Fête du Christ Roi
Année "C" saint Luc

1

Saint Charles de Monceau

26 novembre 1995

Aujourd'hui même

2

Lycée Militaire d'Autun

22 novembre 1998

Une fin d'année sans réveillon ?

3

Garnison d'Angers

21 novembre 2004

Le roi signe de son peuple

4

Brigade Franco-Allemande

25 novembre 2007

Jésus de Nazareth, roi des juifs

5

Fort Neuf de Vincennes

21 novembre 2010

Nous sommes du même sang que toi !

6

Secteur Vermandois

24 novembre 2013

I.N.R.I.

7

Athies & Nesle

20 novembre 2016

Confiance !

2 Samuel 5,1-3
Psaume 121
Colossiens 1,12-20
Luc 23,35-43

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26 novembre 1995

Saint Charles de Monceau

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Aujourd'hui même

"Aujourd'hui même, tu seras avec moi dans le paradis" (Lc 23,43). Pourtant il s'agit d'un larron, c'est à dire de quelqu'un qui a volé ou commit quelque délit. C'est un condamné.

C'est en même temps une des rares personnes dont nous soyons sûrs qu'elle soit au Paradis. Les saints qui sont venus après ont été déclarés tels par l'Eglise. Seul le "Bon Larron" est invité dans le Paradis par Jésus lui-même.

Cela peut nous sembler injuste, d'autres personnes, les Apôtres, les disciples, n'avaient-ils pas un rang de primauté pour entrer dans le Royaume? Or c'est un mécréant qui va les devancer! Jésus l'avait dit : "Les publicains et les prostituées seront devant vous au Royaume des cieux (Mt 21,31).

Par cette parole, Jésus nous fait comprendre qu'il est venu pour tous les hommes, sans exception, sans juger selon nos critères de justice humaine mais par la justice de Dieu, une justice qui ne condamne pas mais qui rend juste le pécheur.

N'oublions pas que dans la célébration de la messe, dans toutes les prières eucharistiques, il y a cette parole de Jésus : le Sang est versé "POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE". Le pronom "VOUS"s'adresse à tous les participants de la messe, ceux qui vont communier et tous les autres. Alors quelle est cette MULTITUDE? Elle est composée de tous les autres hommes, ceux qui ne participent pas à la messe, ceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ, le Fils de Dieu, ceux qui ne le reconnaissent pas comme Sauveur.

La conclusion se tire d'elle-même : nous professons notre foi au Christ, nous sommes configurés à lui par le Baptême, nous communions fréquemment pour devenir ce que nous recevons : le Corps du Christ (Prière de conclusion du 27ème dimanche du temps ordinaire). Nous devons aussi considérer Tous les autres hommes et femmes comme des frères et soeurs, comme ceux qui nous devancerons dans le Royaume.

Père JeanPaul Bouvier
Vicaire à saint Charles de Monceau


22 novembre 1998

Lycée Militaire d'Autun

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Une fin d'année sans réveillon ?

L'année liturgique se termine ce dimanche. C'était une année où nous avons lu l'évangile de saint Luc. A partir de dimanche prochain 29 novembre, nous lirons l'évangile de saint Matthieu pour une nouvelle année.

En fait, nous avons l'habitude de fins d'année, plus ou moins marquées par des fêtes. L'année civile est la plus connue, du 1er janvier au 31 décembre, s'achevant sur des manifestations d'autant plus importantes que le chiffre est symbolique (voir le 31 décembre 1999…)

Notre anniversaire est une année qui nous est personnelle. Là aussi les célébrations sont plus marquées aux changements de dizaine…

L'année scolaire du 1er septembre au 31 août, où les résultats des examens donnent naissance à des joies ou des déceptions sources de nouvelles réjouissances pour fêter ou oublier…

L'année de travail se confond, au point de vue des dates, avec l'année scolaire mais elle est rythmée différemment, scandée essentiellement par les vacances d'été…

Alors l'année liturgique ? Une année de plus ou nous allons recommencer à attendre la naissance du Christ pendant l'avent, puis sa mort et sa résurrection pendant le temps du Carême, et enfin le Christ roi comme nous le célébrons aujourd'hui.

