Neuvième semaine sans assemblée
5 ème Semaine de Pâques

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CoVid-19

Les églises peuvent fermer
Nos cœurs restent ouverts

  1. Les Apôtres leur imposèrent les mains
  2. L’Esprit Saint vous enseignera tout
  3. Je vous donne ma Paix
  4. Sans au cun mandat de notre part
  5. Discernement (saint Matthias)
  6. L’Esprit Saint et nous-mêmes

Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie (Jean 14,6)

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5ème dimanche de Pâques
10 mai 2020

Les Apôtres leur imposèrent les mains

La tradition chrétienne voit dans ces sept hommes institués pour le service des frères de langue grecque l’origine du diaconat, un des trois ordres majeurs du Sacrement de l’Ordre. Les sept noms sont grecs et montrent une communauté chrétienne qui s’étend déjà au-delà de Jérusalem.

Après des vicissitudes diverses, cet ordre a été rétabli à titre permanent dans l’Eglise Latine par le Concile Vatican II en 1965 : « Comme la discipline actuellement en vigueur dans l'Eglise latine rend difficile, en plusieurs régions, l'accomplissement extrêmement nécessaire à la vie de l'Eglise, le diaconat pourra, dans l'avenir, être rétabli en tant que degré propre et permanent de la hiérarchie. » (Lumen Gentium n°29) Entre le XIIème et le XXème siècle, le diaconat n’était conçu que comme un passage obligé vers le presbytérat : tous les prêtres ont été ordonnés diacres comme tous les évêques ont été ordonnés prêtres.

Pourtant le diaconat est un ministère à part entière, l’Eglise a trouvé souhaitable que les futurs prêtres exercent pendant un certain temps ce ministère de service, le diacre n’est pas un «sous-prêtre», pas plus qu’un prêtre n’est un «sous-évêque».

La plénitude du sacerdoce du Christ a été confiée à ses Apôtres et à travers eux, par l’imposition des mains à leurs successeurs les évêques. Très vite la communauté chrétienne s’est étendue et les évêques ne pouvaient plus assurer seuls la charge du peuple, ils ont donc choisi des hommes pour les seconder : d’une part les prêtres pour présider au nom du Christ la communauté, en particulier le dimanche pour le rassemblement autour de l’Eucharistie et pour pardonner les péchés, geste qui conduit à la communion ; d’autre part les diacres pour le service, l’accroissement et l’édification de la communauté, en particulier dans la célébration des Baptêmes et des Mariages.

En schématisant beaucoup, on pourrait dire que, dans leur communion au ministère de l’évêque, dépositaire du sacerdoce du Christ, les prêtres sont plutôt configurés au Christ prêtre et les diacres plutôt au Christ serviteur.

Au bout de soixante ans, ce ministère reste encore un peu nébuleux dans l’esprit des chrétiens, mais à l’usage l’Eglise s’aperçoit petit à petit du don que l’Esprit Saint lui a fait à  en inspirant aux pères du Concile Vatican II cette restauration.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
Modérateur de sainte Radegonde

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11 mai 2020

L’Esprit Saint vous enseignera tout

D’après la tradition, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus aurait dit à sa sœur, la future mère Agnès supérieure du Carmel de Lisieux : « Je veux être remplie de l’Amour de Dieu ! » Celle-ci en guise de réponse aurait mis de l’eau à ras-bord dans un seau et dans un dé à coudre et elle aurait dit à sa sœur : « Dis-moi maintenant lequel est le plus plein ? Le seau ou le dé ? »

Un récipient a une capacité qui lui est propre qui ne peut être dépassée, à l’inverse les chrétiens reçoivent toujours davantage les dons de l’Esprit Saint ; ils évoluent en fonction de leur âge, de leur niveau d’instruction, de leur culture, de leur intelligence, de leurs connaissances, mais à chaque instant de leur vie ils l’ont en totalité ; ce qu’ils expriment dans la foi est circonstancié mais est réellement une révélation de l’Esprit Saint.

