu : il se donne à moi et j’irai le refuser parce que le contexte humain ne me convient pas ! Dieu se contente bien de ce contexte humain pour s’y rendre présent sous la forme de son Corps et de son Sang et moi, je ne m’en satisferais pas ?

Plutôt que de juger tel ou tel, regardons-les avec l’œil du Christ et souvenons-nous de la phrase terrible qu’il a prononcée un jour « Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! » (Jn 8,7) cela nous ramènera à une meilleure vision de l’image de Dieu qui a été créée (cf. Gn 1,26ss)

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique des Forces Armées en Guyane

30 octobre 2005

Bosnie Herzégovine

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Le sens du service

« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. »

Nos contemporains jugent facilement que le service est le contraire du pouvoir et de la puissance. Ils estiment que servir les autres les met en position d’infériorité et qu’il vaut mieux être le maître plutôt que le serviteur.

L’Evangile prend cette conception à contre-pied. A sa suite l’Eglise surprend le monde entier par son organisation interne composée de ministres ce qui, étymologiquement, signifie serviteurs.

Souvent, des personnes me posent la question de savoir comment je pourrais être promu, quels sont les diplômes nécessaires pour devenir évêque, cardinal ou pape ; s’il y a une campagne électorale ou des visites comme pour entrer à l’Académie Française. Ils ne voient dans l’Eglise qu’une société humaine alors qu’elle est beaucoup plus que cela.

L’Eglise choisit parmi les hommes qui se sentent appelés par Dieu à se mettre à son service et après un discernement, elle en ordonne quelques-uns uns. Certains seront diacres c’est à dire au service de la charité de l’Eglise et de la gestion de la communauté à laquelle ils seront envoyés, dans ce but, ils célèbrent habituellement les Sacrements du Baptême et du Mariage ; parmi les diacres, l’Eglise choisit des hommes pour les ordonner prêtres c’est à dire délégués par l’évêque pour réunir la communauté et présider au nom du Christ les Sacrements qui font grandir les chrétiens, c’est à dire l’Eucharistie, le Sacrement de la Réconciliation, et le Sacrement des malades. Parmi les prêtres, l’Eglise discerne ceux qui seront évêques, c’est à dire au service de la conduite et de l’enseignement de la communauté locale dont ils sont seuls responsables devant Dieu, c’est lui qui appelle les hommes dont son diocèse a besoin et les ordonne diacres ou prêtres, c’est lui aussi qui confirme par l’onction le don de Dieu qui est fait au Baptême.

Parmi les évêques, l’évêque de Rome a un service particulier : s’assurer que tous les évêques du monde professent la foi catholique, sans interférer dans la direction spirituelle de leurs diocèses. Il choisit aussi des personnes susceptibles de l’aider dans sa charge de pasteur universel de l’Eglise : ce sont les cardinaux (qui ne sont pas forcément ordonnés) Les cardinaux qui ont été ordonnés prêtres élisent le successeur en cas de décès du Pape.

Il ne s’agit donc pas d’une hiérarchie dans le sens public mais d’hommes qui assurent un service dans l’Eglise, service qui peut être changé par l’Eglise en fonction de ses besoins.

Tout chrétien se met au service de l’Eglise, à l’endroit où il se trouve quelle que soit sa situation dans le monde, il reçoit une grâce particulière pour remplir son devoir d’état en tant que chrétien. Il s’agit d’agir en conscience. La prière nous permet de remplir pleinement notre devoir de chrétien dans la société où nous nous trouvons.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Militaire Catholique en Bosnie Herzégovine

2 novembre 2008

Brigade Franco-Allemande

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Commémoration des fidèles défunts

Les fins dernières de l'homme

Le fait que cette résurrection est attendue pour le « dernier jour », pour la fin des temps, et dans la communion de tous les hommes, indique le caractère solidaire de l’immortalité humaine ; celle- ci se réfère à l’ensemble de l’humanité, l’individu ayant vécu, et arrivant donc à sa béatitude ou à sa perte, en dépendance de la totalité, avec elle et ordonné à elle. Ce n’est là au fond qu’une conséquence naturelle du caractère propre de l’idée biblique d’immortalité qui voit l’homme dans sa totalité. Pour la pensée grecque, le corps et donc aussi l’histoire restent extérieur à l’âme ; celle-ci peut exister séparément et n’a pas besoin pour cela d’un autre être. Au contraire pour l’homme conçu comme unité, la solidarité avec les autres est quelque chose de constitutif ; si c’est lui qui doit continuer à vivre, cette dimension ne saurait manquer. Ainsi apparaît résolue, par un retour à la pensée biblique, la question souvent débattue de la possibilité de la communion des hommes entre eux après la mort ; cette question ne pouvait, en fin de compte, se poser que par la suite d’une prépondérance de l’élément grec au point de départ de la réflexion : là où l’on croit à la « communion des saints », l’idée de l’anima separata (de l’âme séparée dont parle la scolastique) se trouve finalement dépassée.

Ces idées ne pouvaient recevoir toute leur ampleur qu’à travers la réalisation concrète de l’espérance biblique dans le Nouveau Testament ; l’Ancien Testament, en effet, laisse en fin de compte le problème de l’avenir de l’homme en suspens. Ce n’est qu’avec le Christ -  l’homme qui est un avec le Père, l’homme grâce à qui l’être de l’homme est entré dans l’éternité de Dieu – que l’avenir de l’homme apparaît définitivement ouvert. C’est seulement en lui, le « second Adam » que la question de l’homme lui-même trouve une réponse.

