30ème dimanche du
Temps Ordinaire
Année "C" saint Luc

1

Saint Charles de Monceau

29 octobre 1995

S'approcher de Dieu

2

Forces Armées de Guyane

28 octobre 2001

Les difficultés de saint Paul

3

Brigade Franco-Allemande

28 octobre 2007

Prends pitié de moi, pécheur

4

Fort Neuf de Vincennes

24 octobre 2010

Janus

5

Secteur Vermandois

27 octobre 2013

Comme les autres hommes

6

Athies & Nesle

23 octobre 2016

 

Siracide 35,12-18
Psaume 33
2Timothée 4 : 6-18
Luc 18,9-14

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29 octobre 1995

Saint Charles de Monceau

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S'approcher de Dieu

La parabole que le Christ raconte à ces contemporains, le Pharisien et le Publicain, et la proximité de la fête de la Toussaint nous invitent à méditer sur notre intimité avec Dieu.

Le Pharisien est proche physiquement, il s'est avancé jusqu'au Temple, il est debout, et il démontre à Dieu qu'il est un homme bien. Ce que Dieu savait déjà... Il n'attend rien de Dieu, ses oeuvres sont "parfaites" Dieu n'a rien à ajouter.

Le Publicain est loin corporellement, il se tient à distance, il n'ose pas lever les yeux vers le Temple, vers la présence de Dieu. En regardant sa vie, il constate qu'elle est éloignée de Dieu, mais il attend que Dieu le prenne par la main pour l'amener jusqu'à lui.

Ainsi en est-il de la Sainteté. Seul Dieu est Saint, au superlatif, comme nous le chantons dans le Sanctus. Nous-mêmes sommes appelés à être saints, à être parfaits comme le Père céleste est parfait nous dit Jésus, le Fils. Mais s'approcher de Dieu n'est pas une question de localisation géographique, c'est une disposition du coeur. Je ne pourrais jamais tracer le chemin qui conduit au Père, mais le Fils est le chemin. Je ne pourrais jamais entrer dans le Royaume, mais le Fils est la porte. Je ne pourrais vaincre la mort, mais le Fils est la vie.

Tous ceux que l'Eglise nous propose comme des exemples de personnes acceptant que Dieu les accompagne dans leur vie ont compris que leurs actions ne pouvaient prendre un sens que dans la mesure où elles étaient faites avec le Fils pour être dirigées vers le Père dans l'Esprit. Toutes ces personnes sont allées loin sur le chemin qui conduit à l'humain, image de Dieu, grâce à la conjonction de leur volonté et de la volonté de Dieu.

Ce ne sont pas des "modèles" à suivre mais des exemples, comme une règle de grammaire peut nous donner des exemples d'application, en sous-entendant toutes les autres applications possibles. Il n'y a pas un moule dans lequel il suffirait de se mettre pour être saints. Chacun d'entre nous, avec la grâce de l'Esprit, doit vivre sa vie d'homme ou de femme dans le monde où il se trouve, pleinement.

Dieu a voulu l'homme parfait en communion avec lui. "Il a envoyé son propre Fils pour que nous soyons en paix avec lui et entre nous" (Deuxième prière eucharistique pour la réconciliation). Il nous a ainsi montré que l'homme est inestimable et que la sainteté est l'aboutissement du chemin de l'humanité. Encore faut-il que nous acceptions d'aller jusqu'au bout et que nous ne nous arrêtions pas lorsque nous estimons que nous sommes allés assez loin.

Père JeanPaul Bouvier
Vicaire à saint Charles de Monceau


28 octobre 2001

Forces Armées de Guyane

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Les difficultés de saint Paul

Dans son épître à Timothée, saint Paul fait une allusion aux difficultés du début de son ministère. Dans la première partie de sa vie, Saul avait été un jeune élève du rabbin Gamaliel, personnage connu, influent et docteur de la Loi : un notable dans Jérusalem faisant partie du sénat juif, le Sanhédrin (cf. Ac 5,34), ses décisions et argumentations avaient une grande autorité. Saint Paul, face aux juifs qui l'accusent de transformer la Loi se targuera de cette éducation (cf. Ac 22,3)

Lorsque Etienne - premier martyr chrétien - est lapidé (Ac 7,55-60), Saul, trop jeune semble-t-il pour y participer, garde les vêtements de ceux qui exécutent le disciple.

