Dimanche de la Pentecôte
Année "A"

1

Forces Armées de Guyane

19 mai 2002

Un enseignement sur la Confirmation

2

Garnison d'Angers

15 mai 2005

De Jean-Paul II à Benoît XVI

3

Brigade Franco-Allemande

10 mai 2008

La Confirmation - Concile de Florence (XVIIème œcuménique)

4

Fort Neuf de Vincennes

12 juin 2011

Le don de l’Esprit

5

Secteur Vermandois

8 juin 2014

Mission des Apôtres

6

Athies & Nesle

4 juin 2017

Il souffla sur eux

Actes des Apôtres  2,1-11
Psaume 103
1Corinthiens 12 ;3b-7.12-13
Jean 20,19-23

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19 mai 2002

Forces Armées de Guyane

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Un enseignement sur la Confirmation

Au début du christianisme, le Baptême était célébré par l'évêque, en général pendant la veillée pascale, entouré de ses prêtres et de ses diacres, à l'extérieur de la cathédrale dans le Baptistère qui contenait la piscine baptismale ; le Sacrement se faisait alors par immersion, adultes ou jeunes enfants. L'évêque Baptisait, Confirmait et donnait la première Communion dans la même célébration.

L'accroissement rapide de l'Eglise a entraîné une délégation aux diacres et aux prêtres pour baptiser et aux prêtres pour présider la messe.

Les églises de rite oriental - orthodoxes ou catholiques - ont gardé l'aspect primitif du Baptême et le prêtre confère dans la même célébration Baptême, Confirmation, Communion.

Les églises occidentales ont choisi de réserver la célébration de la Confirmation à l'évêque en lui donnant le signe d'une appartenance à une église locale. Les diacres ou les prêtres baptisent d'une façon habituelle mais c'est l'évêque local, successeur des Apôtres qui se déplace - ou donne délégation spécifique - pour confirmer.

Au début du XXème siècle, les sacrements de Confirmation et de la Communion étaient donnés tardivement, vers la fin de l'école primaire à l'âge 10/11 ans ce qui était pour la plupart des enfants l'entrée dans le monde du travail et le monde des adultes. Lorsque l'évêque passait en visite pastorale, tous les deux ou trois ans, il confirmait tous ceux qui correspondaient à cette tranche d'âge. Le pape Pie X demanda à ce que la Communion soit donnée plus tôt aux enfants, dès qu'ils savaient reconnaître que l'hostie qu'ils recevaient n'était plus du pain mais venait de Dieu. Il fut fixé l'âge de sept ans. Dans l'esprit de saint Pie X, la Confirmation devait avoir lieu dans la célébration de la première communion.

Mais la tradition populaire conserva une célébration dans l'église du village pour marquer l'entrée dans l'âge adulte et le monde du travail à la fin de l'école primaire : la Communion solennelle qui est devenue ensuite la Profession de foi, rénovation et appropriation par l'adolescent de la profession de foi faite en son nom par ses parrains et marraines le jour de son Baptême. Cette célébration n'a plus rien à voir avec l'entrée dans la vie active.

Quant à la Confirmation, la tendance actuelle serait d'en faire le sacrement du militant alors qu'il s'agit d'une grâce de Dieu qu'aucune force humaine ne pourrait acquérir si elle n'était donnée

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique des Forces Armées en Guyane

10 mai 2008

Brigade Franco-Allemande

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La Confirmation

Le deuxième sacrement est la confirmation. Sa matière est le chrême, composé d'huile, qui signifie la pureté de la conscience, et de baume, qui signifie l'éclat d'une bonne réputation ; il est béni par l'évêque. Sa forme est : «Je te confirme par le chrême du salut, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

Le ministre ordinaire est l'évêque. Tandis qu'un simple prêtre a le pouvoir de faire les autres onctions, celle-ci ne doit être donnée que par l'évêque. Car nous lisons que seuls les Apôtres, dont les évêques tiennent la place, donnaient le Saint Esprit en imposant les mains. La lecture des Actes des Apôtres le montre clairement  «Apprenant que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu, les Apôtres, qui étaient à Jérusalem, y envoyèrent Pierre et Jean. Quand ils y furent descendus, ils prièrent pour eux, afin que l'Esprit Saint leur fût donné  il n'était encore venu sur aucun d'eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors, ils leur imposèrent les mains et ils reçurent l'Esprit Saint» [Ac 8,14-17]. Cette imposition des mains, c'est la confirmation donnée dans l'Eglise. Nous lisons cependant que parfois une dispense du Saint-Siège, donnée pour un motif raisonnable et très urgent, autorise un simple prêtre à administrer ce sacrement de confirmation avec le chrême béni par l'évêque.

