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4ème dimanche du Temps Ordinaire
Année B - saint Marc

Deutéronome 18,15-20
Psaume 79
1Corinthiens 7,32-35
Marc 1,21-28

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1

Lycé Militaire d'Autun

31 janvier 2003

Comprendre le Jubilé : L'indulgence jubilaire

2

Bosnie Herzégovine

29 janvier 2006

Un prophète comme toi

3

Brigade Franco-Allemande

1er février 2009

Non pas comme les scribes

4

Fort Neuf de Vincennes

29 janvier 2012

Un enseignement nouveau

5

Secteur Vermandois

1er février 2015

 

31 janvier 2000

Lycée Militaire d'Autun

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Comprendre le Jubilé : L'indulgence jubilaire

L'ouverture de la porte sainte de saint Pierre de Rome a inauguré, le 24 décembre 1999, l'année du grand Jubilé. Ce geste symbolique est un appel à la conversion.

Il en est de même pour l'indulgence, même si le principe de celle-ci est moins évident à comprendre. Il faut repartir de la distinction "faute" et "peine", à la base de la pratique de l'indulgence. Dieu nous fait miséricorde gratuitement, par le sacrement de Réconciliation et de Pénitence, mais ce pardon n'est pas un coup de baguette magique qui change automatiquement notre vie.

Il pardonne notre "faute" mais inscrire la conversion du cœur dans l'épaisseur de notre vie ne va pas sans "peine". Avant le XIIème siècle cette peine - souvent exigeante - était à accomplir avant l'absolution ; depuis lors la "pénitence" invite à prolonger l'effort de conversion, mais elle est souvent si dérisoire qu'elle en devient symbolique.

Les indulgences, toujours en lien avec le sacrement de Réconciliation et de Pénitence, sont apparues comme stimulant de cet effort de conversion, en lien avec la communion des saints car il y a une entraide dans le bien et l'Eglise va nous aider, raccourcissant ou supprimant la "peine", en puisant dans le trésor des mérites du Christ, de la Vierge et des saints, trésor qui lui a été confié.

L'indulgence liée au jubilé peut être l'occasion d'une redécouverte de l'exigence de conversion. Car nous pourrions être dans l'illusion si nous pensons que l'absolution de la "faute" signifie automatiquement et sans effort la rémission de la "peine" exigée par la réorientation de notre vie.

En nous remettant la peine, l'indulgence, par les conditions qu'elle requiert, nous rappelle qu'il y a une "pénitence", une conversion à vivre pour être concrètement fidèle, dans la durée, à la grâce du pardon. En effet le don de l'indulgence est lié à une sincère confession, à la participation fervente à la messe (but ultime de la démarche), à la prière pour l'Eglise et le Pape, à une démarche de prière dans une église jubilaire (ou tout simplement par un acte de charité concret).

L'indulgence, loin d'être une "braderie spirituelle" ou une "assurance tout risque", est un appel insistant de l'urgence de la conversion ; elle est un cadeau de l'Eglise pour nous stimuler, nous en redire la nécessité lancinante. Bref, comme un ultime "coup de grâce" à nous convertir en profondeur.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Lycée Militaire d'Autun


29 janvier 2006

Bosnie Herzégovine

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Un prophète comme toi

Le peuple hébreu dans le désert a rencontré le Seigneur, mais effrayé par la puissance de Dieu, il a délégué Moïse comme intermédiaire en demandant que le Seigneur se tienne loin d’eux.

« Ils ont raison, j’enverrai un prophète comme toi. » Dit Dieu.

C’est pourquoi les juifs de l’époque de Jésus attendait un grand prophète libérateur comme Moïse, annoncé par le retour d’Elie.

Comme toujours la réalisation d’une promesse du Seigneur est démesurée par rapport à la promesse elle-même. Ce n’est pas simplement un prophète comme Moïse que Dieu envoie mais la deuxième personne de la Trinité, le Fils éternel qui s’est fait chair.

En la personne de Jésus, de nature divine et de nature humaine, nous avons l’interprète par excellence : totalement homme, il comprend nos soucis et nos contingences matérielles du quotidien ; totalement Dieu, il exauce les prières que nous adressons au Père par son intermédiaire.

Le peuple hébreu pendant tout l’Exode n’avait que Moïse comme ambassadeur auprès du Seigneur, le seul homme à qui le Seigneur parlait face à face comme un ami à un autre ami. Ils avaient Aaron et ses fils qui offraient les sacrifices. Nous avons le Fils qui est notre avocat auprès du Père, mieux que n’importe quel homme pouvait le faire fût-il le plus grand des prophètes ; le grand prêtre du Temple Eternel qui offre sa vie en sacrifice une fois pour toute.

Ainsi la promesse du Seigneur à Moïse est-elle réalisée au-delà de ce qui était promis. Aujourd’hui nous bénéficions de l’Intercesseur par excellence mais trop souvent nous hésitons à lui confier nos soucis quotidiens. Remettons toute notre vie entre les mains de Dieu, Père, Fils et Esprit. Notre vie est comme la traversée du désert des hébreux : notre guide n’est plus une nuée ardente, mais le Fils qui met le Père à notre portée sans que nous ayons à le craindre.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Militaire Catholique en Bosnie Herzégovine


1er février 2009

Brigade Franco-Allemande

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Non pas comme les scribes…

Les juifs contemporains de Jésus, ont l’habitude d’aller à la synagogue pendant le sabbat pour y écouter la lecture e la Parole de Dieu et un commentaire qui y est fait par une des participants à la prière, en général quelqu’un qui est connu pour la sagacité de ses propos ; c’est pourquoi il est demander plusieurs fois à Jésus de faire lui-même le commentaire.

