saint Luc

Immaculée Conception
de la Vierge Marie
8 décembre

Genèse 3,9-15.20
Psaume 97
Ephésiens 1,3-6.11-12
Luc 1,26-38

1

Brigade Franco-Allemande

2004

La Nativité de la Vierge Marie texte apocryphe

2

Secteur Vermandois

2015

Le dogme de l’Immaculée Conception

3

Athies & Nele

2017

Chute et relèvement

4

2018

Comblée de grâces

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8 décembre 2004

Bosnie Herzégovine

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n°238

Extrait du Texte de la Nativité de Marie

Mais, alors qu'il y séjournait depuis un certain temps, un jour où il était seul, un ange du Seigneur lui apparut dans une immense lumière. Comme il était troublé devant cette vision, l'ange qui lui était apparu apaisa sa peur en disant : « Ne crains pas, Joachim, ne sois pas troublé par ma vue. Je suis en effet un ange que le Seigneur t'envoie pour t'annoncer que tes prières sont exaucées et que tes aumônes sont montées devant lui. Il a regardé et vu ta pudeur, et il a entendu le reproche de stérilité qui te fut adressé injustement. Car Dieu est le vengeur du péché, non pas de la nature. Aussi, lorsqu'il ferme un sein, il le fait pour l'ouvrir plus miraculeusement ensuite et pour que l'on sache que ce qui naît n'est pas le fruit de la concupiscence, mais un don divin. La première mère de votre nation, Sara, ne fut-elle pas inféconde jusqu'à ses quatre-vingts ans ? Et pourtant, dans une vieillesse avancée, elle a mis au monde un fils, Isaac, à qui avait été promise la bénédiction de toutes les nations. Et Rachel, tellement agréable au Seigneur, tant aimée par saint Jacob, fut elle aussi longtemps stérile, et elle a néanmoins donné naissance à Joseph, non seulement seigneur d'Egypte, mais aussi libérateur de très nombreuses nations menacées par la faim. Qui parmi les chefs fut plus fort que Samson ou plus saint que Samuel ? Et pourtant ils ont eu tous les deux des mères stériles. Si la raison ne te convainc pas de donner foi à mes mots, donne au moins créance aux exemples qui montrent que les conceptions longtemps différées et les naissances stériles sont d'habitude plus miraculeuses. Aussi ta femme Anne enfantera-t-elle pour toi une fille, et tu lui donneras le nom de Marie. Elle sera consacrée au Seigneur dès son enfance, comme vous l'avez promis, et elle sera remplie du Saint-Esprit dès le sein de sa mère. Elle ne mangera ni ne boira rien d'impur, et elle ne vivra pas parmi le peuple, au-dehors, mais dans le Temple du Seigneur, pour qu'on ne puisse rien ni dire ni même soupçonner de méchant à son sujet. Et avec le progrès de l'âge, de même qu'elle naîtra de façon miraculeuse d'une femme stérile, de même, vierge, elle engendrera de façon incomparable le fils du Très-Haut, qui sera appelé Jésus : son nom indique qu'il sera le sauveur de toutes les nations. ? Et voici le signe de ce que je t'annonce : quand tu arriveras à la porte Dorée de Jérusalem, tu rencontreras ta femme Anne, qui, pour l'instant pleine d'inquiétude à cause du retard de ton retour, se réjouira alors à ta vue. » Sur ces mots, l'ange le quitta.

Ensuite, il apparut également à sa femme Anne en disant : « Ne crains pas, Anne, ne pense pas que c'est un fantôme que tu vois. Je suis en effet cet ange qui a présenté vos prières et vos aumônes devant le Seigneur. Et maintenant je suis envoyé vers vous pour vous annoncer qu'il vous naîtra une fille, du nom de Marie, qui sera bénie par-dessus toutes les femmes. Pleine de la grâce du Seigneur dès sa naissance, elle passera les trois années de son allaitement dans la maison paternelle. Ensuite, consacrée au service du Seigneur, elle ne quittera pas le Temple jusqu'à l'âge de raison ; servant là Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière, elle s'abstiendra de tout ce qui est impur. Elle ne connaîtra jamais d'homme, mais seule, sans exemple, sans souillure, sans corruption, sans union avec un homme, vierge elle engendrera un fils, servante elle engendrera le Seigneur, éminente à la fois par son nom et par son œuvre elle engendrera le sauveur du monde. Lève-toi donc et monte à Jérusalem et, quand tu arriveras à la porte que l'on appelle Dorée parce qu'elle est ornée d'or, tu rencontreras là, et ce sera le signe, ton mari pour le salut duquel tu t'inquiètes. Lorsque tout cela se sera donc passé ainsi, sache que ce que je t'annonce va se réaliser indubitablement. »

