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19ème dimanche du Temps Ordinaire
Année B - saint Marc

1Rois 19,4-8
Psaume 33
Ephésiens 4,30-5,2
Jean 6,41-51

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Fort Neuf de Vincennes

12 août 2012

Cherchez à imiter Dieu

2

Secteur Vermandois

9 août 2015

Ma chair donnée pour la vie du monde

12 août 2012

Fort Neuf de Vincennes

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Cherchez à imiter Dieu

Les Ephésiens, destinataires de cette épître de saint Paul, ont dû être surpris de cette demande : comment pourrait-on imiter l’Unique Dieu, l’Infini en toutes choses ? Et Jésus n’a-t-il pas dit aussi à ses disciples : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5,48) ?

A vue humaine cela est totalement impossible, nous nous confortons en pensant à l’adage  : « La perfection n’est pas de ce monde. » et nous continuons à vivre d’une façon non conforme au message de l’Evangile, sans complexe ni regret, sûrs que nous sommes que le Père dans son amour nous pardonnera nos – petits – écarts.

Saint Paul mettait en préambule de ce passage que ses correspondants avaient reçu en eux « la marque du Saint Esprit de Dieu » car Jésus l’a promis à ceux qui croiront en lui : « Mais quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu'il entendra, il le dira et il vous expliquera les choses à venir. » (Jean 16,13) confiants dans cette promesse, nous pouvons nous permettre de viser la perfection et de tenter d’imiter Dieu.

Après avoir donné quelques exemples concrets, saint Paul énonce son annonce de la Bonne Nouvelle dans une formule lapidaire : « Vivez dans l’amour du Christ ! » comme si cette phrase était un résumé de ce qu’il veut enseigner aux Ephésiens.

A travers les personnes habitant la ville d’Ephèse, l’Apôtre des Gentils s’adresse à tous les chrétiens du monde entier, qu’ils soient déjà décédés, vivants ou pas encore nés, ils sont destinataires de cette Parole que Dieu donne par son héraut.

Nous faisons partie de cette ‘foule immense que nul ne pouvait dénombrer’ (Apocalypse 7,9) nous qui avons reçu le Baptême. Nous sommes à la fois les récepteurs de l’Evangile en essayant ‘d’imiter Dieu’ dans notre vie quotidienne, mais aussi – en même temps – les émetteurs de cette Bonne Nouvelle par notre façon de vivre dans le monde sans être du monde (cf. Jean 17,15-16)

Cherchez à imiter Dieu’ est une formule provocante mais elle passe inaperçue dans les lectures du dimanche, que ce soit pour nous une façon de revivifier notre foi pour une pratique nouvelle conforme au Salut qui nous a été offert.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes


9 août 2015

n°828

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Ma chair donnée pour la vie du monde

L’incarnation du Fils éternel du Père est le centre même de la foi chrétienne. Homme et Dieu, le Christ vient dans le monde pour montrer aux hommes l’amour que Dieu leur porte. L’Homme, Sommet de la Création dans le premier récit de la Création (cf. Genèse 1,1-2,4a) premier élément créé pour lequel Dieu fait comme un écrin la nature environnante dont l’homme est le bénéficiaire et le responsable dans le second récit (cf. Genèse 2,4b-25)

« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jean 1,14) « il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect » (Philippiens 2,7) L’image laissée sur le Saint Suaire de Turin montre un homme véritable, de belle prestance, grand et musclé qui devait impressionner les foules déjà par son aspect ; rien à voir avec l’apparence frêle et décharnée que l’on voit sur la plupart de nos crucifix.

Aussi lorsqu’il parle d’offrir son corps en sacrifice comme l’‘Agneau de Dieu’ désigné par Jean-Baptiste (cf. Jean1,29.36) les auditeurs pensent à manger sa propre chair humaine. En effet, contrairement à l’holocauste où toute la bête est brûlée, dans les sacrifices offerts au Temple, la viande grillée de l’animal est partagée entre les donateurs et les prêtres et le reste est brûlé sur l’autel ainsi Dieu et les hommes partagent la même nourriture. « A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. » (Jean 6,66)

Mais de la même façon que son Corps est le nouveau Temple (cf. Jean 2,21), il donne à ses Apôtres son corps d’une autre manière : comme il l’avait annoncé« Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jean 6,51) lors du dernier repas qu’il a pris avec des Apôtres : « Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » (Marc 14,22)

Depuis, à l’instar de la génération de saint Paul : « J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis » (1Corinthiens 11,23) les chrétiens perpétuent ce mémorial et communient au Christ en recevant son Corps Sacramentel dans le Temple de son Corps mystique, l’Eglise.

Saint Paul prévient : « Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. » (Ibid. 11,26-27) Une attitude d’adoration de notre Seigneur est donc souhaitable lorsque nous nous approchons pour communier à la messe…

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


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