Ordinairement, c’est un scribe qui se lance dans un commentaire, une explication de texte pour mieux faire comprendre la profondeur du texte choisi et pour l’actualiser au nouveau contexte humain dans lequel les auditeurs se trouvent.

Ces homélies étaient sans doute très intéressantes, mais l’attention des personnes devait décroître au fur et à mesure du développement du discours. Même saint Paul, pharisien de formation, formé à la rhétorique par le célèbre rabbin Gamaliel, n’arrive pas à tenir la vigilance de l’assistance puisque le livre des Actes des Apôtres nous signale qu’un jeune homme s’est endormi pendant qu’il prêchait ! (cf. Ac 20,7-12)

Cela explique pourquoi les personnes présentes lors d’une prédication de Jésus sont subjuguées par ses paroles : il ne parle pas comme les scribes ! Il parle avec autorité ! Il ne présente pas la simple explication plus ou moins scolaire d’un passage mais l’essence même du texte et chacun ressent que ces phrases s’adressent directement à lui. Il est plus enthousiaste qu’un prédicateur habituel car la Parole de Dieu n’est pas un texte ordinaire, c’est une déclaration d’amour que le Père fait aux hommes.

A un autre moment, Jésus dit qu’il n’est pas venu pour abroger la Loi et les prophètes (c’est à dire l’Ancien Testament) mais l’accomplir, c’est à dire la rendre complète pour qu’elle soir compréhensible par tous les hommes. Tout le Nouveau Testament n’est donc que le complément de l’Ancien, la clef d’interprétation qui permet de s’approprier la Parole et d’en vivre pleinement.

Dans le Baptême, nous avons été configurés au Christ, adoptés par le Père à côté de son Unique Fils. Faisons donc que notre interprétation de la Parole soit aussi juste et captivante pour ceux qui nous entourent que celle de Jésus dans les synagogues ou sur les chemins de Palestine.

Père JeanPaul Bouvier


29 janvier 2012

Fort Neuf de Vincennes

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Un enseignement nouveau

Dans le missel à tranche dorée qui m’a été offert pour ma ‘communion solennelle’ il était écrit après le texte de l’Evangile entre parenthèses ‘Prône, Homélie ou Sermon’. Le ‘Prône’ consiste à mettre en évidence tel ou tel point de doctrine ou de la vie chrétienne, même s’il n’a qu’un lointain rapport avec les textes qui avaient été lus ; l’‘Homélie’ est une explication des textes lus et une actualisation de la Parole de Dieu dans la vie quotidienne ; le ‘Sermon’ est une reprise de la communauté présente  pour ses écarts vis-à-vis de la vie de foi. La même distinction devait exister à l’époque de Jésus et les rabbins devaient alterner ces trois possibilités.

Le renom de Jésus est tel que lorsqu’il se présente dans une synagogue pour y prier, le responsable lui demande de lire et de commenter l’Ecriture que ce soit à Nazareth (cf. Luc 4) ou bien à Capharnaüm (cf. Marc 1) L’enseignement de Jésus n’est pas à proprement parler nouveau car il n’est pas venu abolir l’Ecriture mais la compléter, c’est la façon dont il enseigne qui est totalement nouvelle : il ne s’arrête pas à ces trois distinctions de prêche mais plus profondément il fait percevoir à l’auditoire la saveur du texte, non pas par des paraphrases comme le font les ‘Midrash’ mais en permettant à chaque personne de recevoir cette parole dans son cœur et de la faire sienne : « Elle n'est pas dans les cieux, qu'il te faille dire : "Qui montera pour nous aux cieux nous la chercher, que nous l'entendions pour la mettre en pratique ?" Elle n'est pas au-delà des mers, qu'il te faille dire : "Qui ira pour nous au-delà des mers nous la chercher, que nous l'entendions pour la mettre en pratique ?" Car la parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique » (Deutéronome 30,12-14)

La nouveauté de l’enseignement de Jésus est de montrer que la Parole est vivante aujourd’hui dans le cœur des croyants : ce n’est pas un simple morceau de littérature qu’il faut étudier de façon intellectuelle (même si cela est nécessaire) mais une vraie Parole qui s’adresse individuellement au lecteur quelle que soit son époque. En se révélant maître de la Parole, Jésus se révèle Fils de Dieu dès lors la puissance de Dieu s’exprime en chassant les démons qui le reconnaissent et lui obéissent.

Ce petit passage nous permet de revoir notre conception de la Parole de Dieu. Trop souvent nous ‘décrochons’ à la première phrase en nous disant intérieurement : ‘Je connais – Je l’ai déjà entendu.’ Et notre esprit se met à vagabonder au lieu d’écouter ce que Dieu me dit dans cet instant ; dans cette lecture Dieu me parle personnellement. Evitons de dire : « Es-tu venu pour me perdre ? » et émerveillons-nous : « Voilà un enseignement nouveau proclamé avec autorité. »

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes


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  1. Secteur Vermandois


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