Fête du Saint Sacrement du Corps
et du Sang du Christ

Année B saint Marc

Exode 24,3-8
Psaume 115
Hébreux 9,11-15
Marc 14,12-19.22-26

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1

Forces Armées de Guyane

21juin 2003

La présence réelle de notre Seigneur Jésus-Christ

2

Brigade Franco-Allemande

14 juin 2009

Le mystère de l’Eucharistie (saint Thomas d'Aquin)

3

Fort Neuf de Vincennes

10 juin 2012

Présence de Dieu

21 juin 2003

Forces Armées de Guyane

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La présence réelle de notre Seigneur Jésus-Christ dans le très saint Sacrement de l’Eucharistie

Chapitre 1

Le saint Concile enseigne et professe ouvertement et sans détour que, dans le vénérable Sacrement de la sainte Eucharistie, après la consécration du pain et du vin, notre Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est présent vraiment, réellement et substantiellement sous l’apparence de ces réalités sensibles. Il n’a’ a en effet aucune contradiction à ce que notre Sauveur siège lui-même toujours à la droite du Père dans les cieux, selon un mode d’existence qui est naturel, et à ce que néanmoins il nous soit, en d’autres lieux, sacramentellement présent en sa substance, dans un mode d’existence que nos mots peuvent sans doute à peine exprimer, mais que notre intelligence, éclairée par la foi, peut cependant reconnaître et que nous devons fermement croire comme une chose possible à Dieu.

C’est ainsi que tous nos prédécesseurs, qui ont vécu dans la véritable Eglise du Christ et qui ont traité de ce Sacrement très saint, ont professé très ouvertement que notre Rédempteur a institué ce Sacrement si admirable à la dernière Cène, lorsque après avoir béni le pain et le vin, il attesta en termes clairs et précis qu’il leur donnait son propre corps et son propre sang. Ces paroles rapportées par les saints évangélistes et répétées ensuite par saint Paul, comportant cette signification propre et très claire selon laquelle les Pères les ont comprises, c’est véritablement la plus indigne des hontes de voir quelques hommes opiniâtres et pervers les ramener faussement à des figures de style sans consistance et imaginaires, où se trouve niée la vérité du Corps et du Sang du Christ, contre le sentiment universel de l’Eglise.

Chapitre 4

Parce que le Christ, notre Rédempteur, a dit que ce qu’il offrait sous l’espèce du pain était vraiment son Corps, on a toujours eu dans l’Eglise de Dieu cette conviction que déclare de nouveau le saint Concile : par la consécration du pain et du vin s’opère le changement de toute la substance du pain en la substance du Corps du Christ et de toute la substance du vin en son Sang ; ce changement, l’Eglise catholique l’a justement et exactement appelé transsubstantiation.

Articles de condamnation

Canon 1 : Si quelqu’un nie que dans le très saint Sacrement de l’Eucharistie soient contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ et, par conséquent, le Christ tout entier, mais s’il dit qu’ils n’y sont qu’en signe ou en figure ou par leur vertu, qu’il soit anathème.

Canon 2 : Si quelqu’un dit que, dans le très saint Sacrement de l’Eucharistie, la substance du pain et du vin demeure avec le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, et qu’il nie ce changement admirable et unique de toute la substance du pain en son Corps et toute la substance du vin en son Sang, tandis que demeurent les apparences du pain et du vin, changement que l’Eglise catholique appelle de manière très appropriée transsubstantiation, qu’il soit anathème.

Décret sur la très sainte Eucharistie
Concile de Trente (XIXème œcuménique) - 13ème session 11 octobre 1551


14 juin 2009

Brigade Franco-Allemande

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Le mystère de l’Eucharistie

Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s’est fait homme.

En outre, ce qu’il a pris de nous, il nous l’a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l’autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui ; et il a répandu son sang pour qu’il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d’un lamentable esclavage, nous étions purifiés de tous nos péchés.

Et pour que nous gardions toujours la mémoire d’un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin.

Banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur ! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où on ne nous propose plus, comme dans l’Ancienne Alliance, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?..

Aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci : il efface les péchés, accroît les vertus et comble l’âme surabondamment de tous les dons spirituels !

