23ème dimanche du
Temps Ordinaire
Année "C" saint Luc

1

Saint Charles de Monceau

10 septembre 1995

(Phm)

Le pardon à l'esclave

2

Lycée Militaire d'Autun

6 septembre 1998

(Luc)

Ne rien préférer au Christ

3

Bosnie Herzégovine

5 septembre 2004

(Phm)

Pardon de Dieu, regrets des hommes

4

Brigade Franco-Allemande

9 septembre 2007

(Sg)

Mesquin

5

Fort Neuf de Vincennes

5 septembre 2010

(Sg)

Qui aurait connu tes volontés ?

6

Secteur Vermandois

8 septembre 2013

(Luc)

Priorités

7

Paroisses Athies & Nesle

4 septembre 2016

(Luc)

Commencer par s’asseoir

Sagesse 9,13-18
Psaume 89
Philémon 9-17
Luc 14,25-33

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10 septembre 1995

Saint Charles de Monceau

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Le pardon à l'esclave

(Lettre de saint Paul à Philémon)

Philémon habite la ville de Colosses, l'assemblée chrétienne se réunit chez lui. Il a connu Paul lors de son passage, captif, en route vers Rome.

Onésime s'est enfui de chez son maître Philémon après l'avoir volé. Il se retrouve à Rome pour échapper aux poursuites et aux châtiments qui punissaient les esclaves en fuite. En cherchant le réconfort dans la communauté chrétienne de Rome, il rencontre Paul, l'ami de son maître et la prédication de l'Evangile par Paul le convertit et il demande le Baptême. Mais, soit Paul connaît déjà son histoire soit Onésime la lui a racontée, Paul ne peut garder auprès de lui un esclave en fuite sans l'accord de son maître. C'est là le but de sa lettre.

Cette épître à Philémon va plus loin que la simple demande de pardon pour Onésime, elle nous donne des éléments importants pour bien comprendre les premières communautés chrétiennes. Elles se préparent doucement à une grande révolution des mœurs : la suppression de la conception même de l'esclavage. Tout homme, image de Dieu, est un frère pour tous les autres hommes et tout spécialement les chrétiens qui reconnaissent que le Fils de Dieu est mort pour sauver TOUS les hommes. Aucun homme ne peut être considéré comme la possession d'un autre homme.

Nous ne sommes pas Philémon, chrétien aisé de Colosses. Nous n'avons pas d'esclave, appelé Onésime ou autrement. Mais qu'en est-il de notre regard sur ceux qui nous entourent? Sur ceux qui sont à notre service d'une manière ou d'une autre? Les considérons-nous sincèrement comme des frères et des soeurs?

Cette réflexion sur notre vie de communauté, sur notre vie personnelle nous invite à regarder notre propre façon de vivre l'Evangile. Le pardon que Paul demande pour Onésime, il nous le demande à nous aussi pour tous ceux qui nous font mal, qui nous ont blessés, physiquement ou dans notre amour propre, tous ceux que nous jugeons sur les apparences et non sur le fond, tous ceux qui nous font peur et que nous ne cherchons pas à comprendre.

Alors mettons-nous à la place de Philémon, cherchons pour qui Paul nous demande le pardon, et surtout pardonnons de tout notre coeur.

Père JeanPaul Bouvier
Vicaire à saint Charles de Monceau


6 septembre 1998

Lycée Militaire d'Autun

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Ne rien préférer au Christ

Ce texte nous semble difficile, inhumain. Comment peut-on préférer le Christ à ceux qui nous ont donné la vie, d'autant que les commandements de Dieu nous demandent "honore ton père et ta mère. " (Ex 20,12)

Or Le Fils unique de Dieu le dit à ses Apôtres : "N'allez pas croire que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. " (Mt 5,17). C'est à dire que Jésus vient pour rendre la Loi complète sans changer un iota de cette Loi (cf. Mt 5,19). D'où notre incompréhension sur cette contradiction apparente dans le texte qui nous est proposé en ce dimanche.

Or, Jésus parle bien de préférence. Préférer une personne à une autre ne signifie pas que nous n'aimons pas la seconde. Lors d'un mariage il y a préférence pour fonder un foyer plutôt que de continuer à vivre avec le couple parental, cela ne signifie pas qu'il y a rejet de ceux qui nous ont accueillis et éduqués. De même, dans l'invitation à le suivre, le Christ nous propose une préférence, mais il nous demande également de continuer à exercer notre devoir d'état et à utiliser tous les dons qu'il a mis en nous.

