30ème dimanche du Temps Ordinaire
Année B - saint Marc

Jérémie 31,7-9
Psaume 125
Hébreux 5,1-6
Marc 10,46-52

Si vous désirez recevoir l'éditorial pour le dimanche suivant,
envoyez-moi votre adresse de courriel et vous serez inscrit dans la liste de diffusion.

1

Brigade Franco-Allemande

29 octobre 2006

Que veux-tu que je fasse pour toi ?

2

Fort Neuf de Vincennes

25 octobre 2009

il courut vers Jésus

3

Secteur Vermandois

28 octobre 2012

Il t’appelle

4

25 octobre 2015

Le roi Melkisédek

29 octobre 2006

Brigade Franco-Allemande

retour en haut de la page

Que veux-tu que je fasse pour toi ?

Cet homme criait « Fils de David, aie pitié de moi ! » Il avait donc entendu parler de ce prophète étrange qui parcourait les routes de Judée en proclamant que le Règne de Dieu était proche et en faisant des miracles.

Curieuse question que Jésus pose à cet aveugle qui se précipite vers lui ! Il était évident que cet aveugle avait un espoir insensé : voir. Mais Jésus veut que la demande vienne de lui, qu’il formule lui-même son attente.

Habitué à sa cécité, l’infirme aurait pu préférer avoir une fortune qui lui aurait permis de vivre confortablement et de plus avoir à mendier, mais il exprime la demande qui va le faire redevenir un homme libre et autonome.

A côté de ce miracle que fait Jésus près de Jéricho au début du 1er siècle, il y a une lecture spirituelle qui est intemporelle et qui vise personnellement chacun d’entre nous.

Nous sommes aussi atteints d’aveuglements divers, nous ne voyons pas nos péchés et lorsque nous les voyons, nous les minimisons par des excuses fallacieuses ; par contre nous jugeons les autres sans leur donner la moindre circonstance atténuante.

A la lumière de cet évangile, nous prenons conscience que c’est par la même demande franche et directe faite au Christ dans la prière que nous pourrons être des hommes et des femmes libres et avancer dans la vie sans trébucher sur les obstacles et non plus à tâtons.

« Fils de David, aie pitié de moi » préfigure le « Seigneur, prends pitié » que nous chantons au début de la messe, sans doute avec moins de force et d’espérance que l’aveugle sur le chemin. « Rabbouni, que je voie ! » correspond à ce mot, cet « Amen ! » que nous disons en demandant de reconnaître sincèrement dans l’hostie consacrée le Corps du Christ, le Fils Unique du Père qui se donne à nous.

La suite du miracle relatée dans les évangiles s’applique aussi à nous : « Il suivait Jésus sur la route » Forts de cette vision du Christ dans son sacrifice, nous le suivons sur la route qu’il nous indique. Nous ne marchons pas en nous guidant à l’aide d’un bâton inerte mais guidé par l’Esprit Saint qui nous est donné sans compter.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier de la Garnison d’Immendingen


25 octobre 2009

Fort Neuf de Vincennes

retour en haut de la page


Il courut vers Jésus !

Un aveugle est sur le bord du chemin lorsque Jésus sort de Jéricho. Il a entendu parler par la rumeur publique de cet homme qui fait des miracles et dont la prédication transporte les auditeurs. Il s’écrie donc « Prends pitié de moi ! » Au moment où il crie cette phrase qu’attend-il ? Une obole ? Un mot de consolation ou d’espoir ? Davantage ?

Toujours est-il que lorsqu’on lui dit que Jésus l’appelle il jette son manteau, la seule possession inaliénable dont il est dit dans les prescriptions que Dieu donne à Moïse : « Si tu prends en gage le manteau de quelqu'un, tu le lui rendras au coucher du soleil. C'est sa seule couverture, c'est le manteau dont il enveloppe son corps, dans quoi se couchera-t-il ? S'il crie vers moi je l'écouterai, car je suis compatissant, moi ! » (Exode 22,26-27) C'est-à-dire qu’il se dépouille même de son nécessaire pour aller vers Celui qui l’appelle.

Mieux encore, cet homme qui habituellement marche en tâtonnant son chemin à l’aide d’un bâton, bondit et se met à courir vers Jésus. C’est une grande preuve de confiance : si le Maître l’appelle, il enlèvera tous les obstacles sur toute la distance qui le sépare de lui.