Il n’y a pas lieu d’avoir des complexes parce que chacun de nous n’est pas un grand théologien, un grand dogmaticien, un grand exégète… Il nous est simplement demandé d’être nous-mêmes tels que nous sommes en vérité en progressant dans notre foi en la nourrissant d’abord par les Sacrements, ensuite par la lecture des textes de l’Eglise et de tel ou tel ouvrage chrétien.

« Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint. » Ces paroles rapportées par saint Marc (13,11) expliquent celles de l’évangile de saint Jean : l’Esprit Saint est donné en fonction de ce qui est demandé, c’est ce que l’Eglise appelle la grâce d’état. Grâce qui est donnée surabondamment à tous ceux qui la demandent et l’acceptent avec foi.

Le christianisme demande au croyant d’être pleinement humain ; le Fils ne s’est-il par incarné ? Il a voulu vivre la condition d’homme dans son temps et manifester au milieu des hommes l’amour du Père. Il a dévoilé que faire la volonté du Père conduit à la Résurrection. Cela demande un esprit de prière et de contemplation que Jésus, Fils du Père et fils de Marie, montre à ses Apôtres en se mettant à l’écart pour prier. Etre pleinement humain, c’est être à l’image du Christ, prendre le temps de prier, de méditer la Parole de Dieu, d’aimer son prochain tel qu’il est.

L’Esprit Saint est souvent comparé au vent : nous ne le voyons pas mais nous voyons ses effets ; les dons de l’Esprit qui sont donnés au croyant ne sont pas plus visibles si nous ne les mettons pas en pratique. Nous sommes enseignés par l’Esprit, il nous permet de savoir que nous sommes appelés à la résurrection, sachons le manifester par une vie conforme à ce qui nous est donné.

Père JeanPaul Bouvier

59
12 mai 2020

Je vous donne ma paix.

Cette phrase de l'Evangile a été reprise dans la liturgie, juste après le Notre Père et avant le chant de l'Agneau de Dieu.

Beaucoup de personnes n'aiment pas le geste de paix que le diacre ou le prêtre invite à échanger. Ces personnes disent que cela n'a guère de sens de donner la paix à celui ou à celle qui est assis à proximité et que l'on ne connaît pas. Si le geste de paix est présenté de cette façon, elles ont raison. Mais nous pourrions nous poser la question de savoir comment se fait-il que nous ne connaissions pas celui ou celle qui est proche de nous (notre "prochain"), alors que nous nous côtoyons pratiquement tous les dimanches? Comment se fait-il, qu'après avoir échangé cette poignée de main, nous n'ayons jamais ressenti le besoin d'échanger quelques mots à la sortie de l'assemblée dominicale?

Ce sont là des questions importantes. Notre communauté affirme ensemble la même foi dans le "Je crois en Dieu", elle reconnaît que tous les hommes sont frères dans le "Notre Père" et tout particulièrement ceux qui le disent ensemble, au même moment, dans la même église, mais lorsqu'il s'agit de faire un geste, pourtant simple, cette même communauté est réticente.

Nous ironisons facilement sur les Anglais dont nous disons qu'ils ne se parlent pas avant d'avoir été présentés, fussent-ils sur une île déserte. Nous habitons un quartier animé, nous fréquentons les mêmes commerçants, nous prions dans la même église et nous ne faisons pas l'effort de parler à des chrétiens réunis avec nous pour adorer le même Seigneur.

Rappelons-nous la phrase de l'évangile de Saint Jean : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Essayons de montrer que la paix du Christ n'est pas échangée à la manière du monde et que l'amour va beaucoup plus loin que l’aspect formel d'une poignée de main.

Depuis deux mois, nous cherchons comment manifester cet échange de paix de façon différente que la poignée de main, mais à aucun cas nous envisageons de le supprimer ! Un échange de regard amical est peut-être plus engageant qu’une main que l’on serre en regardant ailleurs…

Père JeanPaul Bouvier

60
13 mai 2020

Sans aucun mandat de notre part !