Alors une phrase de saint Paul, l'Apôtre des gentils, revient en mémoire : "Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu " (1Co 10,31 ; cf. aussi Col 3,17). C'est ainsi que nous pouvons montrer la préférence qui est donnée au Père, par le Christ, dans l'Esprit. Dans l'Eglise il ne faut pas que chacun ait le même rôle, la même fonction ou le même charisme, c'est au contraire dans la diversité que l'Eglise devient le peuple de Dieu, manifestant au monde entier une réalité divine présente à tous les hommes.

" Les laïcs tiennent de leur union même avec le Christ Chef le devoir et le droit d'être apôtres. Insérés qu'ils sont par le baptême dans le Corps mystique du Christ, fortifiés grâce à la confirmation par la puissance du Saint-Esprit, c'est le Seigneur lui-même qui les députe à l'apostolat. S'ils sont consacrés sacerdoce royal et nation sainte (cf.1P2,4-10), c'est pour faire de toutes leurs actions des offrandes spirituelles, et pour rendre témoignage au Christ sur toute la terre. Les sacrements et surtout la sainte Eucharistie leur communiquent et nourrissent en eux cette charité qui est comme l'âme de tout apostolat. " (Concile Vatican II, 4ème session, décret "Apostolicam Actuasitatem " - 18 novembre 1965)

Notre préférence pour le Christ nous pouvons - et nous devons - la marquer avec ce que nous sommes, dans un esprit de prière et de fréquentation des sacrements pour aller toujours vers le Père en suivant le Christ.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Lycée Militaire d'Autun.


5 septembre 2004

Bosnie Herzégovine

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Pardon de Dieu, regrets des hommes

Onésime (cf. l’épître à Philémon) a commis une double faute importante : esclave païen, il a volé son maître Philémon et s’est enfui. Pour ce double crime, il mérite la mort par crucifixion. Ne sachant où aller, il trouve refuge auprès de saint Paul prisonnier, seule personne qu’il connaisse à Rome : saint Paul était un commensal de son maître à Colosses.

Ecoutant sans doute distraitement la prédication de saint Paul au début, il y fait de plus en plus attention, se convertit et l’Apôtre le baptise.

Par le Baptême, Onésime est absout spirituellement de ses péchés de vol et de fuite. Mais humainement ce n’est pas suffisant, saint Paul souhaite aussi qu’il aille demander la grâce à son maître et qu’il en reçoive le pardon. Mais comprenant qu’il serait difficile de garder auprès de lui un esclave ayant commis de telles fautes sans le punir, il demande à Philémon qu’après lui avoir pardonné, il le renvoie se mettre au service de la communauté chrétienne de Rome.

La pointe de cette péricope pour les chrétiens est double : nous avons le choix de nous mettre à la place d’Onésime ou de celle de Philémon, mais en fait nous tenons alternativement les deux suivant les circonstances.

A la place de Philémon, savons-nous toujours pardonner à ceux qui nous ont offensés ? Que ce soit matériellement ou d’une façon abstraite. Il ne s’agit pas d’oublier ou d’effacer la faute qui a été faite, mais de pardonner sincèrement et sans restrictions à un homme que le Christ nous demande de considérer comme un frère.

A la place d’Onésime, savons-nous demander simplement pardon, sans chercher d’excuses plus ou moins fallacieuses ? Que ce soit à Dieu, dans la confession des péchés ou bien aux hommes que nous avons offensés par nos attitudes ou nos paroles. La démarche d’Onésime vers Philémon ne devait pas être facile, mais il l’a fait pour montrer sa réelle conversion et en signe de regret de sa conduite passée.

Si nous ne savons pas demander pardon, peut-être est-ce parce que nous n’avons pas de vrais regrets. Demandons la Sagesse de la première lecture pour avoir la force de faire de telles démarches

père JeanPaul Bouvier
aumônier catholique en Bosnie Herzégovine


9 septembre 2007

Brigade Franco-Allemande

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Mesquin

(qui manque de grandeur d’âme, de noblesse et de générosité)

Le livre de la Sagesse constate que l’être humain est incapable de découvrir la volonté de Dieu parce qu’il est centré sur lui-même et qu’il n’envisage que son horizon immédiat. Il affirme que les ‘réflexions des hommes sont mesquines’.

Dans notre monde abreuvé de progrès scientifiques, cette affirmation pourrait prêter à sourire : l’homme comprend de mieux en mieux les mécanismes naturels et semble les dominer aisément ; pourtant les trois questions essentielles demeurent : ‘Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ?’ Les réponses données par la Science ne sont pas satisfaisantes.