A côté de l’aveugle qui nous montre combien la confiance en Jésus Christ peut éliminer les obstacles, il y a aussi les personnes qui transmettent l’appel du Christ en lui disant, : « Confiance, il t’appelle ! »

En cette année où l’Eglise nous demande de réfléchir sur la vocation, ce passage de l’évangile de Marc nous incite à regarder notre vie. Avons-nous été un jour ou l’autre des personnes appelantes au Nom de Jésus Christ, en d’autres termes avons-nous osé dire à quelqu’un cette phrase pleine de sens et d’espoir : Confiance, il t’appelle ! Une communauté vivante est une communauté qui est un relais pour les appels que le Père lance.

D’autre part, si nous-mêmes entendons un appel particulier du Père à suivre son Fils sur un chemin ou un autre, nous devons avoir cette même confiance sachant que le parcours sera aplani par le Christ lui-même : il nous permettra d’arriver jusqu’à lui malgré les handicaps liés à nos faiblesses ou les difficultés qui pourraient nous paraître insurmontables.

Il semble impossible à un aveugle de courir vers un but précis sans tomber, il peut sembler impossible également à un homme ou à une femme de répondre à l’appel de Dieu. Dans les deux cas, ce n’est pas par leurs propres forces qu’ils peuvent réussir mais dans la confiance à Dieu, Père, Fils et Esprit.

Pour réaliser notre vocation personnelle, prions le Père de nous donner cette confiance en son Fils, alors nous serons remplis de l’Esprit Saint.

Père JeanPaul Bouvier
aumônier de Vincennes


28 octobre 2012

Secteur Vermandois

retour en haut de la page


Il t’appelle

Dans ce passage d’évangile, il y deux sortes de personnes. Les premières essaient de faire taire ce mendiant aveugle, il n’a pas sa place auprès de ce prophète car dans la conception de beaucoup, son infirmité ne peut venir que d’une punition divine due à ses péchés. Les secondes lui transmettent l’appel de Jésus « Confiance, lève-toi, il t’appelle. » Il est même vraisemblable que certains de ceux qui suivent Jésus commencent par rabrouer l’aveugle pour ne pas déranger le Maître puis, de façon plus ou moins hypocrite en voyant que Jésus s’y intéresse, facilitent sa rencontre…

Au cours des siècles, de grands saints ont ainsi été dénigrés au début de leur vocation parce qu’elle dérangeait les habitudes. Grâce à leur ténacité et l’œuvre de l’Esprit Saint, ils ont été reconnus comme inspirés par Dieu et réellement porteurs d’un message divin pour leur époque. Ceux qui comptaient parmi leurs plus grands détracteurs du départ devenaient souvent leurs plus grands supporters.

Notre siècle ne fait pas exception à la règle : nos communautés sont toujours aussi frileuses lorsqu’il s’agit d’innover et les réticences s’expriment fortement : ‘On n’a jamais fait ça !’ ou bien ‘ça ne peut pas marcher !’… Puis si, grâce à la pugnacité de l’innovateur, ‘ça’ porte des fruits le ton change et les mêmes s’exclament : ‘Je l’avais bien dit’ ou bien ‘J’y ai toujours cru’…

Trois leçons sont à tirer de ces constatations :

  • Une première pour nous qui sommes si prompts à juger et à condamner des initiatives qui ne nous semblent pas être en phase avec ce que nous pensons ou voulons ; nous considérons que toute façon d’envisager et de vivre la foi qui est différente de la nôtre ne peut être que mauvaise et promise à l’échec. Nous risquons en faisant cela de détourner des hommes et des femmes de la personne du Christ : comme dans l’évangile, à cause de nos certitudes, nous faisons taire ceux qui appellent comme Bartimée « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
  • Une deuxième, pour nous qui voulons avancer et faire avancer les hommes et femmes vers le Christ pour oser entreprendre face à l’immobilisme ambiant. La seule condition est que nous soyons mandatés par le Christ : « Appelez-le » dit-il à ses disciples ; toute entreprise doit être faite en référence au Christ et dans un esprit d’ouverture et de prières.
  • Une troisième pour nous qui sommes isolés et dans l’obscurité, l’évangile nous montre que l’appel « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » ne reste jamais sans réponse et que le Fils unique du Père me demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

