31ème dimanche du Temps Ordinaire
Année B - saint Marc

Deutéronome 6,2-6
Psaume 118
Hébreux 7,23-28
Marc 12,28b-34

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1

Saint Charles de Monceau

30 octobre 1994

Ecoute Israël, le Seigneur est notre Dieu

2

Brigade Franco-Allemande

5 novembre 2006

Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu

3

Secteur Vermandois

4 novembre 2012

Plus personne n’osait l’interroger

4

1er novembre

Marqués au front

30 octobre 1994

Saint Charles de Monceau

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Ecoute Israël, le Seigneur est notre Dieu !

Cette phrase, que Jésus cite, commence le décalogue dans le livre de l'Exode, c'est le premier commandement dans la tradition juive.

Pour nous Chrétiens, membres du nouvel Israël, il est important de nous rappeler cette affirmation : "Ecoute Israël". En effet, Dieu aurait pu donner à Moïse tous les commandements qu'il voulait, si le Peuple n'avait pas écouté, cela n'aurait servi à rien. Pour recevoir les commandements, le croyant doit d'abord ouvrir son coeur à la Parole de Dieu.

Lorsque nous avons appris les commandements de Dieu, nous n'avons pas beaucoup insisté sur cette notion d'écoute : nous avons retenu les obligations et les interdictions, mais nous oublions cet aspect essentiel Dieu nous parle. Il s'adresse à nous comme à des êtres intelligents, capables de réfléchir et de savoir faire des choix.

Le Scribe qui pose la question à Jésus semble lui faire passer un examen : Est-ce que ce Rabbi enseigne la véritable foi d'Israël ou bien est-il un de ces illuminés qui dénature le message. A la réponse de Jésus, citant le décalogue et l'amour du prochain, le scribe semble satisfait : "Fort bien" dit-il. Il complète ce que Jésus a dit, comme un examinateur, comme une réponse apprise par coeur.

Jésus, à son tour, retourne la question, en soulignant que le scribe a fait une remarque judicieuse et qu'il n'est pas loin du Royaume de Dieu. Les assistants de cet échange constatent que Jésus a changé de registre, et ils n'osent plus l'interroger.

Quelle leçon pour nous aujourd'hui? La même qu'à l'époque! Nous sommes sans doute très savants en théorie, mais qu'en est-il au niveau de la pratique? Nous ne sommes pas loin du Royaume de Dieu, la porte est ouverte et pourtant nous n'y entrons pas.

"Ecoute Israël", Ecoute peuple de Dieu, ouvre ton coeur à la Parole. Souviens-toi du Psaume 118,105-112

Ta parole est la lumière de mes pas,
La lampe de ma route.
Je l'ai juré, je tiendrai mon serment,
J'observerai tes justes décisions.
J'ai vraiment trop souffert, Seigneur;
fais-moi vivre selon ta parole.
Accepte en offrande ma prière, Seigneur :
apprends-moi tes décisions.
A tout instant j'expose ma vie :
je n'oublie rien de ta loi.
Des impies me tendent un piège :
je ne dévie pas de tes préceptes
Tes exigences resteront mon héritage,
La joie de mon coeur.
Mon coeur incline à pratiquer tes commandements :
c'est à jamais ma récompense.

Père JeanPaul Bouvier
Vicaire à saint Charles de Monceau

5 novembre 2006

Brigade Franco-Allemande

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Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu

Le scribe qui discute avec Jésus semble être un examinateur faisant passer un diplôme à un élève. Il reformule même la réponse que Jésus donne, comme le professeur qui est satisfait de la réponse donnée mais qui estime qu’il manquait quelque chose pour qu’elle soit parfaite.

La phrase que prononce Jésus à la suite de la correction du scribe entraîne une gène chez ses auditeurs. En affirmant que le scribe n’est pas loin du Royaume de Dieu, le ‘Maître’ montre que si la connaissance livresque est excellente qu’en est-il de la pratique ?

Toutes ces personnes qui offrent des sacrifices se posent la question ; le scribe a affirmé que l’amour du prochain est la plus importante des offrandes, mais la réalité est tout autre : la liturgie du Temple de Jérusalem est scrupuleusement respectée mais l’esprit de cette Loi de Moïse est dévoyé par l’égoïsme intrinsèque des hommes.

Aujourd’hui, il serait  facile de se réfugier derrière l’unique sacrifice du Christ qui est offert pour la rémission des péchés, mais si notre participation au saint Sacrifice de la messe n’est pas suivie d’effet dans notre vie quotidienne et relationnelle, si notre communion au corps du Christ n’entraîne pas un nouveau regard envers les hommes et femmes qui nous entourent, nous sommes aussi hypocrites que ces pharisiens qui se déchargeaient de leurs responsabilités en versant des sommes importantes qu trésor du Temple pour éviter de regarder les besoins immédiats des hommes qui leur étaient proches.

