Quatrième semaine sans assemblée
Semaine Sainte

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CoVid-19

Les églises peuvent fermer
Nos cœurs restent ouverts

  1. Hosanna !. Crucifie-le !
  2. Hommage
  3. Trahisons et fidélité
  4. Judas
  5. Je vous ai transmis
  6. Près de la Croix
  7. Dilence

Ils regarderont vers  Celui qu’ils ont transpercé (Zacharie 12,10)

22
5 avril2020
Dimanche des Rameaux et de la Passion

Hosanna ! – Crucifie-le !

Quel contraste entre les deux passages de l’Evangile qui nous sont proposés par la liturgie de ce dimanche ! D’un côté une acclamation qui semble unanime : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » (21,9) par une foule enthousiaste composée de tous les habitants de Jérusalem et des pèlerins de la Diaspora venus pour la Grande Fête et de l’autre une foule haineuse exigeant la mort de l’Innocent. C’est un abandon total, y compris de la part de ses Apôtres et même des proches de Jésus. Saint Matthieu, que nous lisons cette année ne parle pas des personnes au pied de la croix.

Il serait facile de jeter la pierre à cette foule aussi inconstante dans ses admirations, mais ce serait oublier l’histoire du peuple de Dieu où se succèdent moments de ferveur et instants d’incroyance et de refus. Ce serait aussi oublier l’histoire de l’Eglise où se sont aussi mêlés piété et superstition, inspiration et obscurantisme, foi et apostasie… Et, si nous nous intéressons aux personnes, dans la vie de tout croyant se suivent périodes de dévotion et temps d’indifférence.

La pointe de la liturgie d’aujourd’hui est dans cette juxtaposition de ces deux textes ; ils nous signifient que nous sommes présents à cette messe pour adorer notre Seigneur et communier à son Corps dans la foi, l’espérance et la charité, que, même si dans notre vie quotidienne nous nous écartons de ces vertus cardinales, le sacrifice du Christ et son dénuement total nous donne le pardon et nous rétablit dans notre dignité d’homme à part entière, fils et filles de Dieu, tels que Dieu nous a voulus dans sa Création.

Cet accès à la dernière semaine de Carême nous invite à offrir au Seigneur non seulement les efforts que nous avons pu faire pour nous rapprocher du Seigneur, mais aussi nos échecs, nos culpabilités, nos soucis et nos peines. Nos efforts seront davantage du côté de l’acclamation de l’entrée à Jérusalem, le reste sera davantage du côté de l’abandon du Christ crucifié. Il ne s’agit ni de se gonfler ni de se dévaluer, notre salut est d’être nous-mêmes simplement : « Dieu ne juge pas selon les apparences, mais il voit le cœur » (1Samuel 16,7) Je me présente au Seigneur tel que je suis et c’est lui qui fait de moi un être ressuscité.

Cette année nous n’avons pas la possibilité d’entrer dans les églises agitant nos rameaux et chantant Hosanna ! Notre communion sera dans notre cœur, là où nous sommes mais plus forte que jamais : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18,20)

Père JeanPaul Bouvier
Curé de Notre Dame de Nesle
Modérateur de sainte Rad

23
6 avril 2020

Hommage

Le IVème évangéliste attribue à Marie, la sœur de Lazare, celle qui, déjà aux pieds de Jésus, avait choisi la meilleure part (cf. Luc 10,42), l’action de parfumer les pieds de Jésus et de les essuyer avec ses cheveux. L’évangile de Luc souligne que ce geste d’amour est effectué par une ‘femme de mauvaise vie’, c'est-à-dire une péripatéticienne (cf. Luc 7,37). Les autres évangiles parlent ‘d’une femme’ sans précision (cf. Matthieu 26,7 ; Marc 14,3).

C’est l’occasion pour Jésus d’annoncer sa mort prochaine ; l’action de cette femme quelle qu’elle soit est un geste prophétique. Bientôt elle devra monter au tombeau avec des huiles et des aromates pour ensevelir le corps de son ami. Saint Jean situe cet épisode six jours avant la Pâque et la veille de l’entrée messianique à Jérusalem où Jésus est acclamé par des foules venues en pèlerinage.