« Certaines gens », selon l’expression de saint Luc, venues de Judée, donc d’ailleurs, entendent régler la vie de l’église locale d’Antioche, prétendant imposer leur façon d’être chrétiens à cette église qui leur est étrangère et qui ne vit pas le christianisme de la même manière qu’à Jérusalem.

C’est un des passages de l’Ecriture qui retentit sans doute de façon plus forte dans toutes les communautés depuis qu’il a été écrit ; et encore dans les nôtres aujourd’hui.

Qui de nous, en allant dans une église qui ne lui est pas habituelle, ne va pas peser, explorer, jauger et finalement juger la façon de vivre de la paroisse à l’aune de sa propre pratique religieuse ; en estimant, bien sûr, que la sienne est la meilleure, voire la seule façon de suivre le chemin du Christ !

Quelle paroisse n’a pas subi les changements radicaux imposés par un curé qui arrive d’une autre et qui estime devoir transplanter sa façon de faire d’un lieu à un autre, sans tenir compte de ce que ses prédécesseurs et les croyants locaux ont déjà établi ? Quel curé, nommé par l’évêque, n’a pas enduré une passivité des paroissiens qui se contentent des formules routinières : « On a toujours fait comme ça ! » ou bien la redoutable : « On a déjà fait et ça n’a pas marché ! » vouant toute initiative à l’échec ? Ceci est un moindre mal qui finit (presque) toujours par s’arranger avec un temps d’apprivoisement de part et d’autre.

Pires sont ces personnes qui se disent catholiques et qui se font leur petite religion à eux, se trouvant des excuses fallacieuses : « Je ne vais pas à la messe, il n’y a que des hypocrites qui viennent se faire voir, mais qui ne vivent pas selon l’Evangile ! » étant sous-entendu que, eux, ils vivent parfaitement selon l’Evangile, mais ils critiquent les membres, laïcs et pasteurs, de l’Eglise du Christ !

D’autres personnes encore, non-croyantes ou croyantes d’une autre religion, vont dicter à l’Eglise ce qu’elle doit faire d’après elles, au niveau du droit canon, de la discipline ecclésiastique ou même du dogme. Si l’Eglise ne se soumet pas à leurs vues, elle est rétrograde, passéiste, inadaptée à notre temps, surtout elles ne cherchent pas à comprendre pourquoi l’Eglise affirme tel ou tel point qui lui paraît important.

Toutes ces personnes sont les « Certaines gens » de saint Luc, elles agissent sans mandat de la part des Apôtres ou de leurs successeurs mais elles prétendent prêcher la seule foi droite. Les chrétiens réformateurs, quelquefois les plus vindicatifs, qui ont fait progresser l’Eglise ont tous demandé l’approbation de leur évêque ou de l’évêque de Rome avant d’affirmer que leur réforme était d’Eglise

Avant d’écouter les personnes qui prêchent une façon de vivre l’Evangile, posons-nous la question de savoir si elles sont mandatées et par qui. Si ce n’est pas le cas ce ne seront que les sirènes mythiques dont le chant attirait les marins vers les écueils mortels.

Père JeanPaul Bouvier

61
saint Matthias - Apôtre
14 mai 2020

Discernement

Voulant remplacer Judas qui est mort après avoir livré Jésus aux grands prêtres, les Apôtres imposent un certain nombre de critères : il faut que l’homme qui complétera le nombre de douze soit un disciple des premières heures, depuis le baptême par Jean jusqu’à l’Ascension en passant par la Passion et la Résurrection. Il sera ainsi un témoin fiable et véridique – en tout point identique aux Apôtres – de l’ensemble du ministère de Jésus sur terre.

Ne correspondent à ces exigences que deux hommes : « Matthias et Joseph Barsabbas surnommé Justus ». Il peut paraître surprenant qu’il n’y ait que deux personnes qui répondent à ces critères sur les cent vingt qui entourent les Apôtres ce jour-là. Mais c’est un de trop pour conserver le chiffre symbolique de douze qui montre la volonté du Seigneur de marquer la continuité avec les douze tribus du peuple choisi, libéré de l’esclavage d’Egypte. Pour que la décision vienne de Dieu, les Apôtres ont recours au tirage au sort.