(Auteur anonyme antérieur au VIIIème siècle)

8 décembre 2014

n°789

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Le dogme de l’Immaculée Conception

« Lorsque nous scrutons, en recherchant avec une dévote considération, les marques insurpassables des mérites grâce auxquels la reine des cieux, la glorieuse Marie mère de Dieu, portée dans les hauteurs du ciel, resplendit parmi les astres comme l'étoile du matin..., nous jugeons qu'il est digne, ou plutôt qu'il est dû, d'inviter tous les fidèles du Christ, pour le pardon et la rémission de leurs péchés, à rendre grâces et louanges au Dieu tout-puissant pour l'admirable conception de la Vierge immaculée. Sa providence, considérant de toute éternité l'humilité de cette Vierge, voulant réconcilier avec son Créateur la nature humaine assujettie à la mort par la chute du premier homme, en a fait la demeure de son Fils unique en la préparant par le Saint Esprit ; d'elle il a pu prendre la chair de notre condition mortelle pour racheter son peuple, cependant qu'elle demeurait vierge après son enfantement. Nous invitons les fidèles à célébrer la messe et les autres offices divins institués à cette fin dans l'Eglise de Dieu et à y assister, pour que, par les mérites et l'intercession de cette même Vierge, ils reçoivent davantage la grâce divine. »

Constitution ‘cum Praeexcelsa’ du pape Sixte IV (24 février 1477)

Ancienne est la piété des fidèles du Christ à l'égard de la bienheureuse Vierge Marie sa mère, qui pensent que son âme, au premier instant de sa création et de son infusion dans le corps, a été, par une grâce et une faveur spéciales de Dieu, en considération des mérites de Jésus-Christ son fils, Rédempteur du genre humain, pleinement préservée intacte de la tache du péché originel, et qui, dans cet esprit, honorent et célèbrent solennellement la fête de sa conception. Leur nombre s'est accru... au point que presque tous les catholiques l'ont adoptée. Nous renouvelons les constitutions et décrets publiés par les Pontifes romains... en faveur de la croyance tenant que l'âme de la bienheureuse Vierge Marie a été, au moment de sa création et de son infusion dans le corps, ornée de la grâce du Saint Esprit et préservée du péché originel.

Bref "Sollicitudo omnium Ecclesiarum" d'Alexandre VII (8 décembre 1661)

Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu'ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

Bulle "ineffabilis Deus" de Pie IX (8 décembre 1854)

Ces trois textes montrent que la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception n’est pas une révélation soudaine que le Seigneur aurait fait au pape Pie IX mais une longue réflexion de la dévotion populaire envers la Vierge Marie dans l’Eglise qui amène progressivement les pontifes à déclarer une pratique séculaire comme étant dogmatique ; c'est-à-dire que toute personne qui professerait une opinion contraire ne peut plus prétendre être catholique.

C’est le signe que l’établissement du dogme catholique n’est pas réservé à des théologiens mais que toute l’Eglise contribue à établir ce dogme par des pratiques dont l’inspiration divine est reconnue.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois

8 déceembre 2017

Paroisses Nesle & Athies

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n° 975

Chute et relèvement

Après avoir mangé le fruit défendu, le premier couple est non seulement séparé de Dieu, par sa désobéissance, mais ils sont aussi séparés entre eux. L’homme avait appelé la femme de son propre nom en le féminisant (IshàIshasha : cf. Genèse 2,24) dans une parfaite communion. Maintenant qu’ils reconnaissent leur altérité, l’homme donne un nom différent à la femme : « Eve (c’est-à-dire : la vivante) » (v.3,20) marquant ainsi une séparation définitive.

L’exclusion du Paradis n’était pas la volonté de Dieu mais la conséquence d’un acte humain. Dieu promet que la descendance vaincra le ‘serpent’ en lui écrasant la tête, c'est-à-dire en refusant la sournoiserie du démon qui déforme la Parole du Seigneur.