Aujourd’hui dans les circonstances du confinement, nous n’avons pratiquement plus la possibilité de rendre un hommage au Corps du Christ présent dans le tabernacle de nos églises, ni de communier, ni même de vivre facilement le Sacrement de Réconciliation et de Pénitence. Nous pouvons avoir l’impression d’être abandonnés. Mais « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » pour savoir trouver Dieu-le-Fils, il suffit de relire le passage sur le jugement dernier de Matthieu (25,11-46) : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (v.40)

Regardons autour de nous pour y voir les pauvres auxquels Jésus s’identifie, sans doute pas pour verser du parfum sur leurs pieds mais pour discerner ce dont ils ont réellement besoin, un appel, un mail ou des courses seront notre façon de préparer la sépulture du Christ.

Père JeanPaul Bouvier

24
7 avril 2020

Trahisons et Fidélité

Dans ce passage Jésus parle à trois personnes pour des raisons très différentes.

Pour Judas, Jésus donne l’impression de lui donner une mission particulière, c’est du moins ce qu’il semble aux Apôtres, vraisemblablement aller chercher quelque chose qui aurait été oublié lors de la préparation du repas de la Pâque. L’auteur en profite pour signaler sa cupidité et ses malversations avec la bourse commune, sans doute est-il animé par un certain ressentiment contre celui qui va vendre le Christ aux grands-prêtres ; les autres évangélistes précisent bien que Judas est le ‘trésorier’ du groupe mais ils ne mettent pas en doute sa probité. Au moment où Judas sort saint Jean précise : « il faisait nuit », soulignant ainsi qu’il quitte la ‘Lumière’ pour aller vers les ténèbres : « Jésus leur déclara : « Pour peu de temps encore, la lumière est parmi vous ; marchez, tant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous arrêtent pas ; celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va. » (Jean 12,35)

Dans ce même passage où la trahison de Judas se concrétise, Jésus annonce celle de Simon-Pierre : par trois fois le chef des Apôtres reniera le Messie alors qu’il affirme vouloir donner sa vie pour le Christ. Ce reniement aura également dans la nuit puisque ce sera avant que le coq chante. Ensuite Pierre s’enfuit et se réfugie dans le Cénacle avec les autres disciples, tous guidés par la peur d’être pris et mis à mort comme le Maître.

Mais au milieu de toutes ces traitrises, il y a ‘le disciple que Jésus aimait’. Aux côté du Christ jusque dans le prétoire, jusqu’au pied de la Croix avec Marie sa Mère. Une fidélité à toute épreuve qui lui permettra le jour de Pâque d’entrer dans le tombeau vide et d’avoir immédiatement la révélation : « il vit et il crut ! »

Peut-être oscillons-nous entre ces différentes attitudes humaines, trahison, reniement, fidélité enthousiaste, mais nous savons que le pardon est offert à ceux qui font confiance au Seigneur : « Est-il quelqu’un parmi vous qui craint le Seigneur, qui écoute la voix de son serviteur ? S’il a marché dans les ténèbres sans la moindre clarté, qu’il se confie dans le nom du Seigneur, qu’il s’appuie sur son Dieu. » (Isaïe 50,10)

Père JeanPaul Bouvier

25
8 avril 2020

Judas

Qu’est-ce qui a pu pousser l’un des Douze à livrer Jésus aux grands-prêtres ? Judas a la confiance de Jésus : ne lui a-t-il pas délégué la gestion de la bourse commune du groupe ? Ce n’est certainement pas la cupidité : « Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : ‘J’ai péché en livrant à la mort un innocent.’ Ils répliquèrent : ‘Que nous importe ? Cela te regarde !’ Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. » (Matthieu 27,3-5) Il ne s’attendait donc pas à cette conclusion de son acte. Il savait pourtant que le Sanhédrin cherchait Jésus pour le faire mourir.

