Temps Ordinaire
33ème dimanche
Année A - saint Matthieu

1

Lycée Militaire d'Autun

14 novembre 1999

Millénarisme

2

Forces Armées de Guyane

16 novembre 2002

Talents

3

Bosnie Herzégovine

13 novembre 2005

J'ai enterré mon talent

4

Brigade Franco-Allemande

16 novembre 2008

Prière d'ouverture

5

Fort Neuf de Vincennes

13 novembre 2011

'Peu de Choses'

6

Secteur Vermandois

16 novembre 2014

Vous êtes des fils de la Lumière

7

Athies & Newle

19 novembre 2017

J’ai eu peur

Proverbes 31,10-13.19-20.30-31
Psaume 127
1Thessaloniciens 5,1-6
Matthieu 25,14-30

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14 novembre 1999

Lycée Militaire d'Autun

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Millénarisme

Actuellement, il est de bon ton de parler de fin du monde, la dernière en date ne devait-elle pas avoir lieu le 11 août 1999 ? L'approche d'une date fatidique - 2000 - exacerbe ce sentiment, cette peur intrinsèque. Même si nous savons d'une façon intellectuelle que ce ne sont pas deux mille ans après la naissance du Christ ce chiffre rond est porteur d'une sorte de fascination. Alors que les changements, de siècle ou de millénaire ne se feront que lors du 1er janvier 2001.

Les textes que l'Eglise nous propose en cette fin d'année liturgique (donc tous les trois ans et non pas spécifiquement pour 1999) nous invitent à réfléchir sur ces annonces alarmistes. Le Règne de Dieu ne viendra pas sur commande, les interprétations de l'Apocalypse dans ce sens sont toutes fallacieuses et dénuées de fondement. Le prophète qui pourrait nous éclairer sur l'explication exacte de l'expression Un temps, un temps et la moitié d'un temps n'est pas né et ne naîtra pas !

Toute la révélation de ce monde est contenue dans la Bible - Ancien et Nouveau Testament - lorsque ce monde finira nous aurons une nouvelle révélation, définitive, en voyant le Fils unique de Dieu revenir dans la gloire et nous prendre avec lui dans une adoration perpétuelle du Père. A nouvelle création, nouvelle révélation.

Ainsi dans le projet de Dieu, Père, Fils et Esprit, il y a eu des étapes dans la révélation ; des personnages anciens comme Adam, Noé, Hénoch ont eu une connaissance de Dieu mais il ne se révèle qu'à Abraham comme El Chaddaï, le Dieu des montagnes. Il se révèle à Moïse comme Je Suis, l'Etre par excellence, un Dieu sauveur et créateur. En Jésus, son Fils incarné, le Père se révèle comme un Dieu aimant.

Alors n'attendons pas de l'interprétation des hommes plus qu'elle ne peut donner. Il n'appartient qu'au Père de connaître le jour et l'heure. Si le Fils lui-même ne la connaît pas, quel homme peut prétendre la connaître ?

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Lycée Militaire d'Autun

16 novembre 2002

Forces Armées de Guyane

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Talents

Le passage d’Evangile qui nous est proposé aujourd’hui nous paraît dur, incompréhensible et injuste.

Reprenons ces adjectifs dans l’ordre inverse :

  • Injuste, lorsque le Seigneur dit que le serviteur qui a fait fructifier cinq talents a été fidèle en peu de choses. Or un talent représente plus de 34 kg ! (soit environ 180 kg pour les cinq talents) Ce n’est pas peu de choses aux yeux humains, c’est une véritable fortune qui a été doublée par les soins vigilants de ce serviteur. Minimiser son effort paraît donc injuste
  • Incompréhensible, le Seigneur donne à chacun selon ses capacités, il savait donc que le dernier, celui à qui il ne confie qu’un seul talent, n’avait pas la capacité de le faire fructifier. Pourquoi donc lui a-t-il confié une somme si importante, même si elle est inférieure aux deux autres ?
  • Dur, la punition que reçoit le dernier serviteur nous paraît disproportionnée avec la faute qu’il a commise, le Seigneur ne récupère-t-il pas son bien ? Le serviteur n’a pas détourné le moindre sesterce : il rend la totalité de ce qui lui a été confié.

Mais tout ce récit est une parabole, il faut donc que les traits soient grossis pour que nous en comprenions tout le sel. Si nous lisons ce texte littéralement comme une espèce de reportage, nous nous trompons complètement. Cette narration est faite pour que l’auditeur de l’époque ou le lecteur d’aujourd’hui réfléchisse : quels sont ces talents que le Seigneur me confie ? Il est évident qu’il ne s’agit pas de sommes d’argent comme dans l’évangile, il ne peut s’agir de biens matériels. Alors qu’est-ce ?