Joseph Ratzinger
In Foi chrétienne – hier et aujourd’hui (1968)

30 octobre 2011

Fort Neuf de Vincennes

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Etre remarqué !

A plusieurs reprises, Jésus reproche l’ostentation des moments religieux, ceux qui se prient au croisement des chemins pour être bien vus de leurs concitoyens (cf. Matthieu 6,5-6) ; les riches qui viennent en grandes pompes déposer de leur superflu dans le trésor du Temple (cf. Luc 21) ; ceux qui corrigent les défauts de leurs frères sans voir les leurs qui sont plus importants (cf. Luc 6,41-42) A chaque fois, Jésus leur rappelle que ce n’est pas le fait d’être vu des hommes qui est important mais que ce qu’ils ont dans leur cœur soit vu de Dieu.

Rien n’a changé depuis l’époque où Jésus parcourait la Palestine, aujourd’hui encore chacun d’entre nous aime être remarqué et – d’une certaine façon – que sa piété soit admirée, quitte à en ‘rajouter’ un peu.

Cela ne signifie pas qu’il faille absolument cacher ses dévotions pour être chrétien, si c’était le cas toute évangélisation serait impossible ; mais Jésus nous invite à davantage d’objectivité en mesurant nos qualités avec la même sévérité que nous jugeons les qualités de nos frères et sœurs. Ne pas se parer de titres prestigieux s’ils ne correspondent pas à une réalité vécue :

  • Ne pas se faire appeler Père (avec une majuscule) s’identifiant ainsi au Père céleste, mais un enfant a tout à fait le droit – le devoir – d’appeler celui qui lui a donné la vie et/ou qui l’a élevé de ce nom ;
  • Ne pas se faire appeler Maître car les hommes et femmes que nous côtoyons ne sont pas nos esclaves mais des frères et sœurs à aimer et, si nous avons une responsabilité sur eux c’est un service et non un pouvoir ;
  • Ne pas se faire appeler ‘Rabbi’ (enseignants) car ce que nous transmettons avec les moyens qui nous sont donnés ne vient pas de nous mais de la révélation : « La Parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous » (Thessaloniciens 9,13)

En s’adressant à disciples, Jésus leur propose un examen de conscience sur leur vie quotidienne et sur leur façon de concrétiser la Bonne Nouvelle qu’il leur annonce.

A travers les siècles, le Fils Unique du Père s’adresse aussi à nous et nous invite à considérer notre relation aux autres.

« Vous m'appelez "Maître" et "Seigneur", et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous. » (Jean 13,13-15)

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes

2 novembre 2014

Secteur Vermandois

n°781

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Commémoration des fidèles défunts
Messe Télévisée à Péronne

Commémorer

Littéralement, ce verbe signifie ‘se souvenir ensemble’ et dans ces années de centenaire de la ‘Grande Guerre’ (mais comment une guerre peut-elle être grande ?) il y aura un grand nombre de rassemblements pour se souvenir des batailles meurtrières d’il y a cent ans.

La commémoration des fidèles défunts proposée par l’Eglise Catholique au lendemain de la Toussaint n’est pas de cet ordre-là. Bien sûr c’est un jour de tristesse parce que nous pensons à l’absence physique de toutes ces personnes que nous avons aimées et qui nous manquent ; mais nous devons nous rappeler les paroles de saint Paul : « Il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres qui n’ont pas d’espérance. » (1Thessaloniciens 4,13b) Il ne dit pas qu’il ne faut pas être abattu, mais ne pas être abattu comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Etre abattu par la mort de quelqu’un de proche est humain, la foi chrétienne dans la résurrection n’est pas un baume à mettre sur une plaie pour ne plus avoir mal, elle est bien plus que cela : elle permet à chacun d’avoir la force de vivre avec l’épreuve de la séparation physique sans la minimiser.

La peine que nous ressentons ne doit pas faire oublier que cette absence n’est que physique, nous savons que ceux qui nous précèdent dans le Royaume ne nous abandonnent pas : ils continuent à être spirituellement avec nous, par la prière commune que nous faisons et nous nous souvenons ensemble, avec eux, de la Bonne Nouvelle annoncée dans l’attente de nous retrouver : « Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1Thessaloniciens 4,14) La communion des saints que nous professons est le rassemblement de tous, vivants et morts, ensemble avec le Seigneur.

Ainsi nous avons la conviction qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la résurrection pour être avec ceux qui nous ont précédés et avec le Seigneur : nous y sommes dès maintenant dans la foi. Dans la liturgie de la messe, nous ‘faisons mémoire’ des défunts, ce qui est au-delà du simple souvenir et, par cette expression, nous les rendons présents avec nous au Saint Sacrifice. Ils sont éternellement en présence de l’Agneau immolé (cf. Apocalypse 5) nous sommes devant la présence réelle du Christ offert pour nos péchés.

La commémoration des fidèles défunts n’est pas un jour de deuil mais un jour de communion entre l’Eglise céleste et l’Eglise terrestre unies dans le même amour et la même réalité. « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » (Luc 10,20)

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois

Diocèse de Paris

  1. saint Michel des Batignolles
  2. saint Vincent de Paul
  3. saint Charles de Monceau

Diocèse aux Armées

  1. C.E.N. de Mururoa
  2. Lycée Militaire d'Autun
  3. Forces Armées de Guyane
  4. Garnison d'Angers et OPEX
  5. Brigade franco-Allemande
  6. Fort Neuf de Vincennes

Diocèse d'Amiens

  1. Secteur Vermandois
    • saint Jean-Baptiste
    • saint Joseph
    • Notre Dame de Moyenpont


Année A

  1. Temps de l'Avent
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