Quelle pouvait alors être la motivation de cette apparente trahison ? Judas a suivi Jésus depuis le début, il fait partie de ceux que Jésus a choisis tout spécialement : douze hommes parmi tous les disciples : Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : […] et Judas Iscariote, qui devint un traître. » (Luc 6,13.16b) Des hommes d’exception qu’il envoie devant lui pour annoncer le Royaume en leur donnant le pouvoir de guérir et d’expulser les démons (cf. Matthieu 10,1-5)

Comment cet homme, ayant écouté toutes les prédications, les paraboles que Jésus expliquait en particulier aux seuls Apôtres, a pu livrer le Maître aux prêtres ? Dans une folle espérance il pensait que si les hommes du Sanhédrin écoutait Jésus lui-même à la place des rapports plus ou moins partiels et partiaux que pouvaient faire les scribes, pharisiens et sadducéens, ils comprendraient le message d’amour et de salut que Jésus proclame et qu’ils reconnaîtraient en lui le Messie que tout Israël attend.

Comprenant qu’il s’est (a été) trompé et voyant que Jésus est condamné à mort, il réalise l’ampleur de son péché et il pense que ce péché ne pourra jamais être pardonné et que surtout il ne peut plus vivre avec cette culpabilité, il jette au sol l’argent maudit, il met le Sanhédrin en accusation d’avoir fait condamner à mort l’Innocent par excellence et part se suicider.

Sa pendaison est peut-être la plus grande erreur de Judas : il n’a pas cru au pardon alors que justement le Christ offre sa vie pour cela dans un acte volontaire et consenti : « Je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » (Jean 10,17-18)

Dans ce temps de Carême si particulier que nous vivons, nous attendons la grande fête de la Résurrection ; nous sommes conscients que le Christ a donné sa vie pour chacun de nous, c’est-à-dire pour MOI, tel que je suis. Nous sommes appelés à voir nos péchés mais aussi à considérer le pardon qui nous est octroyé et cette vocation à être parfaits comme notre Père céleste est parfait (cf. Matthieu 5,48)

Père JeanPaul Bouvier

26
9 avril 2020
Jeudi Saint

Je vous ai transmis

« Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : ‘Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi.’ Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : ‘Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi.’ Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » (1Corinthiens 11,23-26)

Saint Paul exprime ici le fond même de la foi chrétienne : le Sacrifice du Christ, fait une fois pour toutes, auquel tous ceux qui croient en Jésus-Christ, Fils éternel du Père, participent ‘en mémoire de Lui’. Ce Sacrifice qui est une annonce de la mort et de la Résurrection du Sauveur.

D’autres détails sont donnés sur la façon de vivre ‘en mémoire’ ce dîner de la Cène. dès le récit des compagnons d’Emmaüs (cf. Luc 24,13ss) une succession de célébrations est présentée : rencontre du Christ dans la vie quotidienne, explication de toute l’Ecriture, partage du pain, envoi en mission pour proclamer l’évangile.

Saint Paul expliquait la Parole et ne pouvait s’arrêter : « Le premier jour de la semaine, nous étions rassemblés pour rompre le pain, et Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec ceux qui étaient là. Il continua de parler jusqu’au milieu de la nuit, » (Actes 20,7) à tel point qu’un jeune garçon finit par s’endormir (v.9)

Tout au long des siècles cette succession a été conservée même si la forme a pu varier, le fond est resté dans l’esprit. Chaque église avait sa façon particulière de célébrer ce mystère mais la transmission était respectée.

Saint Paul souligne bien qu’il ne s’agit pas d’une ‘formule magique’ mais d’un acte de foi : les participants sont bien le soir même de la Cène autour de Jésus et des Apôtres et cet acte de foi a pour but d’annoncer le retour du Christ. Dans la Gloire.

Si nous pouvons célébrer la messe de nos jours, plus ou moins librement selon les pays, plus ou moins moqués ou critiqués selon l’air du temps, nous le devons à tous ceux qui nous ont précédés et qui nous ont transmis ces Sacrements qui nous configurent au Christ. Notre devoir est de continuer cette chaine ininterrompue  afin que nous puissions dire avec fierté : « j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis »

Père JeanPaul Bouvier

27
10 avril 2020
vendredi Saint

Près de la Croix

Le foules qui acclamaient Jésus il y a quelques jours – les mêmes qui vociféraient contre lui il y a quelques heures – sont tenues à l’écart par les gardes mais aussi par la crainte de se souiller et de ne pas pouvoir célébrer la Pâque. Seuls sont proches Marie, sa Mère, le Disciple que Jésus aimait et deux autres femmes. Tous les disciples, tous les Apôtres, tous les curieux ont disparu, ils se sont littéralement volatilisés. Le IVème évangile ne fait même pas allusion à ceux qui L’injuriaient ou se moquaient de Lui.