Mais dans la suite de son raisonnement, l’auteur du livre de la Sagesse souligne que le Seigneur ne se résigne pas à cet égocentrisme humain et qu’Il nous attire vers Lui en donnant la Sagesse et l’Esprit Saint. Et par-là même, il nous donne des éléments de réponses à ces questions fondamentales.

L’Eglise a toujours identifié la Sagesse de l’Ancien Testament comme étant la personne du  Fils avant son incarnation. Alors à la lumière de ce mystère de Dieu fait homme, nous comprenons davantage la profondeur de ce passage : le Fils Unique nous a été donné pour que nous approchions toujours plus de la Révélation. La finale du livre de l’Apocalypse (dernier livre de la Bible chrétienne) affirme que toute la Révélation se trouve complètement dans ce livre et qu’on ne peut ni y ajouter ni y retrancher aucun texte. Grâce à la Parole de Dieu, nous avons la connaissance parfaite, comme dit saint Paul ce trésor nous le portons dans des vases d’argile (cf. 2Co 4,7) et nous n’avons pas le discernement pour profiter de cette connaissance mise à notre portée.

L’auteur du livre de la Sagesse donne la solution à toutes les générations futures : ‘Les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse[le Christ], ont été sauvés’.

Il nous revient, à nous qui avons été baptisés au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint de montrer à nos contemporains la justesse de ces affirmations par notre vie toute entière en avançant avec confiance sur ‘le chemin droit’.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse militaire


5 septembre 2010

Fort Neuf de Vincennes

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Qui aurait connu ta volonté ?

Dans le texte du livre de la Sagesse cette phrase n’est pas une question en elle-même mais une introduction aux constatations qui suivent : « si tu n'avais pas donné la Sagesse et envoyé d'en haut ton Esprit Saint » Cet auteur inspiré de l’Ancien Testament est – presque – un prédicateur de l’Alliance Nouvelle en soulignant que la volonté du Père ne peut être comprise que par les explications données par la Sagesse (que l’Eglise identifie à Jésus Christ) et grâce à l’Esprit Saint.

Tout au long de leurs récits, les évangélistes rapportent les pistes que Jésus nous donne pour accomplir la volonté du Père dans notre vie quotidienne. Saint Luc, dans l’évangile de ce dimanche, propose deux exemples donnés par le Christ : Bâtir une tour et Partir en guerre.

Bâtir une tour est une entreprise de longue haleine, il ne faudrait pas qu’elle s’écroulât au bout de quelques temps, elle doit être faite pour durer ; aussi son édification doit faire l’objet de grands soins et d’études approfondies pour vérifier si les moyens financiers ne manquent pas, si le sol convient pour ce genre de structure, si les matériaux sont adaptés, si l’architecte et les ouvriers sont compétents… Une fois la construction lancée, il faut aussi continuer à contrôler tous ces points.

Ainsi en est-il de notre foi, elle aussi doit être faite pour durer et au départ nous devons nous assurer que les éléments que nous avons reçus sont bien ceux transmis par les Apôtres, que les prédicateurs qui nous l’enseignent sont bien mandatés pour cela par l’Eglise et comme la construction de la tour, tout au long de notre vie nous vérifierons ces différents points pour être sûrs de ne pas nous égarer et ne pas travailler en vain (cf. épître aux Galates 2,2) La différence avec la tour est que notre vie chrétienne ne sera jamais complète et que nous aurons toujours à améliorer notre approche autant personnelle que communautaire du Père par le Fils dans l’Esprit.

Quant à partir en guerre, nous savons que l’Ennemi, le péché, est beaucoup plus fort que nous ; aussi ne laissons pas la tentation s’approcher de nous, lorsqu’elle est encore loin envoyons notre ambassadeur, le Christ c’est Lui qui imposera la paix, qui découragera l’Ennemi de venir nous attaquer. En mettant notre recours dans la force du Fils de Dieu nous serons apaisés, Lui sera vainqueur et nous le serons aussi par voie de conséquence.

Ainsi par notre foi, par notre confiance dans le Christ qui est auprès du Père comme un défenseur (cf. 1ère lettre de saint Jean 2,1) nous connaîtrons La volonté du Père pour notre vie quotidienne.

