Vigile de Pâques
Année B - saint Marc

Genèse 1,1-2,2 - Psaume 103
Genèse 22,1-13.15-18 - Psaume 15
Exode 14,15-15,1a - Exode 15,2-17
Isaïe 54,5-14 - Psaume 29
Isaïe 55,1-11 - Isaïe 12
Baruch 3,9-15.32-4,4 - Psaume 18
Ezéchiel 35,16-17a.18-28 - Psaume 50
Romains 6,3b-11 - Psaume 117
Marc 16,1-7

1

Forces Armées de Guyane

19 avril 2003

La dignité de l'homme (Concile Vatican II)

2

Fort Neuf de Vincennes

7 avril 2012

Importance de la Vigile pascale

3

Athies & Nesle

31 mars 2018

Il vous précède en Galilée !

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19 avril 2003

Forces Armées de Guyane

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La dignité de l'humanité

§1. En réalité, le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné. Adam, en effet, le premier homme, était la figure de celui qui devait venir , le Christ Seigneur. Nouvel Adam, le Christ, dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l'homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation. Il n'est donc pas surprenant que les vérités ci-dessus trouvent en lui leur source et atteignent en lui leur point culminant.

§2. "Image du Dieu invisible" (Col. 1, 15) , il est l'Homme parfait qui a restauré dans la descendance d'Adam la ressemblance divine, altérée dès le premier péché. Parce qu'en lui la nature humaine a été assumée, non absorbée , par le fait même, cette nature a été élevée en nous aussi à une dignité sans égale. Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d'homme, il a pensé avec une intelligence d'homme, il a agi avec une volonté d'homme , il a aimé avec un cœur d'homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché .

§3. Agneau innocent, par son sang librement répandu, il nous a mérité la vie ; et, en lui, Dieu nous a réconciliés avec lui-même et entre nous , nous arrachant à l'esclavage du diable et du péché. En sorte que chacun de nous peut dire avec l'Apôtre : le Fils de Dieu "m'a aimé et il s'est livré lui-même pour moi" (Gal. 2,20). En souffrant pour nous, il ne nous a pas simplement donné l'exemple, afin que nous marchions sur ses pas , mais il a ouvert une route nouvelle : si nous la suivons, la vie et la mort deviennent saintes et acquièrent un sens nouveau.

§4. Devenu conforme à l'image du Fils, premier-né d'une multitude de frères , le chrétien reçoit "les prémices de l'Esprit" (Rm. 8,23), qui le rendent capable d'accomplir la loi nouvelle de l'amour . Par cet Esprit, "gage de l'héritage" (Eph. 1,14), c'est tout l'homme qui est intérieurement renouvelé, dans l'attente de "la rédemption du corps" (Rom. 8,23) : "Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts demeure en vous, celui qui a ressuscité Jésus-Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous (Rm. 8,11) . Certes, pour un chrétien, c'est une nécessité et un devoir de combattre le mal au prix de nombreuses tribulations et de subir la mort. Mais, associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, fortifié par l'espérance, il va au-devant de la résurrection .

§5. Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce . En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal.

§6. Telle est la qualité et la grandeur du mystère de l'homme, ce mystère que la Révélation chrétienne fait briller aux yeux des croyants. C'est donc par le Christ et dans le Christ que s'éclaire l'énigme de la douleur et de la mort qui, hors de son Evangile, nous écrase. Le Christ est ressuscité ; par sa mort, il a vaincu la mort, et il nous a abondamment donné la vie pour que, devenus fils dans le Fils, nous clamions dans l'Esprit: Abba, Père !

Concile Vatican II
Constitution Gaudium et Spes n°22
7 décembre 1965

7 avril 2012

Fort Neuf de Vincennes

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Importance de la Vigile pascale

La réforme liturgique de 1963, juste après la clôture du Concile Vatican II dont nous célébrons les 50 ans, a remis la Vigile Pascale à l’honneur comme une célébration particulièrement importante, comme dans les premiers siècles. Auparavant, l’‘Office de la Lumière’ était célébré le samedi matin, avec bénédiction du feu nouveau et allumage du cierge pascal millésimé ; quelques personnes y assistaient, peu nombreuses souvent uniquement le clergé local.