A cette dernière question personne ne peut répondre à notre place, nous savons bien quels sont les dons que Dieu a mis en nous. Mais qu’en faisons-nous ? Pour multiplier les dons reçus, pour que le Seigneur retrouve le double, il convient de ne pas les garder pour nous, mais au contraire de les partager. Les dons de Dieu ne sont pas un gâteau où plus il y a de personnes moins les parts sont grosses. Nous avons tous la même part ! Rappelons-nous la petite comparaison de la sœur de sainte Thérèse de Lisieux lorsqu’elle lui demandait comment être pleine de l’amour de Dieu. Sa sœur lui a fait remplir d’eau un dé à coudre et un seau puis elle lui a demandé « Lequel est le plus plein ? »

Je n’ai peut-être pas beaucoup de dons, parce que je n’en ai pas la capacité, mais le peu de j’ai, je prie le Seigneur de me donner la sagesse de les utiliser et la force de les faire fructifier.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique des Forces Armées en Guyane

13 novembre 2005

Bosnie Herzégovine

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J’ai enterré mon talent

La parabole des talents qui est proposée cette semaine fait partie des paraboles du Royaume comme celles que nous avons entendues les derniers dimanches. Toute parabole est un petit récit imagé qui permet à l’auditeur de comprendre une réalité plus grande.

Nous pourrions nous demander quelle est la pointe de la parabole des talents où nous voyons un maître intraitable qui punit sévèrement un homme qui lui rend son bien, mais que son bien. Le texte le dit, c’est la paresse de cet homme qui est la cause de la sentence : avec un minimum d’effort, en confiant l’argent à la banque, il aurait eu un bénéfice ! Mais il n’a rien fait et il a laissé le talent qui lui a été confié en terre, improductif.

Vingt siècle après, nous écoutons ce passage avec une oreille distraite, nous le connaissons tellement ! Que peut-il nous apprendre encore ?

Rien !

Mais s’il n’apporte rien au niveau strict de la connaissance, il peut nous apporter beaucoup au niveau de l’examen de conscience. En cherchant quels sont les talents que le Seigneur a mis en moi, quels sont les dons qui me sont confiés, nous pouvons nous apercevoir qu’un certain nombre d’entre eux sont enfouis profondément. Par paresse, par timidité, par réserve, pour ne pas les gaspiller, nous n’osons pas les utiliser malgré l’insistance de l’Esprit Saint qui est en nous pour nous pousser à les faire fructifier.

Le Seigneur a mis en nous le dépôt important de l’Evangile, la Bonne Nouvelle du Salut offert à tous les hommes et, si nous essayons d’en profiter personnellement, nous oublions, volontairement ou non, de l’annoncer par nos paroles et par nos actes. Pourtant c’est la dernière demande que Jésus ressuscité fait à ceux qui veulent être ses disciples juste avant l’Ascension : « Allez, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. »

L'organisation de cette requête est important : avant de baptiser, il faut faire des disciples, c’est à dire des personnes qui librement choisissent le chemin de l’Evangile et qui demanderont le Baptême. Il ne s’agit par de baptiser à toutes forces mais de donner envie de suivre le Christ comme la meilleure façon d’être un être humain, debout parce que sauvé.

Sommes-nous les disciples que le Christ envoie en mission ?

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Militaire Catholique en Bosnie Herzégovine

16 novembre 2008

Brigade Franco-Allemande

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Prière d’ouverture

Accorde-nous Seigneur de trouver notre joie dans notre fidélité ; car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le Créateur de tout bien.

Cette prière est dite aujourd’hui au début de la messe, juste avant les lectures. Une oraison similaire est dite – ou chantée par ceux qui le peuvent – à chaque messe célébrée. Souvent elle n’est pas entendue ou du moins elle reçoit peu d’attention.

Pourtant dans ces deux lignes, il y a comme un condensé de la vie chrétienne qui exalte la foi, le service et le Père Créateur.

La foi vient en premier car elle est indispensable au culte, avec sa dérivée la fidélité. L’une ne va pas sans l’autre, une personne qui a la foi ne peut qu’être fidèle dans tous les gestes de sa vie car elle a réalisé l’importance de ces moments d’intimité avec Dieu, en particulier dans la mémoire du sacrifice du Fils offert une fois pour toutes sur la Croix, la messe.