Il ne s’agit pas d’une simple loterie, le tirage au sort était une institution dans l’Ancien Testament. Le grand-prêtre lors des cérémonies portait des ornements spécifiques décrits dans le livre de l’Exode (28,04). L’Ephod, en particulier, est orné de douze pierres précieuses représentant les douze tribus d’Israël, qu’il arborait sur la poitrine ; ce pectoral contenait l’‘Urim’ et le ‘Thummim’ (lumières et perfections) Ce sont des objets dont la forme est ignorée mais dont le grand-prêtre se servait pour découvrir la volonté divine dans les cas litigieux concernant le Peuple de Dieu. Il ne les employait jamais pour s'enquérir de cette volonté à l'égard des individus.

Le fait que les Apôtres utilisent ce moyen signifie deux choses : d’une part qu’il ne s’agit pas du sort personnel de Matthias ou de Joseph mais du sort de l’Eglise, nouvelle nation choisie par Dieu pour porter son amour à l’humanité ; d’autre part que les Apôtres se sentent investis et délégués par le seul Grand-Prêtre pour l’éternité : Jésus-Christ.

A la mort des Apôtres plus personne ne correspondait à ces critères objectifs pour que leur « charge passe à un autre » (Actes 1,20) Pour pallier cette situation, ils établiront pour leur succéder des anciens et des chefs de communauté dans les églises locales, en définissant d’autres ministères basés sur d’autres critères (cf. 1Timothée 3,2-12 ; Tite 1,6-9) et sans leur donner le nom d’Apôtre ni se limiter au nombre de douze. Le cas de saint Paul – Apôtre des Gentils – est à part puisque c’est le Christ lui-même qui le choisit :  « qu’il est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. » (Actes 9,15-16) de la même façon qu’il avait institué les ‘Douze’ : « Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » (Luc 6,13)

A son tour, l’Eglise d’aujourd’hui définit les critères nécessaires pour conférer à une personne tel ou tel ministère ; le choix dépend uniquement de l’évêque qui discerne les besoins de son église locale, mais si les critères des ministères ordonnés ont été précisés par l’Eglise universelle lors des différents Conciles, l’évêque a toute latitude pour investir des personnes dans des ministères laïcs dont il estimerait que son peuple a besoin

Si l’évêque est le seul à pouvoir confier un ministère à une personne, tout chrétien se doit de l’aider à ce discernement en éveillant des vocations au nom de Jésus-Christ chez des hommes et des femmes qui se présenteront à l’évêque pour se mettre au service de l’église locale.

Père JeanPaul Bouvier

62
15 mai 2020

L’Esprit Saint et nous-mêmes

Des chrétiens issus du judaïsme sont venus à Antioche et ont semé le doute parmi les chrétiens issus du paganisme. La question qui a été soulevée concerne un des éléments essentiels de la pratique juive : la circoncision. Autrement dit, faut-il obligatoirement passer par le respect des lois du judaïsme pour devenir chrétien ?

L’interrogation est particulièrement importante et il est donc décidé de se référer aux Apôtres et à la communauté de Jérusalem. Sont ainsi délégués quelques anciens d’Antioche – sans doute des deux partis – Paul et Barnabé pour aller en débattre.

Après une délibération qui fut sans doute houleuse, l’assemblée constituée des anciens et des Apôtres ne décrète que trois prescriptions simples : « vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles » ce qui serait participer au culte de ces faux dieux ; « du sang, des viandes non saignées » car le sang est considéré comme le siège de l’âme ; « des unions illégitimes » pour des questions morales.