Père JeanPaul Bouvier


8 septembre 2013

Secteur Vermandois

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Priorités

Mardi 4 septembre, l’ensemble des journaux télévisés français utilisaient plus de la moitié du – peu de – temps qu’il leur est imparti avec des sujets tournant autour de la rentrée des classes : point de vue (sic !) des enfants entrant en maternelle, larmes et arguties des parents ‘abandonnant’ leur progéniture à des inconnus, avis autorisés de personnalités sur les ‘nouveautés’ de cette rentrée 2013 qui ne ressemblait à aucune des précédentes, commentaires de professeurs débutants ou confirmés, lycéens blasés… Les drames du Moyen-Orient, les catastrophes naturelles n’étaient qu’évoqués en fonction du temps qui restait disponible. Cela pose aux chrétiens une grave question sur notre société : comment peut-on s’extasier devant les pleurs d’un enfant qui entre à l’école et – dans le même temps – ignorer l’enfant qui meure sous les bombes ou les obus ?

Le lendemain, mercredi, les caméras étaient tournées vers les présidents allemand et français sur le site d’Oradour-sur-Glane où tous les habitants, hommes, femmes et enfants avaient été assassinés par un régiment SS en 1944. Emissions spéciales en direct, commentaires et discours déplorant l’extermination gratuite d’une population innocente, congratulations diverses se réjouissant de la coopération des deux peuples allemands et français, images chocs amplement diffusées. « Plus jamais ça ! » entend-on de part et d’autre, pourtant ce ne sont que des déclarations creuses de rodomonts qui constatent des massacres identiques mais ayant lieu actuellement dans d’autres pays que les nôtres.

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ! » (Jean 14,27) disait Jésus à ses disciples. Dans l’Angélus du dimanche 1er septembre, le pape François, avant de demander de prier pour la Syrie, se place sur un plan plus général : « Je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé. » Sera-t-il écouté ?

Nous nous sentons très démunis devant de telles situations, nous envions les soixante-dix disciples qui revenaient de mission en s’exclamant : « Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. » (Luc 10,17) mais en même temps nous entendons le Fils du Père nous dire : « cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. » (Matthieu 17,21) C’est exactement ce que nous propose le pape François : « organiser pour toute l’Église, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix » (ibidem) Sachons répondre à cet appel dans la foi.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


4 septembre 2016

Paroisses Nersle & Athies

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n°893


Commencer par s’asseoir

Pour beaucoup de personnes, chaque année, le mois de septembre est synonyme de changements depuis l’âge de trois ans à l’entrée à l’école maternelle. Il ne s’agit pas d’une remise en cause complète de ce que nous avons effectué mais de nouveaux challenges à relever se présentent : il ne saurait être question de ronronner sans évoluer, de faire un ‘copier-coller’ de ce qui a été fait lors des années précédentes.

Jésus met ses auditeurs en garde contre deux tentations opposées : élaborer des projets trop ambitieux (construire une tour sans pouvoir finir – entrer en guerre sans chance de vaincre) mais aussi contre des intentions trop timorées (vouloir suivre le Christ sans rien abandonner) Il recommande à ses disciples de ‘commencer par s’asseoir’ pour peser les enjeux de ce qu’il faut entreprendre.

Que veut dire cette expression dans ma vie de chrétien ? Ce n’est certainement pas un appel à l’oisiveté dans l’attente que les événements se présentent à moi ! Il s’agit avant toute chose de prendre le temps de se tourner vers le Seigneur afin de discerner si la vocation que je ressens vient bien de Dieu et non pas d’une simple envie personnelle : avant toute action, un temps de prière est essentielle, même – surtout – si la situation est urgente.

Les capacités qui me sont propres ne sont pas en cause, si Dieu me confie réellement une mission, l’Esprit Saint me donnera toutes les possibilités pour la réaliser : « ne vous inquiétez pas d’avance pour savoir ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint. » (Marc 13,11) ; phrase dans laquelle je peux remplacer les verbes ‘dire’ et ‘parler’ par le verbe ‘faire’.

Commencer par s’asseoir’ n’est donc pas seulement une évaluation de mon aptitude à effectuer ce qui m’est demandé, c’est avant tout une supplication où je dirai dans une attitude de prière : ‘Seigneur, je ferai ce que je pourrai faire, j’ai confiance que Tu feras le reste !’ L’accomplissement de cette mission dépend entièrement de cet acte de foi ; ce ne sont pas mes simples forces qui seront en œuvre : j’utiliserai les forces données par le Seigneur : « Je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » (Jean 14,12-13)

Commencer par s’asseoir’ consiste aussi à accepter le discernement de l’Eglise saint Paul lui-même va à Jérusalem pour faire vérifier par les Apôtres et les ‘anciens’ le bien-fondé de son enseignement (cf. Actes 15) Il est donc important de considérer que la mission n’est pas ‘mienne’, une possession personnelle mais je sais m’en détacher pour qu’elle entre, à sa place, dans la mission de toute l’Eglise.

Alors, je pourrai dire que je suis disciple du Christ.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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