Avec la formation de Gamaliel et son zèle contre les chrétiens, Saul n'a aucun mal à convaincre les prêtres du Temple de lui donner des lettres de créance pour aller persécuter les chrétiens à Damas (cf. Ac 9,2)

Et c'est la révélation sur le chemin de Damas, la conversion et son Baptême par Ananie (cf. Ac 9,1-22)

Amené à Jérusalem par Barnabé, Paul se met à prêcher ouvertement l'Evangile de Jésus Christ devant ceux-là mêmes qui l'ont connu et envoyé pour exterminer la foi en Jésus qui est considérée comme une hérésie juive et il échappe de justesse à des attentats (cf. Ac 9,24. Devant ces troubles, les Apôtres ont peur et l'envoient à Tarse son pays d'origine, sans doute ont-ils aussi un peu méfiants vis à vis de cette conversion suspecte.

Ce n'est qu'après quelques années d'exil que Paul va ressortir de Tarse. C'est encore Barnabé, celui qui l'avait amené aux Apôtres qui va le chercher parce qu'on a besoin de quelqu'un parlant parfaitement le grec pour continuer la conversion des habitants d'Antioche, et Paul pendant ces années a pu faire la preuve que sa conversion n'était pas un piège, mais bien l'œuvre du Seigneur.

Cela explique l'amertume avec laquelle il fait cette allusion à Timothée pour le réconforter et lui montrer que les œuvres de Dieu ne sont pas toujours reconnues par ceux qui en bénéficient. Mais il ajoute immédiatement que s'il n'a pas oublié, il a pardonné leur méfiance aux Apôtres. Comme le Christ sur la Croix, comme Etienne sus les pierres, il demande à Dieu de ne pas leur en tenir rigueur.

La pointe que nous pouvons tirer de cet extrait pour notre vie quotidienne prend un aspect double : si une mission m'est réellement confiée par le Seigneur, tôt ou tard j'obtiendrai les moyens de la mener à bon terme et dans cette mission, si je suis en communion avec Dieu, il y aura certainement des gens qui auront peur de ce que je peux faire. Que je demande, moi aussi, au Seigneur de ne pas leur en tenir rigueur.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique des Forces Armées en Guyane


28 octobre 2007

Brigade Franco-Allemande

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Prends pitié de moi pécheur

Il est facile d’opposer le Pharisien et le Publicain dont l’évangile nous montre des caricatures. Il est tout aussi facile de voir dans le premier tel ou tel de ses voisins. Par contre, il est plus difficile d’accepter de prendre l’attitude du second.

En considérant le Pharisien, l’ironie dont use Jésus semble injuste car c’est un homme bien qui se présente au Temple, respectueux de tous les préceptes qui lui ont été donnés. La seule chose qui dénote est la comparaison qu’il établit entre lui et les autres hommes qu’il méprise. A l’entendre, il serait le seul pieux du monde entier. Son comportement montre qu’en fait il n’a pas besoin de Dieu : sa façon de vivre suffit, il n’attend qu’une juste rétribution de ses efforts.

Le Publicain, au contraire, n’étale rien ni ses fautes, ni ses qualités ; il s’en remet à l’amour de Dieu. Il ne se dévalorise pas en demandant au Seigneur de prendre pitié du pécheur. Depuis le prophète Ezéchiel Dieu ne cesse d’affirmer par sa Parole qu’il ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion (cf. Ezéchiel 33,11) Cet homme ressent l’exigence de mettre Dieu au centre de sa vie, non dans un esprit de rétribution mais pour être heureux et en paix dès cette vie.

Le passage au Temple n’apporte rien au premier, par contre le second en retire l’élan nécessaire pour mieux vivre.

L’évangile nous relance – une fois de plus – sur notre propre vie, et tout particulièrement sur notre présence dans une église le dimanche. Qu’en retirons-nous ? La satisfaction du ‘devoir accompli’ ou bien une rencontre avec notre Dieu, Père, Fils et Esprit aussi réelle que la présence du Corps et du Sang du Fils Unique de Dieu sur l’autel ?

Le ‘Confiteor’ dit au début de la messe suivi par les trois invocations au Christ (ou une formule équivalente proposée par le missel) est-il vécu comme une mise à nu devant le Père ou bien comme une récitation obligée ?