Abandonné, nu, immobilisé sur le bois de la Croix, Dieu-le-Fils sent son corps défaillir, ce corps dans lequel, né d’une Vierge, « le Verbe s’est fait chair. » (Jean 1,14) Il semble ne plus rien posséder, rien à donner afin de marquer son amour pour l’humanité. Il voit sa Mère qui avait dit à l’Ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » (Luc 1,38). Il lui dit désormais : « ‘Femme, voici ton fils.’ Puis il dit au disciple : ‘Voici ta mère.’ Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jean 19,26b-27) A travers l’anonymat de ce disciple c’est à tout homme et toute femme que Dieu-le-Fils confie celle qui l’a enfanté et il donne une maternité spirituelle à la Vierge Marie sur tous les croyants.

A partir de là, le Christ laisse la mort envahir son corps charnel : « Jésus dit : ‘Tout est accompli.’ Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. » (Jean 19,3b) C'est-à-dire toute l’Ecriture a été rendue complète, une Nouvelle Alliance est conclue dans son sang : « Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive. » (Hébreux 9,12)

En vénérant la Croix dans l’office d’aujourd’hui, nous ne rendons pas un culte à un instrument de supplices, nous sommes avec Marie, le Disciple et les deux autres femmes au pied de la Croix, nous recevons Marie comme Mère du Ciel, et nous adorons Celui qui est défini par l’écriteau : « Jésus le Nazaréen Roi des Juifs » (Jean 19,19) Les églises de rite oriental l’ont mieux compris, elles représentent le Christ en Croix portant les vêtements impériaux.

Devant l’amour manifesté, nous méditons les paroles du prophète : « C’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. » (Isaïe 53,5)

Père JeanPaul Bouvier

28
11 avril 2020

Vigile Pascale

Silence

« Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. » (Genèse 2,2) L’année de la mort de Jésus, la Pâque était célébrée un jour de Sabbat, jour où tout travail est interdit puisque Dieu lui-même se reposa le septième jour, une fois son œuvre accomplie. La mission du Christ, l’annonce de la venue du Royaume dans une nouvelle création, est achevée, rendue complète (cf. Jean 19,3) ; mais il ne ‘se repose’ pas au tombeau, mort sur la Croix, il assume la dernière tâche de son incarnation : vaincre cette mort dont l’humanité est affligée. Par lui qui s’est fait chair en naissant d’une femme, notre chair traverse la mort : « Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable ; il faut que cet être mortel revête l’immortalité. » (1Corinthiens 15,53)

Dans le silence du tombeau se préparait la Bonne Nouvelle inouïe que l’ange annonce aux saintes femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. » (Matthieu 28,5-6) Puis l’ange leur demande d’aller avertir les disciples, mais lorsqu’elles rencontrent le Christ Ressuscité, il ne leur parle plus de disciples mais de ‘frères’ – frères selon la chair – frères appelés à la Résurrection – fils du Père, héritiers du Royaume.

Les nombreuses lectures de ce soir montrent toute l’histoire du Salut depuis le début : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. » (Genèse 1,27) jusqu’à cette parle : « Il vous précède en Galilée » (Matthieu 28,10) c'est-à-dire qu’il nous marche devant nous dans notre vie courante, préparant le chemin sur lequel l’Esprit Saint nous donne les mots pour que nous annoncions à notre tour cette Bonne Nouvelle de l’amour du Père exprimé par l’obéissance du Fils jusqu’à la mort.

Le Gloire à Dieu que nous proclamerons malgré le confinement et les cloches qui sonneront à toute volée sont l’expression de notre gratitude pour tant d’amour.

Père JeanPaul Bouvier


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