Mais le cycle de la liturgie est tout autre chose : ce n'est que le développement du dimanche étalé sur toute l'année. Chaque fois que nous célébrons la messe, nos faisons mémoire de Celui qui est né, qui a souffert et qui reviendra. Il s'agit simplement d'une pédagogie permettant de souligner pendant un an tel ou tel aspect du mystère du Christ afin que chaque chrétien puisse mieux y pénétrer.

Profitè-je de cette chance de penser ma foi non pas globalement mais par morceaux. Aujourd'hui, le Christ est-il le roi que j'attends ? Ai-je la foi du bon larron au point de dire "souviens de moi lorsque tu viendras dans ton règne." Ou bien suis-je obnubilé par l'immédiat comme l'autre crucifié ? Il me faut bien un an pour répondre à ces questions. Il me faut réfléchir à la venue u Christ à Noël, sa mort sur la croix et sa résurrection pour MOI, afin d'appréhender son retour glorieux.

Pensons-y avant de commencer un nouvel Avent.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Lycée Militaire d'Autun


21 novembre 2004

Garnison d'Angers

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Le roi signe de son peuple

Dans les temps anciens, le roi était considéré comme une personnification du peuple : il possédait tous les pouvoirs non par une élection populaire mais par un choix divin. Un homme était choisi par Dieu pour être à la tête du peuple. Israël faisait exception à cette règle pour montrer que le seul roi du Peuple élu était Dieu lui-même. Ce n’est qu’à la demande expresse du peuple que le Seigneur délègue un pouvoir temporel à Saül. Le roi ne devait être que le lieutenant de Dieu et responsable des fautes du peuple.

Saül ayant préféré des alliances humaines à la confiance en Dieu, il est rejeté comme ayant  trahi sa fonction. Pour montrer que la royauté ne dépend pas de la puissance humaine mais de lui, Dieu choisit pour succéder à Saül un enfant, le petit David qui a manifesté sa confiance en Dieu en s’attaquant au géant Goliath, sûr que Dieu guiderait la pierre lancée par la fronde.

Le Christ premier né d’entre les morts, est le véritable roi du peuple des sauvés : pour nous il est le représentant du Père venu parmi nous, comme l’un d’entre nous, semblable en toutes choses, à l’exception du péché, il est le roi choisi par le Père pour nous guider. Le deuxième volet est également dans le rôle du Christ : responsable du peuple, il verse son sang et donne sa vie pour réparer nos péchés, nos trahisons. En lui, et par lui,  tout homme est sauvé. Là où va la tête, le corps suit. Il a dit à ses apôtres : « Je pars vous préparer une place et là où je vais vous irez aussi. » Quelle que soit la faute commise par un homme, le Christ le relève et lui propose de reprendre sa place comme membre irremplaçable du corps.

Ainsi le bon larron est assuré, quel que soit le forfait qu’il ait perpétré, d’une place au Paradis. Lorsque nous prenons conscience de notre salut, nous prenons également conscience que le pire des criminels est sauvé par la responsabilité que le Fils unique du Père a prise pour lui. Les fautes faites par les hommes ont été assumées par le Fils qui en a payé le prix de sa vie. En ressuscitant d’une vie nouvelle, il montre que le Père ne peut se satisfaire de notre vie imparfaite et qu’il nous en propose une autre.

père JeanPaul Bouvier
aumônier catholique de la Garnison d’Angers
et du Groupement de Gendarmerie du Maine & Loire


25 novembre 2007

Brigade Franco-Allemande

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Jésus de Nazareth, roi des juifs

Ce panneau en trois langues qui est fixé à la croix, au-dessus de la tête de Jésus, a été mis à la fois comme avertissement pour tous les juifs qui veulent se libérer de l’occupation romaine et comme dérision.

Les romains ont voulu marquer dans cette exécution le poids de leur force armée et donner une leçon aux meneurs qui échafaudent des attentats ou animent des soulèvements populaires : voilà le sort qui est réservé à ceux qui prétendent à un pays juif libre. C’est la raison pour laquelle les chefs s’insurgent – oralement – contre cette indication en disant qu’il fallait mettre ‘Celui-ci a dit qu’il était le roi des juifs’.

En indiquant à la place du motif de condamnation ‘Le roi des juifs’ les romains se moquent de la doctrine juive et de leur prétendue élection par un dieu qu’ils disent unique comme peuple choisi parmi toutes les nations, leur roi est crucifié, méprisé, en proie à la risée, exposé nu à l’entrée principale de Jérusalem où les pèlerins viennent en foule pour la fête de la Pâque.