Nous sommes alternativement l’aveugle qui demande l’aide de Jésus, les disciples qui veulent l’écarter et les disciples qui transmettent l’appel.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur du Vermandois

 


25 octobre 2015

Secteur Vermandois

retour en haut de la page

n°840


Le roi Melkisédek

Le personnage énigmatique du roi de Salem, Melkisédek, n’apparaît que trois fois dans l’ensemble de la Bible. Une fois dans le livre de la Genèse : « Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. » (14,18) ; dans un des psaumes Royaux : « Le Seigneur l'a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l'ordre du roi Melkisédek. » (109[110],4) ; il bénéficie d’un long développement dans l’épître aux Hébreux (7,1-21) où l’auteur montre en cet homme une préfiguration du Christ qui doit venir accomplir les promesses.

Dans le livre de la Genèse, Melkisédek est présenté comme le prêtre du Dieu très-haut, cette expression ne peut être que le Dieu qui s’est révélé à celui qui porte encore le nom d’Abram, d’ailleurs ce dernier lui verse une dîme en reconnaissance de sa fonction auprès de son Dieu. Il est roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix. L’offrande qui est effectuée se constitue de pain et de vin. La similitude est grande avec Jésus venu prêcher la paix et l’amour en livrant sa vie pour les péchés des hommes et en demandant à ses Apôtres de perpétuer son sacrifice en offrant son Corps et son Sang par la consécration de pain et de vin.

Dans le Psaume, le Seigneur qui vient est défini comme appartenant au même ordre que le roi Melkisédek, prêtre du très-haut et roi de paix. Il ajoute que le Seigneur promis siège à la Droite de Dieu c’est-à-dire qu’il a en lui la puissance de Dieu et la Gloire de siéger au même niveau que Dieu, il est donc supérieur à Melkisédek. Comme ce personnage désigné Seigneur est engendré par Dieu, il est le Fils engendré de Dieu.

L’auteur de l’épître aux Hébreux reprend ces différents sens en les élargissant par la comparaison avec le grand prêtre de Jérusalem à qui la Loi prescrit d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés et de renouveler ces sacrifices à chaque fois qu’il se présente devant Dieu. Jésus, exempt de tout péché, a offert une fois pour toutes l’éternel sacrifice qui plaît au Père qui n’a pas besoin d’être renouvelé. Les chrétiens ne renouvellent pas le Sacrifice du Fils lorsqu’ils célèbrent la messe, ils en font mémoire, c’est-à-dire qu’ils le rendent présent dans leur vie.

Le roi Melkisédek n’occupe certainement pas le centre de nos pensées ou de nos prières, mais ces incises dans le livre de la Genèse et dans le Psaume 109(110) montrent que le Peuple de Dieu  a été préparé à recevoir la visite du Fils éternel du Père. D’autres exemples de cette préparation sont cités par Jésus dans sa prédication comme la reprise de la prophétie d’Isaïe dans la synagogue de Nazareth (cf. Luc 4,16-21) ou l’évocation de Jonas le prédicateur de Ninive (cf. Matthieu 12,39-40)

Ces clins d’œil bibliques nous invitent à regarder dans notre propre vie les lieux où le Seigneur nous envoie des signes de sa présence, où Il nous invite à aller plus loin sur le chemin qui conduit à Lui. Avec l’aveugle de Jéricho demandons au Seigneur de voir tous ces signes et ‘aussitôt nous retrouverons la vue et nous suivrons Jésus’ (cf. Marc 10,52)

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


Chronologie

Diocèse de Paris

  1. saint Michel des Batignolles
  2. saint Vincent de Paul
  3. saint Charles de Monceau

Diocèse aux Armées

  1. C.E.N. de Mururoa
  2. Lycée Militaire d'Autun
  3. Forces Armées de Guyane
  4. Garnison d'Angers et OPEX
  5. Brigade franco-Allemande
  6. Fort Neuf de Vincennes

Diocèse d'Amiens

  1. Secteur Vermandois


Editoriaux
liturgiques

  1. Temps de l'Avent
  2. Temps de Noël
  3. Temps du Carême
  4. Semaine Sainte
  5. Temps de Pâques
  6. Temps Ordinaire


Retour à la page d'accueil


N'oubliez pas de m'écrire