Cette fidélité ne s’arrête pas en franchissant la porte de l’église et entraîne une vie dans le monde qui est faite de service, non pas des services mais le service de l’Evangile dont découlent toutes les actions des croyants de façon naturelle et non calculée ; il n’y a pas à se torturer l’esprit pour savoir ce qu’il faut faire, l’habitude de la foi guide le croyant à chaque instant.

Reconnaissant que Dieu est le Créateur de tout bien, le chrétien regarde d’une autre façon tous ces biens, et en premier lieu le monde qui a été donné à l’humanité et dont elle est responsable. Servir Dieu constamment dans ce monde peuplé de frères et de sœurs, c’est tenir la place qu’Il a voulue pour chaque individu.

Cette supplication qui inaugure les lectures prépare le chrétien à recevoir la Parole de Dieu avec un cœur et un esprit neufs et ouverts. Dans la certitude de ma foi, je veux servir Dieu et j’écoute ce qu’Il ME dit aujourd’hui.

Père JeanPaul Bouvier

13 novembre 2011

Fort Neuf de Vincennes

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‘Peu de choses’

En lisant de façon cursive ce texte, nous ne faisons pas attention à la réelle valeur de ce qui est confié aux trois serviteurs. A l’époque de Jésus, le salaire journalier d’un ouvrier semble être un denier : « Il convint avec les ouvriers d'un denier pour la journée et les envoya à sa vigne. » (Matthieu 20,2) Or un seul talent vaut 6.000 deniers ! Le maître en confie cinq au premier serviteur, deux au deuxième, un seul au troisième soit un total d’environ 160 années de salaire pour un ouvrier travaillant tous les jours, sauf le jour du sabbat et les jours de fêtes…

Cette précision change la perspective de cette parabole : les auditeurs ne s’y trompent pas, ce sont des sommes colossales que le maître confie à ses serviteurs. Pourtant à son retour il dit aux deux premiers qui ont réussi à faire doubler leur dépôt : « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup. » (Matthieu 25,21.23) Cette expression ‘peu de choses’ a dû faire réagir les personnes présentes : une telle fortune n’est pas ‘peu de choses’ !

Connaissant les évangiles, nous pouvons rapprocher ce texte de l’épisode du trésor du Temple : « En vérité, je vous le dis, cette veuve, qui est pauvre, a mis plus que tous ceux qui mettent dans le Trésor. Car tous ont mis de leur superflu, mais elle, de son indigence, a mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre. » (Marc 12,43-44) pour comprendre que ce n’est pas l’argent qui est important mais comment nous le considérons ; l’argent est ‘peu de choses’ par rapport à la fidélité qu’ont montré les deux premiers serviteurs, ils ont voulu servir leur maître avec tout leur savoir-faire alors que le troisième n’a été guidé que par la peur de son maître.

La leçon pour aujourd’hui est sévère, nous avons un dépôt bien plus précieux que quelques talents : la connaissance de la Révélation et de l’Evangile et nous les enterrons par pusillanimité, nous gardons ces dons par-devers nous de façon égoïste et improductive. Nous voyons des hommes et des femmes qui n’hésitent pas à prendre des risques pour annoncer l’Evangile et nous critiquons le côté exhibitionniste de telles démonstrations de foi et de confiance en l’Amour.

Le ‘Maître partant en voyage’ le jour de l’Ascension laisse de nombreux ‘talents’ à ses Apôtres, et contrairement à celui de la parabole, il donne le ‘mode d’emploi’ : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin de l'âge. » (Matthieu 28,19-20) Ce qu’il a prescrit est une fortune spirituelle qui nous est confiée, à nous de la faire fructifier pour que toutes les nations deviennent des disciples, nous serons alors des ‘serviteurs bons et fidèles’.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes

16 novembre 2014

Secteur Vermandois

n°784

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Vous êtes des fils de la Lumière

« Dans le Christ vous êtes devenus lumière. Marchez désormais comme des enfants de lumière. Demeurez courageusement dans la foi. Ainsi quand viendra le Seigneur, vous pourrez aller à sa rencontre, dans son Royaume avec tous les saints du ciel » (Rituel du Baptême des Adultes)

Dans les premiers siècles – et sous les températures clémentes – les catéchumènes abandonnaient leurs vêtements usuels pour descendre dans la piscine baptismale par le côté Ouest (soleil couchant) pour remonter, après la triple immersion du Baptême, par le côté Est vers la lumière du soleil levant pour y recevoir le vêtement blanc, le cierge allumé et l’onction par le Saint-Chrême qui faisait d’eux des ‘christs’ (oints). Ils marquaient ainsi l’abandon d’une vie ordinaire pour la Vie de disciples illuminés par le Fils du Père.