Quel sens l’Eglise Romaine donne-t-elle à ce texte en le proposant pour la fête du Christ roi qui clôture l’année liturgique ?

En premier lieu, une reconnaissance de la souveraineté du Fils Unique du Père qui ouvre les portes de son Royaume au mécréant qui est crucifié en même temps que lui et qui dans un dernier souffle voit dans cet homme Celui qui va revenir dans la Gloire : ‘Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis

En second lieu, une affirmation de la Rédemption : c’est en pardonnant à son peuple que Dieu est souverain. Par le sacrifice du Fils, le Père restaure l’Homme en lui donnant l’Esprit Saint pour trouver le chemin qui conduit à Lui. Cette conception est ancienne puisque beaucoup de crucifix orientaux représentent le Christ crucifié revêtu des ornements impériaux.

Ainsi, sans le savoir, les romains croyaient humilier et ironiser sur le peuple de Dieu mais ils n’ont fait qu’anticiper – selon un plan divin – la foi des chrétiens qui se glorifient en faisant sur eux-même le signe de la croix, déclaration explicite de la foi trinitaire.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse militaire


21 novembre 2010

Fort Neuf de Vincennes

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Nous sommes du même sang que toi !

Effrayés par les victoires successives de David, roi de Juda, contre ses ennemis, les habitants du royaume d’Israël lui envoient des émissaires pour éviter qu’il n’engage une guerre de vengeance contre eux. Ils s’étaient alliés avec ses adversaires, mais ils n’hésitent pas à mettre en avant les liens du sang qui les unissent à David et ils lui proposent la couronne pour éviter un bain de sang.

Le choix de cette première lecture pour la fête du Christ Roi de l’univers peut paraître surprenant, l’élection faite par Dieu et l’onction de David par le prophète Samuel (cf. 1 Samuel 16,1-12) eût semblé plus adéquate que cette démarche un peu hypocrite d’un peuple qui a peur de représailles.

Pourtant en prenant un regard chrétien ce passage est très significatif : nous aussi nous trahissons le Roi de l’univers, comme nous le disons en commençant la messe, ‘en pensée, en parole, par action et par omission’ et comme les habitants du pays d’Israël nous demandons : « Ô Christ, prends pitié ! »

La profonde différence qui apparaît avec cette lecture est que nous ne revendiquons pas les liens du sang, pour la bonne raison que c’est le contraire qui est mis en évidence : le Fils éternel du Père « n’a pas retenu sa condition divine mais s’est dépouillé en prenant la condition de serviteur » (cf. Philippiens 2,6-11) En d’autres termes, c’est Lui qui revendique d’être du même sang que nous. Il veut nous montrer que nous sommes ses frères, appelés à la vie avec le Père.

Jésus annonce à ses Apôtres leur entrée dans le Royaume et Il prie dans ce sens : « Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire » (Jean 17,24, cf. 14,3) C’est par la croix que le Christ entre dans la Gloire en remettant son esprit entre les mains du Père (cf. Luc 23,46) anticipation de la Parousie lorsque le Fils remettra tout entre les mains du Père : « Puis ce sera la fin, lorsqu'il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c'est la Mort. » (1 Corinthiens 15,24-26)

Entrés dans le Royaume, configurés au Christ par l’onction que nous avons reçue au Baptême et à la Confirmation, nous sommes du même sang que Lui, nous pas le sang humain circulant dans nos veines, mais le sang de l’immortalité que le Christ par son côté ouvert sur la croix a versé pour nous.

Vivant déjà dans le Royaume, notre existence humaine prend tout son sens dans le témoignage que nous donnons de l’Homme aimé par le Père, régénéré par le sacrifice du Fils et animé par l’Esprit.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique du Fort Neuf de Vincennes


24 novembre 2013

Secteur Vermandois

n° 715

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I.N.R.I.

