20ème dimanche du
Temps Ordinaire
Année "C" saint Luc

1

Talmont/Gironde

20 août 1989

L'acte de contrition

2

Brigade Franco-Allemande

15 août 2007

Fête de l'Assomption - "Munificentissimus Deus" (Pie XII)

3

Secteur Vermandois

18 août 2013

L’entrave du péché

4

14 août 2016

L’angoisse de Jésus

Jérémie 38,4-6.8-10
Psaume 39
Hébreux 12,1-4
Luc 12,49-53

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20 août 1989

Talmont/Gironde

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L'acte de contrition

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon
infiniment aimable et que le péché vous déplait. Je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

La lecture de l'Ancien testament qui nous est proposée aujourd'hui nous montre que le peuple de Dieu rejette la Parole que Dieu lui envoie par son prophète Jérémie. Et c'est un Ethiopien, un étranger au peuple de Dieu, qui vient dire au roi : c'est mal!

Combien avons-nous de leçons à prendre d'un tel récit! Nous aussi, bien souvent, nous nous écartons volontairement de la Parole de Dieu et des non-chrétiens nous rappellent que nous ne sommes pas fidèles à notre Dieu. Alors nous avons l'attitude du roi d'Israël, nous nous reprenons, mais sans publicité, discrètement.

Pourtant le Christ avait prévu notre manque de foi, il nous a donné un sacrement, un signe sensible pour les hommes qui est efficace parce qu'il nous permet de changer notre coeur et qui vient de sa grâce, de son amour infini pour nous. Ce sacrement est le Sacrement de Réconciliation et de Pénitence.

Se réconcilier avec Dieu cela veut dire que Dieu attend un simple geste de notre part : venir le rencontrer à travers son ministre : nous sommes déjà pardonnés par le sacrifice du Christ mais pour se réconcilier il faut être deux, il faut que celui qui est pardonné l'accepte et le manifeste, c'est dans ce dernier point que nous comprenons la pénitence qui est moins une sanction qu'une démarche d'amour qui nous rapproche de Dieu.

Alors?..

Père JeanPaul Bouvier
Curé intérimaire de sainte Radegonde


15 août 2007

Brigade Franco-Allemande

Apocalypse 11,19-12,10
Psaume 44
1Corinthiens 15,20-27
Luc 1,39-56

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Tous ces arguments et considérations des saints Pères et des théologiens reposent sur l'Ecriture comme sur leur dernier fondement ; celle-ci nous fait voir en quelque sorte l'auguste mère de Dieu très intimement unie à son divin Fils et partageant toujours son sort. Il semble donc comme impossible de voir celle qui a conçu le Christ, l'a enfanté, nourri de son lait, tenu dans ses bras et serré sur sa poitrine, séparée de lui après cette vie terrestre sinon d'âme, du moins de corps. Puisque notre Rédempteur est le fils de Marie, il ne pouvait pas, lui, si parfaitement soumis à la loi divine, ne pas rendre honneur non seulement au Père éternel mais aussi à sa bien-aimée mère. Puisque donc il pouvait lui faire ce grand honneur de la préserver de la corruption de la mort, il faut croire qu'il l'a fait.

Il faut surtout se rappeler que, depuis le IIème siècle, la Vierge Marie est présentée par les saints Pères comme la nouvelle Eve, soumise sans doute au second Adam, mais très intimement unie à lui, dans le combat contre l'ennemi infernal, combat qui, tel qu'il est préfiguré dans le protévangile, devait aboutir à la victoire totale sur le péché et la mort, toujours unis entre eux dans les écrits de l'Apôtre des Gentils [Rm 5 et 6 ; 1Co 15,21-26.54-57]. Par conséquent, comme la glorieuse résurrection du Christ fut une partie essentielle et le dernier trophée de cette victoire, ainsi fallait-il que le combat livré par la Vierge Marie unie à son Fils se terminât par la glorification de son corps virginal ; le même Apôtre ne dit-il pas : "Lorsque... ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors se réalisera la parole de l'Ecriture : la mort a été engloutie dans la victoire " [1Co 15,54].

Aussi l'auguste mère de Dieu, unie d'une manière mystérieuse à Jésus Christ "dans un seul et même décret " de prédestination, immaculée dans sa conception, vierge très pure dans sa divine maternité, compagne généreuse du divin Rédempteur qui a remporté un triomphe total sur le péché et ses suites, a enfin obtenu, comme le couronnement suprême de ses privilèges, d'avoir été préservée de la corruption du tombeau et, comme son Fils, après avoir vaincu la mort, d'être élevée en corps et en âme à la gloire au plus haut des cieux, pour y resplendir comme une reine à la droite de son Fils, le roi immortel des siècles [1Tm 1,l7].

L'Eglise universelle, dans laquelle vit l'Esprit de vérité, qui la dirige infailliblement pour qu'elle arrive à la connaissance des vérités révélées, a manifesté sa foi de multiple manière au cours des siècles ; les évêques du monde entier demandent d'un accord presque unanime que la vérité de l'Assomption corporelle de la bienheureuse Vierge Marie dans le ciel soit définie comme un dogme de foi divine et catholique, cette vérité qui s'appuie sur l'Ecriture sainte, qui est enracinée dans le cœur, des fidèles, manifestée depuis les temps les plus reculés par le culte de l'Eglise, dans le plus parfait accord avec les autres vérités révélées, magnifiquement expliquée et exposée par les travaux, la science et la sagesse des théologiens. Pour ces motifs, nous croyons venu le moment fixé par les desseins de la divine Providence de proclamer solennellement cet insigne privilège de la bienheureuse Vierge Marie.