L’importance de la Lumière est soulignée par le fait que c’est le premier élément créé par Dieu (cf. Genèse 1,3) et le IVème évangéliste présente les trois termes Verbe, Vie et Lumière comme des synonymes : « En lui [le Verbe] était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jean 1,4)

Aujourd’hui, en raison des progrès techniques, la lumière n’a plus – dans la vie courante – la même signification : il suffit d’appuyer sur un bouton pour que la lumière soit, à profusion. La petite flamme du cierge baptismal semble bien minuscule voire inefficace dans notre monde. Il faut se souvenir de la Vigile Pascale, lorsque le cierge pascal arrive dans le chœur et que tous les fidèles y ont allumé un cierge de dévotion, l’église est illuminée par le symbole du Baptême des participants : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. » (Jean 1,5)

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » (Matthieu 5,14-15) Fils de la Lumière, ayant abandonné les ténèbres, les chrétiens apportent au monde ce qui lui manque : la vision de l’amour de Dieu, le Père qui a envoyé son Fils, le Verbe, la Vie et la Lumière pour que l’homme ait en lui l’Esprit Saint.

Nous sommes ce ‘lampadaire’ portant la lumière qui brille pour tous ceux qui sont autour de nous ; certaines fois, nous ne la portons pas très haute en raison de nos doutes et de notre faiblesse, d’autres fois au contraire nous la faisons briller de mille feux. L’exhortation de saint Paul nous permet de nous réveiller et de trouver la place que le Seigneur nous propose pour rendre présente la Bonne Nouvelle dans notre monde.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois

19 novembre 2017

Paroisses Nesle & Athies

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n°972

J’ai eu peur

C’est là le maître mot de ce passage d’évangile. Cet homme à qui le Maître n’a confié qu’un seul talent s’est laissé guider par la peur et il cache ce qui lui a été confié par crainte de le perdre ou de le risquer dans des spéculations hasardeuses. Il se sent démuni face à cette mission, il applique la politique de l’autruche : « J’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » répond Adam pécheur à Dieu qui l’appelle (Genèse 3,10b)

Cette peur est en opposition avec la confiance que le Seigneur met dans l’homme « à chacun selon ses capacités » (v.15) Le Maître connaît ses serviteurs, il sait que les deux premiers pourront être responsables de sommes importantes, il sait aussi que le troisième n’a pas les mêmes compétences mais il lui confie quand même un talent, non pas pour le juger sur des résultats mais simplement pour lui montrer qu’il lui fait confiance en lui donnant aussi une mission – à sa portée – comme il en donne une aux deux autres.

Le reproche que le Maître fait au serviteur qui a caché son talent est d’avoir ignoré la mission qui lui a été donnée et donc d’avoir trahi la confiance qui avait été mise en lui. Conscient des limites de cet homme, le Maître lui confie moins qu’aux autres mais il en attendait un minimum de travail, ne serait-ce qu’un intérêt bancaire. Ce serviteur n’a pas cru qu’il pouvait mener à bien cette responsabilité. Il a estimé que la confiance du Maître était mal placée, il ne sent pas capable de l’honorer, il a préféré l’oublier, l’enterrer. Il espérait sans doute que le Maître ne revînt pas !

Par cette parabole, Jésus laisse entendre que lui aussi partira en voyage et qu’il reviendra ‘longtemps après’ mais il laisse à ses Apôtres une mission, « à chacun selon ses capacités » (v.15). Les talents confiés sont la propagation de l’Evangile, comme ce maître à ses serviteurs il ne dit pas ce qu’il faut faire ; il ne laisse aucune consigne sur la façon de procéder pour mener à bien cette mission.

Chacun d’entre nous, les baptisés, répond comme il peut en fonction de ce qu’il est. Nous sommes chacun des trois serviteurs, quelquefois il nous est confié beaucoup et nous réussissons à faire fructifier la Parole que nous portons. Mais bien d’autres fois nous laissons cette Parole de côté, nous l’enterrons pour des raisons diverses mais toujours par peur : nous ne nous sentons pas capables de porter la Bonne Nouvelle à nos frères et sœurs. Pourtant le Fils nous fait confiance et il nous donne la force de l’Esprit Saint pour être témoins de l’amour du Père.

La Parole qui montre le salut de l’humanité est le plus grand des trésors. Elle nous est confiée. Nous ne possédons pas de ‘mode d’emploi’, mais la prière et les Sacrements nous indiquent la voie à suivre, une voie qui est uniquement pour moi qui suis unique aux yeux de Dieu. Le Père nous appelle, n’ayons pas peur, répondons avec joie et foi et nous ferons des prodiges.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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