Lorsque l’ange Gabriel vient voir Marie, il lui dit : « Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » Pour inaugurer l’ère du pardon, Dieu fait grâce à cette jeune fille, non seulement au moment de l’annonce qui lui est faite par son messager, mais dès avant sa naissance le Seigneur est avec elle comme Il était dans le jardin d’Eden avec le premier couple biblique. Dieu n’a pas besoin de lui dire : ‘Où es-tu Marie ?’, la réponse vient avant la question : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » (v.38)

Marie est davantage qu’une simple jeune fille vierge physiquement, elle est dans l’état où était Eve avant d’avoir écouté la perfidie du diable (celui-qui-divise) c'est-à-dire qu’elle est aussi vierge spirituellement, en pleine communion avec Dieu et toute la Création.

Comme tous les enfants d’Israël, Marie connait les Ecritures aussi comprend-elle tout de suite qu’elle est choisie pour accomplir la prophétie : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). » (Isaïe 7,14) Contrairement au récit de la Genèse, elle fait confiance à la Parole de Dieu comme le constate sa cousine Elisabeth : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Luc 1,45)

Marie est ‘pleine de grâces’ dès avant sa naissance, nous, c’est par le Baptême dans la mort et la Résurrection du Fils que nous sommes graciés par le Père. A l’image de la Vierge Marie, Mère de Dieu, nous sommes appelés à suivre le Christ sur les routes humaines en disant à tous les autres : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » (Jean 4,5)

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la Paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la Paroisse sainte Radegonde d’Athies

8 décembre 2018

Paroisses Nesle & Athies

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n°1045

Comblée de grâces

Le bienheureux pape Pie IX (1792, 1846-1878) définit l’Immaculée Conception de la Vierge Marie dans sa bulle ‘Ineffabilis Deus’ (8 décembre 1854) comme un dogme de l’Eglise catholique, c'est-à-dire une affirmation de foi intangible. Mais avant même d’être déclarée dogmatique, cette compréhension était présente dans l’Eglise, le pape Sixte IV (1414-1471-1484) avait promulgué en 1480 une nouvelle messe pour l’Immaculée Conception, preuve que c’était déjà une dévotion profonde du peuple chrétien. Plus anciennement encore le pape saint Léon le grand (390-440-461) avait écrit contre les hérésies contemporaines : « Une virginité inviolée, qui n'a pas connu la concupiscence, lui[Le Fils] a fourni son corps de chair. De sa mère le Seigneur a pris la nature, non la faute de l'homme. » (Lettre à Flavien de Constantinople – 13 juin 449).

C’est ainsi qu’il faut comprendre la salutation de l’ange Gabriel à Marie : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » (v.28) ; Comblée, c'est-à-dire qu’elle ne pouvait avoir davantage la grâce de la part du Seigneur que cette exemption du péché originel, elle était réellement la nouvelle Eve telle que Dieu l’a créée le sixième jour : à son image (cf. Genèse 1,27) elle pourra alors être celle qui « écrasera la tête » de la tentation selon la promesse que Dieu avait annoncée (cf. Genèse 3,15)

Au contraire de la femme du jardin d’Eden, Marie est respectueuse de la Parole de Dieu. Après avoir écouté l’annonce de l’ange elle accepte sans réserve la mission qui lui est confiée : « Marie dit alors : ‘Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole.’ » (v.38) Toute sa vie elle aura cette relation de confiance : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » (Luc 2,19 cf. aussi Luc 2,51).

Comblée-de-grâce, Marie, dans sa disponibilité et son humilité, reçoit une autre maternité toute aussi virginale que celle annoncée par l’ange, son fils lui donne au moment de mourir celle du ‘disciple que Jésus aimait’ en lui disant : « Femme ! Voici ton fils ! » (cf. Jean 19,26) A travers cette personne, c’est toute l’humanité qui est ainsi remise entre les mains maternelles de Marie.

Ainsi Marie est la mère de l’Eglise : « La Mère de Dieu est le modèle de l'Eglise dans l'ordre de la foi, de la charité et de la parfaite union au Christ. » (Lumen Gentium n°63) et unie à son divin fils, elle intercède pour tout homme et femme auprès de lui.

Pour nous aujourd’hui, rappelons-nous que Jésus en Croix a dit aussi « Voici ta mère ! » au disciple. C’est avec une affection filiale que nous pouvons dire avec confiance : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort ! »

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la Paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la Paroisse sainte Radegonde d’Athies


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