Parodiant J.F. Kennedy à Berlin nous pourrions tous dire « Ich bin ein Zöllner »

Père JeanPaul Bouvier


24 octobre 2010

Fort Neuf de Vincennes

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Janus

Tout le monde connaît ces représentations mythologiques du dieu à deux visages, l’un tourné vers l’arrière, le passé, l’autre tourné vers l’avant, l’avenir. Ils symbolisent également les passages : de l’intérieur à l’extérieur de la ville ou de la maison, de la paix à la guerre, du monde des hommes à celui des dieux.

Ainsi en est-il de la parabole du Pharisien et du Publicain qui est proposée en ce dimanche, ces deux personnages qui peuvent nous paraître totalement opposés ne sont en fait que les deux facettes de l’humanité. Tout homme ou toute femme passe alternativement du Pharisien qui n’a pas ‘besoin’ de devenir juste au Publicain qui met sa confiance dans l’amour du Père et dans l’intercession du Fils.

Jésus déplore que le soliloque du Pharisien ne soit qu’étalage de ses ‘bonnes actions’ sans faire le point sur sa vie de relation avec Dieu : il ne fait qu’obéir à la Loi sans états d’âme, il pense avoir accompli tout ce qu’il doit faire pour être un ‘bon’ croyant, mais il n’attend pas d’autre réponse que l’estime de ses contemporains et parallèlement il méprise celui qui n’agit pas comme lui. En d’autres termes, il démontre à Dieu combien il est juste.

Le Publicain ne se réfugie pas dans la Loi ; il aurait pu se contenter de donner le sacrifice qui est prescrit pour les péchés et de s’en aller conscient d’avoir fait ce qui devait être fait, sûr d’être pardonné. Au contraire, il se tourne vers Celui qui a donné la Loi ; peut-être a-t-il dans l’esprit le prophète Osée : « Car c'est l'amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes. » (Osée 6,6) ou le Psaume 50 : « Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice; un holocauste, tu n'en veux pas. Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé; d'un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n'as point de mépris. » (Psaume 50,17-18)

Toutes nos actions ne sont pas peccamineuses mais aucune n’est parfaitement dans l’esprit de l’Evangile. Nous avons donc besoin de ces deux passages : savoir apprécier le bien que nous faisons, sans forfanterie mais à sa juste valeur, et également reconnaître que, dans le même temps, nous sommes des pécheurs pardonnés et sauvés par le Sacrifice du Fils.

Notre vie spirituelle oscille continuellement de la louange, l’action de grâce et la prière de remerciement à la prière de supplication et de contrition. Cette parabole nous demande d’éviter de tomber dans la vantardise, suivant le conseil que Jésus donne à ses Apôtres : « Ainsi de vous; lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites: Nous sommes de simples serviteurs; nous avons fait ce que nous devions faire." » (Luc 17,10)

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique du Fort Neuf de Vincennes


27 octobre 2013

Secteur Vermandois

n° 685

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Comme les autres hommes

Nul doute que ce pharisien pense être un bon juif : il obéit à toutes les lois prescrites dans les livres attribués à Moïse et il ne voit pas ce qu’il pourrait faire de mieux pour bien considéré par Dieu. Pourtant il ‘se tenait là et priait en lui-même’ ; il se place ostensiblement dans le Temple mais il n’est pas en présence de Dieu car il n’y a que sa personne qui compte : il n’attend rien de Dieu, l’action de grâce qu’il exprime n’est qu’une occasion de se montrer combien il est parfait, il s’adore lui-même.

Il se flatte avec complaisance et suffisance en soulignant qu’il ‘jeûne deux fois par semaine’ mais il oublie les paroles du Seigneur rapportées par le prophète : « Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug ; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu, couvre le, Et ne te détourne pas de ton semblable. » (Isaïe 58,6-7) Le jeûne n’est pas autosuffisant s’il n’est entouré d’une attitude d’esprit et de charité, le véritable jeûne aimé de Dieu n’est pas qu’une privation de nourriture.

« Je verse le dixième de tout ce que je gagne. » Jésus témoin des dons qui étaient faits au trésor du Temple remarque la droiture de ces offrandes : « Cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ; car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Marc 12,43-44) La dîme des revenus de ce pharisien semble être prise de son superflu, son geste est source de vantardise et de satisfaction personnelle : il montre aux témoins de ses largesses et il se montre à lui-même qu’il a les moyens de verser le dixième de ses gains.