Il est offert dans l’Eglise pour les vivants et les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le salut de tous.

Enfin, personne n’est capable d’exprimer les délices de ce sacrement, puisqu’on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa passion.

Il voulait que l’immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C’est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, alors qu’il allait passer de ce monde à son Père, il institua ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa passion, l’accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il laissa ce sacrement comme réconfort incomparable.

Saint Thomas d’Aquin
Lecture pour la fête du Corps et du Sang du Christ 57,1-4


10 juin 2012

Fort Neuf de Vincennes

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Présence de Dieu

L’épisode de l’Exode se situe juste avant les prescriptions que Dieu donnera à Moïse pour la construction de la ‘Tente de la Rencontre’ premier véritable sanctuaire du peuple hébreu. Il n’y a pas encore de prêtres définis : « Il chargea quelques jeunes israélites d’offrir des holocaustes et d’immoler au Seigneur de jeunes taureaux en sacrifice de paix. » (Exode 24,5) Le clergé constitué d’Aaron, frère de Moïse, puis de ses descendants directs sera instauré en même temps que la dédicace de la ‘Tente de la Rencontre’ (cf. Exode 40)

A l’époque de Jésus, le Temple de Jérusalem a succédé depuis le roi Salomon à l’édifice de toile de l’Exode, le clergé qui le dessert est nombreux, holocaustes et sacrifices sont offerts toute la journée. Le sang des bêtes sacrifiées est toujours mis à part et n’est jamais consommé. Les juifs viennent régulièrement en pèlerinage principalement lors des grandes fêtes de la Pâque, de la Pentecôte ou la fête des tentes. Les prêtres doivent offrir des sacrifices dans le but de se purifier afin d’exercer leur service devant Dieu.

Lorsque Jésus dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6,54) ses disciples sont choqués, le sang était considéré comme le siège de l’âme et l’idée de manger de la chair humaine révulsait les auditeurs. « Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. » (Jean 6,66)

Lors de la Cène, le Christ éclaircit cette prédication il offre son propre Corps, il va verser son propre Sang et il donne aux Apôtres un signe en changeant le pain de la Pâque et la coupe de vin du Messie en son Corps et son Sang : « Ceci est mon Corps. » (Marc 14,22)« Ceci est mon Sang, le sang de l’Alliance » (Marc 14,24) « Si quelqu'un nie que dans le très saint sacrement de l'Eucharistie soient contenus vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang conjointement avec l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ et, par conséquent, le Christ tout entier, mais s'il dit qu'ils n'y sont qu'en signe ou en figure ou par leur vertu, qu'il soit anathème. » (Concile de Tente 13ème session – 11 octobre 1551 : Décret sur la très sainte Eucharistie canon 1)

Le Fils de Dieu a fait le don de sa vie terrestre pour le pardon des péchés, mais son sacrifice est fait perpétuellement dans le Temple Céleste devant le Père (cf. Hébreux 9,11-12) et c’est à ce sacrifice que nous participons lorsque nous reconnaissons la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée qui nous est donnée. De même lorsque nous prenons un temps de prière devant le tabernacle ou devant une hostie exposée dans un ostensoir.

La fête ancestrale du ‘Saint Sacrement’ nous rappelle cette présence du Fils de Dieu parmi nous, il n’a pas quitté l’humanité lors de l’Ascension mais il l’a fait entrer dans le Royaume avec lui et il reste présent selon sa parole « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin de l'âge. » (Matthieu 28,20)

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes

Diocèse de Paris

  1. saint Michel des Batignolles
  2. saint Vincent de Paul
  3. saint Charles de Monceau

Diocèse aux Armées

  1. C.E.N. de Mururoa
  2. Lycée Militaire d'Autun
  3. Forces Armées de Guyane
  4. Garnison d'Angers et OPEX
  5. Brigade franco-Allemande
  6. Fort Neuf de Vincennes

Diocèse d'Amiens

  1. Secteur Vermandois
    • saint Jean-Baptiste
    • saint Joseph
    • Notre Dame de Moyenpont


Année B

  1. Temps de l'Avent
  2. Temps de Noël
  3. Temps du Carême
  4. Semaine Sainte
  5. Temps de Pâques
  6. Temps Ordinaire


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