Cet acronyme qui figure sur nos crucifix signifie ‘Jésus de Nazareth Roi des Juifs’ ; mais l’évangéliste saint Jean précise que l’écriteau mis au-dessus de la tête du Christ portait cette inscription dans les trois langues utilisées en Palestine pour être comprise par tous : « Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin. » (Jean 19,20)

Lorsqu’il fait rédiger ce ‘titulum’, Pilate se souvient de la conversation qu’il a eu avec Jésus : « Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici-bas. Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » (Jean 18,26-37) Il a compris que cet homme ne cherche pas à supplanter la puissance de Rome mais qu’il porte un autre message ; il utilise cette dénomination de ‘roi des juifs’ pour asseoir son autorité en particulier vis-à-vis des grands prêtres, ce sont eux qui protesteront : « [ils] dirent à Pilate : N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit : Je suis roi des Juifs. Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » (Jean 19,21-22)

Les chrétiens pourraient également contester cette appellation ; nous reconnaissons en Jésus le Messie que le Père avait promis au peuple juif, mais comme à son habitude, la réalisation de la promesse n’a pas de commune mesure avec la promesse elle-même ; il avait promis un prophète comme Moïse : « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. » (Deutéronome 18,18) un roi temporel comme David : « En ce jour-là, l’Eternel protégera les habitants de Jérusalem, Et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David ; La maison de David sera comme Dieu, Comme l’ange de l’Eternel devant eux. » (Zacharie 12,8) Les temps accomplis c’est le Fils qui est envoyé pour le salut de l’humanité : « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17,5)

L’épisode du ‘Bon Larron’ illustre parfaitement l’amour surabondant de Dieu, Père, Fils et Esprit pour l’humanité : il demande simplement à Jésus de ne pas l’oublier et Jésus lui répond : « Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Luc 23,43) Attitude du roi parfait qui ne veut perdre aucun de ceux qui lui ont été confiés (cf. Jean 18) : le Roi de l’Univers

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


20 novembre 2016

Paroisses Nersle & Athies

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n°906


Confiance !

Le personnage du ‘bon larron’ est assez fascinant, il ne manifeste aucun regret ou remords de ce qu’il a fait, au contraire, il dit que le châtiment de leurs crimes est juste : « Après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. » (v.41) Malgré cela il a une profession de foi extraordinaire, crucifié, à quelques heures de mourir, il fait une confiance totale en celui qui est cloué sur la croix à côté de lui : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » (v.42) Même les Apôtres n’ont pas eu une telle conscience de la mission et de la royauté de Celui qu’ils ont suivis pendant tant de temps. Témoins des miracles, auditeurs des prédications, ayant eu l’explication des paraboles, ils n’ont pas cru, ils ont fui et se sont cachés dans le Cénacle.

A la sixième heure, au moment où Jésus meurt, seules deux personnes croient en lui, le ‘bon Larron’ et le centurion de garde auprès du calvaire : « A la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : ‘Celui-ci était réellement un homme juste.’ » (Luc 23,47) Marie, sa mère, et ‘le disciple que Jésus aimait’ sont présents au pied de la Croix (cf. Jean 19,26-27) mais ils ne disent rien, ils sont bouleversés par ce qui vient de se passer.

La première question que posent les Apôtres lorsque Jésus se manifeste à eux après la résurrection prouve leur incompréhension persistante : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » (Actes 1,6) L’Esprit Saint leur enseignera toute chose avait dit Jésus (cf. Jean 14,26) Le don de l’Esprit à la Pentecôte leur ouvrira les yeux et ils pourront commencer à annoncer telle la parole de Pierre : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » (Actes 2,36)

Aujourd’hui, comme les Apôtres en leur temps, nous sommes les auditeurs de la prédication de Jésus, nous bénéficions des explications des paraboles… Mais sommes-nous capables de la même profession de foi que le ‘bon Larron’ ou le ‘centurion’ ? Dans le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie nous recevons l’Esprit Saint ; mais au lieu de sortir et annoncer que le Règne de Dieu est inauguré, nous restons cloitrés dans notre petit cénacle personnel par peur du jugement de nos contemporains. Réciter le ‘Je crois en Dieu’ le dimanche ce n’est pas croire si cela n’a pas d’effet dans notre vie quotidienne à l’extérieur de l’église.

Le Fils siège à la droite du Père et grâce à cela, il nous donne les moyens de faire les mêmes œuvres que Lui : « Je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. » (Jean 14,12) La foule de Jéricho disait à l’aveugle : « Confiance, il t’appelle ! » (cf. Marc 10,49) Aujourd’hui c’est l’Eglise qui dit cela à chacun d’entre nous et nous répondons à cet appel avec joie.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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