Après avoir très souvent adressé à Dieu nos supplications, invoqué la lumière de l'Esprit de vérité, pour la gloire du Dieu tout-puissant qui a répandu sur la Vierge Marie les largesses d'une bienveillance toute particulière, pour l'honneur de son Fils, roi immortel des siècles et vainqueur du péché et de la mort, pour une plus grande gloire de son auguste mère et pour la joie et l'exultation de toute l'Eglise, par l'autorité de notre Seigneur Jésus Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul et par notre propre autorité, Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que : l'immaculée mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste.

Par conséquent, si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, osait volontairement mettre en doute ce qui a été défini par Nous, qu'il sache qu'il a totalement abandonné la foi divine et catholique.

Constitution apostolique "Munificentissimus Deus" de Pie XII (1er novembre 1950)


18 août 2013

Secteur Vermandois

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L’entrave du péché

Le choix du mot par l’auteur et les traducteurs de l’épître aux hébreux est significatif, une entrave n’immobilise pas mais elle gène les mouvements notamment les déplacements. Dans un sens figuré, le péché ne nous empêche pas d’avancer vers le Royaume mais il entraine une pesanteur qui ralentit notre progression, nous amoindrit et nous décourage pouvant même aller jusqu’à la stagnation spirituelle.

Nous ne sommes pas objectifs par rapport à nos péchés, la parabole de la paille et de la poutre (cf. Matthieu 7,3-5) est toujours d’actualité : indulgents pour nos écarts, nous critiquons fermement les fautes des autres. L’examen de conscience qui est recommandé par l’Eglise est nécessaire pour nous mettre face à nos péchés et demander sincèrement le pardon au Père qui nous donnera la force d’enlever l’entrave qui affaiblit notre foi.

Dans ce but, l’auteur de l’épître aux hébreux nous propose de regarder la Passion du Christ, lui qui a voulu ‘se faire chair’ (cf. Jean 1,14) renonçant à sa qualité de Dieu, le Fils du Père, par amour de l’humanité. Il reprend ainsi un des thèmes chers à saint Paul : « Jésus Christ existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » (Philippiens 2,6-8)

Le péché, séparation volontaire de l’amour de Dieu, apparaît dans toute sa noirceur lorsque nous réalisons qu’il est la cause de la Passion de Notre Seigneur : il offre sa vie pour que nous soyons pardonnés. L’Eglise, dans ses ‘commandements’ invite les fidèles à confesser ses péchés (au moins) une fois l’an pendant la Semaine Sainte, c'est-à-dire le moment liturgique où les conséquences du péché sont particulièrement mises en évidence. Le conseil donné par l’épître aux hébreux : « Méditez l'exemple [du Christ] » permet au croyant de se rapprocher de la sainteté en éliminant toute source de découragement.

En entravant notre avancée vers la Gloire, le péché nous entraîne à commettre d’autres péchés par désespérance. La méditation de la Passion nous remet debout face à la vie et nous libère de ces enchaînements peccamineux : le péché est lui-même source de grâce pour qui se repend : « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ! » (Romains 5,20) Pour repartir vers le chemin du Royaume le Christ nous exhorte : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16,33)

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


14 août 2016

Secteur Vermandois

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n°889


L’angoisse de Jésus

Nous aurions tendance à penser que Jésus parce qu’il est la deuxième personne de la Sainte Trinité serait impassible, étranger à toute émotion. Les évangiles ne nous cachent pas les moments de sa vie où les émotions prennent le dessus, mais nous les occultons volontiers. Jésus  est ému par la foule venu accompagner Marthe et Marie dans le deuil de leur frère : « Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé. » (Jean 11,33) Il entre dans une juste colère jusqu’à devenir violent en voyant les marchands envahir la cour du Temple dans le but de faire des profits : « Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs. » (Jean 2,15) De nombreuses fois, il est pris de compassion pour la foule qui le suit (e.g. Marc 8,2) ou pour les malades qui viennent à lui dans l’espoir de guérir (e.g. Matthieu 20,34)

Toutes ces émotions ressenties par Jésus révèlent son humanité profonde et prouvent la réalité de son incarnation : le ‘Verbe’ s’est réellement fait ‘chair’ dans toutes ses dimensions : « Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » (Philippiens 2,7-8) Pleinement Dieu et pleinement homme : ‘Dieu né de Dieu […] il s’est fait homme’ (Credo)

L’angoisse de Jésus n’est donc pas une faille dans sa divinité mais l’expression de son humanité qui se manifeste dans une appréhension double : d’une part la perspective des supplices physiques qui lui seront infligés mais aussi la souffrance morale de ne pas avoir été compris et suivi par ceux-là mêmes qu’il est venu sauver ; d’autre part la peine qu’il ressent pour les hommes et les femmes qui continueront à s’entredéchirer même au sein des familles alors que celles-ci devraient être, par définition, un signe d’unité.

L’angoisse de Jésus atteint son paroxysme au jardin de Gethsémani où le stress lui fait transpirer du sang (cf. Luc 22,44) et elle ne s’achève que sur la croix lorsqu’il meurt en disant : « Tout est accompli » (Jean 19,30) Le salut de l’humanité est au prix du sacrifice du Christ : « Mon sang versé pour vous et pour la multitude »

La méditation  des mystères douloureux du chapelet nous permet d’approcher cette angoisse du Fils incarné et de prier avec Lui dans les épreuves que nous traversons afin qu’Il nous aide à les porter avec Sa force par le don de l’Esprit qu’Il nous a promis.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois
administrateur des paroisses de Nesle et Athies


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