Edifiés par la Parole de Dieu, pardonnés par le Sacrifice du Fils Unique de Dieu, nourris par le Corps du Christ, remplis de l’Esprit Saint par la grâce de Dieu, nous sommes envoyés en mission par l’ « Ite missa est » « Allez la mission existe »

Montrons par une vie exemplaire que le Royaume de Dieu est déjà parmi nous. Le Christ nous l’a demandé : « Soyez saints comme votre Père céleste est Saint »

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier de la Garnison d’Immendingen

4 novembre 2012

Secteur Vermandois

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Plus personne n’osait l’interroger

Les évangiles rapportent que souvent des scribes viennent interroger Jésus, peut-être sont-ils mandatés par les grands prêtres pour essayer de prendre Jésus en défaut et montrer ainsi à la foule qui le suit qu’il n’a rien d’un maître mais qu’il n’est qu’un être ordinaire, sans qualification pour prétendre être le Messie libérateur ; mais ces scribes peuvent aussi questionner Jésus par curiosité, eux qui connaissent et qui scrutent l’Ecriture afin d’en tirer les enseignements pour guider le peuple sur la voie de Dieu.

Depuis le recouvrement au Temple (cf. Luc 2,41-50) les scribes sont médusés par la connaissance parfaite et surtout par la compréhension hors de portée humaine que cet enfant, puis cet homme possède sur la révélation que Dieu a donnée aux hommes depuis qu’il s’est dévoilé à Abraham. Les auditeurs remarquent que Jésus parle d’‘autorité’ comme si il n’était pas qu’un simple commentateur de la Parole de Dieu, mais qu’il en était véritablement l’auteur !

A partir des questions qui lui sont posées, Jésus ne donne pas seulement une réponse juste et sensée mais il développe l’essence même de cette réponse au-delà de ce qui était demandé. Ainsi il provoque une réflexion plus intime entre la Parole de Dieu et la conscience de chacun.

Ce n’est pas seulement aux questions des scribes ou de ceux qui ont la connaissance de l’Ecriture que Jésus répond, il accepte les questions d’où qu’elles viennent, ainsi il donne à la Samaritaine une explication qu’elle n’attendait pas de la part d’un ‘rabbi’ juif en lui disant : « Mais l'heure vient-et c'est maintenant-où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est en esprit et en vérité qu'ils doivent adorer. » (Jean 4,23-24) Il souligne ce qui est important et laisse l’accessoire de côté. Intimidés par ces réponses qui viennent manifestement de Dieu, plus personne n’ose l’interroger de peur d’être confondu par ce qu’il dira.

Ce temps est révolu : par sa mort et sa Résurrection, le Fils du Père a ouvert une nouvelle ère, une nouvelle création ; il a dit à ses Apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin de l'âge. » (Matthieu 28,19-20) Configurés au Christ par le Baptême, héritiers avec lui du Royaume, nous ne devrions pas avoir peur d’interroger Celui qui a donné sa vie pour nous ; jamais il éludera la question ou édulcorera sa réponse mais comme ses contemporains, nous serons souvent surpris et déconcertés par ce qu’il nous révélera.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur du Vermandois


1er novembre 2015

Secteur Vermandois

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n°841


(Fête de la Tpissaint)

Marqués au front

Après avoir donné ses commandements à Moïse, le Seigneur lui donne cette consigne : « Les paroles que je vous donne, vous les mettrez dans votre cœur, dans votre âme. Vous les attacherez à votre poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur votre front. » (Deutéronome 11,18) Pris au sens propre, cette demande de Dieu a entraîné l’habitude du port de ‘téphillim’ ou ‘phylactères’, petits étuis de cuir contenant les paroles de Dieu que les juifs pieux se lacent sur le front et sur le bras gauche pour la prière.

L’auteur de l’Apocalypse pense certainement à cette tradition, mais renouvelée dans son sens profond par le bain du Baptême et tout particulièrement par la Chrismation qui l’accompagne. Le même auteur écrit dans sa première lettre : « Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge ; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui. » (2,27) L’Esprit Saint a pénétré dans la conscience de celui qui a été baptisé, ce n’est plus une marque extérieure de la Parole de Dieu, comme les téphillim, mais une compréhension intérieure qui permet au croyant d’être en communion avec le Père par le Fils.

Le premier geste de la célébration des baptêmes, d’adultes ou d’enfants, est de donner le signe de la croix en traçant un signe de croix sur le front de celui qui va être baptisé. Non seulement le célébrant, mais également les parents, parrains et marraines effectuent ce geste comme l’engagement qu’ils prennent de transmettre à leur filleul ce qu’eux-mêmes ont reçu. A travers eux toute la communauté chrétienne réunie pour ce Sacrement témoigne de son adhésion en se marquant elle-même au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Le dernier geste du célébrant pour le Baptême est de ‘marquer’ le baptisé par le saint Chrême, signe qui préfigure la Confirmation pour les enfants et qui donne l’Esprit Saint de la Confirmation pour les adultes. Ainsi, ‘marqués du sceau’, les baptisés deviennent ‘serviteurs de Dieu’ qui appartiennent à la multitude des sauvés ‘vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main’.

Dans notre vie quotidienne, et tout particulièrement dans nos temps de prière personnelle, l’Esprit Saint nous inspire ce que nous devons dire et faire pour vivre en serviteurs de Dieu car le sceau dont nous sommes marqués au front de façon indélébile n’est pas un élément statique mais au contraire ce qui donne la dynamique d’un Evangile toujours nouveau. Ainsi guidés, notre vie habituelle est un témoignage de l’amour de Dieu pour tous les hommes. Sans doute ‘dira-t-on faussement toute sorte de mal contre nous’, nous serons alors ‘bienheureux’.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


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  1. Secteur Vermandois


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