« Je ne suis pas comme les autres hommes. » Le pharisien ne dénonce les travers de ses contemporains que par rapport à ce qu’il estime être ses propres qualités. Dans ses exhortations Jésus remet sévèrement ce genre de personnes à leur place : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Luc 6,41) et aussi : « Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés. » (Matthieu 7,1)

L’analyse du comportement de ce pharisien nous invite à nous poser des questions sur notre propre relation à notre Dieu, Père, Fils et Esprit.

« Il se tenait là et priait en lui-même. » La participation aux Sacrements – en particulier à l’Eucharistie – est souvent détachée de la présence de Dieu, la communion n’est pas entourée du respect et de l’adoration qui lui sont dus ; distribuée et reçue à la sauvette, elle n’apparaît pas comme le Corps du Christ livré pour nos péchés ni même comme la nourriture nécessaire à l’épanouissement de notre foi.

« Je verse le dixième de tout ce que je gagne. » La contribution financière des fidèles est nécessaire pour l’Eglise afin qu’elle puisse remplir les devoirs que lui demande l’exercice de la ‘charité dans la vérité’ Nous donnons moins que le dixième de notre superflu mais toute participation est faite en conscience et non pas pour se vanter de ce qui est donné.

« Je ne suis pas comme les autres hommes. » Chaque personne a une tendance naturelle à s’estimer supérieure aux autres, mais le chrétien est appelé à regarder son prochain avec le regard du Christ, sans juger mais aussi sans approuver n’importe quelle action : « Va et désormais ne pèche plus » (Jean 8,11)

Le pharisien de cette parabole est un reflet de ce que nous sommes face à Dieu, souvent satisfaits de nous-mêmes et de notre façon de vivre l’Evangile, sans chercher à progresser, sans demander l’Esprit Saint indispensable pour diriger notre vie chrétienne. La méditation de ce passage nous aide à reprendre pied pour aller vers la sainteté.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


23 octobre 2016

Paroisses Nersle & Athies

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n°900


Etre ou paraître

Combien d’auditeurs de Jésus se sont reconnus dans cette parabole ? Et combien se reconnaissent aujourd’hui ? Bien sûr ces personnages sont caricaturaux : entre un pharisien complètement infatué de lui-même et un publicain manifestant une parfaite contrition l’auditeur n’est pas dupe, il se rend compte que le Christ charge le trait pour faire réagir.

Le pharisien vantard se considère comme supérieur aux ‘autres hommes’ parce qu’il applique la Loi à la lettre mais il ne discerne pas l’esprit de ces textes législatifs. Le mépris qu’il manifeste envers ses contemporains est une offense envers Dieu : le respect de l’autre et de ses possessions figure largement dans les ‘Dix Commandements’ que Dieu a donné à Moïse. Par sa diatribe intérieure dans le Temple de Jérusalem, il fait de l’autosatisfaction, il n’a rien à demander à Dieu puisqu’il a et qu’il fait déjà tout ce qu’il faut. Il n’oublie pas de rendre grâce à Dieu, mais son remerciement ne sert qu’à se mettre lui-même en valeur.

En opposition, le publicain ne cherche pas à se comparer ou à se disculper : il se tient devant Dieu tel qu’il est : un pécheur. Il sait qu’il ne pourra pas sortir seul de cet état, il a besoin de l’aide du Seigneur pour avoir la force de se relever et de changer de vie. Redescendant dans sa maison, il est devenu juste, c'est-à-dire que ses péchés ont été pardonnés, il lui reste à prendre les moyens pour profiter de la force que le Seigneur a mise en lui afin de partir sur de nouvelles bases.

Cette parabole est « à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres » (v.9) Ces hommes ne sont pas que les contemporains de Jésus ; ils existent dans toutes les époques. Aujourd’hui encore de telles personnes vivent autour de nous – mais pas nous bien sûr !

La foi ce n’est pas être convaincu d’être juste, c’est croire que nous sommes aimés du Père, que le Fils est venu vaincre la mort pour nous montrer que la vie de l’homme mène à la Gloire du Père par l’Esprit : « Mais maintenant, nous avons été dégagés de la Loi, étant morts à ce qui nous entravait ; ainsi, nous pouvons servir d’une façon nouvelle, celle de l’Esprit, et non plus à la façon ancienne, celle de la lettre de la Loi. » (Romains 7,6)

Il y a donc un juste dosage à faire entre les deux personnages présentés par Jésus dans la parabole : comme le pharisien nous devons être fiers des œuvres que l’Esprit nous inspire mais, comme le publicain, avec l’humilité de l’homme pécheur.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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