La lettre qui est envoyée aux communautés chrétiennes issues du paganisme commence par ces mots surprenants : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé… » L’Esprit Saint et l’assemblée sont associés dans cette décision au même rang, à parité ! Les Apôtres et les anciens sont sûrs que leurs débats ont été placés sous le signe de l’Esprit selon ce que le Christ leur avait dit : « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout » (Jean 14,26)

Cette expression n’est donc pas choquante, elle montre au contraire l’humilité de cette assemblée – pourtant constituée des personnes les plus importantes de la communauté de Jérusalem – qui reconnaît qu’elle agit sous la mouvance de l’Esprit et non pas de son propre chef. Les Apôtres eux-mêmes ne mettent pas leur prestige en avant mais ils exaltent l’Esprit qui guide l’Eglise du Fils vers la volonté du Père.

L’histoire de l’Eglise universelle va ainsi être rythmée par des assemblées similaires – les Conciles Œcuméniques – qui seront convoquées pour dirimer des questions de foi, de dogme et de pratiques. Des conciles locaux permettront aux églises particulières de mettre en exercice les principes ainsi décidés par ‘l’Esprit Saint et les pères conciliaires’.

Lorsqu’un diocèse décide de convoquer un concile local – appelé aussi synode – il ne fait rien d’autre que de prendre des décisions sous le regard de l’Esprit afin d’être toujours dans le droit fil de l’évangile ‘Hic et nunc’. Comme l’assemblée de Jérusalem, nous cherchons ainsi à répondre aux questions de notre temps par l’Esprit Saint, elles sont bien différentes de celles du premier siècle mais ces discussions des chrétiens permettent d’annoncer au mieux l’évangile là où nous sommes.

Père JeanPaul Bouvier

63
16 mai 2020

Timothée

Malgré les décisions de l’Assemblée réunie à Jérusalem où les Anciens, éclairés par l’Esprit Saint, avaient décidé de ne pas imposer aux chrétiens venant du paganisme le respect intégral de la Loi de Moïse (cf. Actes 15,22-31), saint Paul accepte que Timothée soit circoncis « à cause des juifs » (v.3). Pourtant Timothée est baptisé et il a été élevé dans une lignée juive déjà convertie : « J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi : c’était celle qui habitait d’abord Loïs, ta grand-mère, et celle d’Eunice, ta mère, et j’ai la conviction que c’est aussi la tienne. » (1Timothée 1,5). De plus, « les frères lui rendaient un bon témoignage » (v.2).

A partir de ce moment, Timothée devient le compagnon des voyages de Paul et participe activement à l’évangélisation des peuples. Il est souvent associé à Paul dans l’en-tête des épitres.

Lorsqu’ils sont séparés, Paul demande à Timothée de le rejoindre : « Alors, aussitôt, les frères firent partir Paul pour qu’il poursuive sa route jusqu’à la mer, tandis que Silas et Timothée restaient là. Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible. » (Actes 17,14-15)

Et si un problème se pose, c’est Timothée que Paul envoie vers les communautés : « C’est pour cela que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera les voies que je trace dans le Christ Jésus, telles que je les enseigne partout dans toutes les Églises » (1Corinthiens 4,17) ; « si Timothée vient, veillez à ce qu’il n’ait rien à craindre chez vous, car il travaille à l’œuvre du Seigneur, tout comme moi. Que personne donc ne le méprise. Aidez-le à revenir en paix auprès de moi, car je l’attends avec les frères. » (ibid. 16,10-11)

Captif, Paul se sépare de Timothée en l’établissant comme chef de la communauté d’Ephèse où son jeune âge provoque une polémique contre laquelle s’insurge Paul.

Timothée est particulièrement important pour les chrétiens par les conseils qui lui sont donnés dans les deux lettres que Paul lui envoie, les conseils qu’il lui prodigue sont un véritable mode d’emploi pour être chrétien et nous ne pouvons qu’appliquer ce qui est dit par Paul à celui qu’il considère comme un fils : « « Tous les textes de l'Écriture sont inspirés par Dieu ; celle-ci est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice » Cette phrase nous invite à mettre l’Ecriture en pratique comme l’ont fait tous ceux qui nous l’ont transmise. A notre tour de la transmettre dans notre époque.

Père JeanPaul Bouvier


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