La succession des lectures de la Vigile de Pâques montre la pédagogie de Dieu qui progressivement prépare l’humanité à la révélation de son Amour. Depuis la Création où Dieu crée l’être humain à son image « Homme et femme il le créa ! » (Genèse 1,27) jusqu’à la promesse de mettre son Esprit dans le cœur de tous les croyants « Je vous donnerai un cœur nouveau et c’est un Esprit nouveau que je mettrai en vous : j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ezéchiel 36,26)

L’aboutissement de cette promesse constamment renouvelée dans l’histoire du Peuple de Dieu est dans la participation de tout chrétien à la mort et la Résurrection du Christ dans le Baptême : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. » (Romains 6,4) Nouvelle Création de l’être humain à l’image de Dieu en identifiant le Baptisé au Fils Ressuscité.

La liturgie Baptismale – même s’il n’y a pas de personne baptisée – rappelle à chacun de nous le Baptême que nous avons reçu et nous invite à vivre comme des personnes ressuscitées. Le cierge pascal et celui que nous levons pendant cette célébration est la lumière du Christ que nous essayons de suivre, petite flamme ténue lorsqu’elle est isolée mais qui illumine l’église parce qu’elle est multipliée par l’ensemble de la communauté.

« N’ayez pas peur ! » dit l’ange aux femmes venues au tombeau, cette phrase s’adresse aussi à nous qui sommes témoins de la Résurrection ; le Christ nous précède afin de nous préparer une place (cf. Jean 14) il nous fixe un rendez-vous pour que nous le retrouvions dans la gloire du Père éternel. Mettons tout en œuvre pour être présents à cette rencontre.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes

31 mars 2018

Paroisses Nesle & Athies

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n°1004

Il vous précède en Galilée !

Le ‘jeune homme vêtu de blanc’ délivre un message aux saintes femmes : « Il est ressuscité ! » Elles venaient toutes attristées d’avoir à donner à leur ami les derniers hommages qui sont dû aux défunts : nettoyer son corps couvert de sang et de boue et l’envelopper d’aromates, mais c’est une sépulture vide qui leur est montrée ! Quelles pensées pouvaient-elles avoir à ce moment-là ? Bien sûr elles avaient entendu les pharisiens qui prêchaient la résurrection des morts comme signe de la fin de temps. Mais aujourd’hui seule la tombe de Jésus est vide, les autres conservaient les corps qu’elles contenaient.

La seule preuve qui est donnée à ces femmes est la vacuité du tombeau : il n’y a plus de cadavre à l’endroit où Joseph d’Arimathie et Nicodème avaient déposé le corps sans vie de Jésus. Le IVème évangile précise que les linges mortuaires – le Saint Suaire – étaient restés en place. Les paroles qui leur sont dites ne les rassurent pas.

Le message que le ‘jeune homme vêtu de blanc’ leur demande de délivrer n’est pas très clair : que veut dire ce rendez-vous que Jésus donne à ses Apôtres en Galilée ? Presque tous sont Galiléens, Jésus les reverrait-il dans leur patrie ? Pourquoi les y précéder ?

Eclairée par la Résurrection et l’Esprit saint qui lui est donné, l’Eglise va pouvoir résoudre cette énigme. La véritable patrie dans laquelle le Seigneur Jésus donne rendez-vous en nous précédant est le Royaume de Dieu, celui à propos duquel il a dit : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (Jean 14,3). La rencontre en Galilée ne sera pas pour s’y installer mais au contraire pour être envoyé en mission : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28,19-20)

Par le Baptême nous sommes entrés dans le Royaume en espérance : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. » (Romains 8,24-25) Dieu le Fils nous donne le même rendez-vous et la même mission qu’à ses Apôtres : il nous précède dans notre Galilée.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la Paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la Paroisse sainte Radegonde d’Athies


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