L'effet de ce sacrement est de permettre au chrétien de confesser courageusement le nom du Christ, puisque l'Esprit Saint y est donné pour le rendre fort, comme il a été donné aux Apôtres au jour de la Pentecôte. Ce qui fait que le confirmand reçoit une onction sur le front, où la honte se manifeste, pour ne pas rougir de confesser le nom du Christ et surtout sa Croix, qui est «un scandale pour les Juifs et une folie pour les païens», comme dit l'Apôtre [1Co 1,23]. C'est pourquoi on le marque du signe de la Croix.

Concile de Florence (XVIIème œcuménique)
Bulle «Exsultate Deo» d’Eugène IV (22 novembre 1439)
Décret pour les Arméniens

15 mai 2005

Garnison d'Angers

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De Jean-Paul II à Benoît XVI

Chacun a en mémoire l’hommage universel qui a été rendu à Jean-Paul II à l’occasion de son départ terrestre. Ce pape a profondément marqué le dernier quart du XXème siècle, non seulement dans l’Eglise, mais aussi à l’extérieur de l’Eglise, dans les relations internationales. Ses nombreux voyages lui ont permis de rappeler l’essentiel de la foi et l’intemporalité de la doctrine.

Le pape Jean-Paul II était aidé dans cette tâche par le Cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la congrégation de la doctrine de la foi. Ils étaient donc sur la même ‘longueur d’onde’.

A peine élu pape sous le nom de Benoît XVI, le même homme, Joseph Ratzinger, est suspecté d’avoir des positions doctrinales plus sévères que celles de Jean-Paul II alors qu’il en était le maître d’œuvre ! Peut-on imaginer jugement plus péremptoire et moins fondé ?

Il est un détail qui semble échapper à ces juges téméraires, le pape, dans la foi catholique, est élu par le collège des Cardinaux de moins de 80 ans. Mais ce n’est pas une élection humaine, elle s’effectue dans un climat de prière sous l’inspiration de l’Esprit Saint. En 1978, l’Esprit avait mis en avant le cardinal, archevêque de Cracovie en Pologne, Karol Wojtyla, en 2005, il met en avant le cardinal, ancien archevêque de Munich en Allemagne, Joseph Ratzinger.

N’ayons pas peur avait dit Jean-Paul II ! Et il avait raison : le Seigneur suscite toujours les hommes dont il a besoin aux époques où il en a besoin. Les catholiques ne doivent pas douter que Benoît XVI est l’homme qu’il faut pour notre époque.

Aumônier Militaire Catholique JeanPaul Bouvier

12 juin 2011

Fort Neuf de Vincennes

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Le don de l’Esprit

Les Apôtres sont à nouveau les ‘Douze’ : entre l’Ascension et la Pentecôte la place de Judas a été prise par Matthias (cf. Actes 1,15-28) Ce sont des hommes exceptionnels qui sont irremplaçables ; d’autres hommes pourront leur succéder mais de manière fondamentalement différente.

Outre leur connaissance personnelle du Sauveur et de son message, ils n’ont pas vécu les Sacrements de la même façon que celle dont ils vont les transmettre.

L’eucharistie vient en premier lieu : ils ont été témoins oculaires de la Cène à laquelle, à travers le temps et l’espace, nous participons par la foi en reconnaissant le Christ présent à l’autel dans son Corps et son Sang mais aussi dans le célébrant qui est alors ‘In personna Christi’.

Quant aux trois Sacrements qui sont dits ‘à caractère’ parce qu’ils changent les personnes qui les reçoivent et qu’ils ne peuvent être donnés une seconde fois, le Baptême, la Confirmation et l’Ordination, ils leur ont été conférés en une seule fois de façon extraordinaire par la théophanie de la Pentecôte. Sans doute étaient-ils allés recevoir le baptême de Jean dans un désir de conversion (cf. Matthieu 4,18-22) mais ils n’avaient pas reçu l’Esprit Saint.

Cet événement les transforme, de pusillanimes terrés dans le Cénacle par peur des représailles, ils sortent sur la terrasse pour prêcher la Résurrection au vu de tous les pèlerins qui sont venus nombreux à Jérusalem pour cette fête juive importante. Ils ne se cachent plus, ils ont compris les mots que le Christ leur répétait avant la Résurrection : « N’ayez pas peur ! » (cf. Matthieu 17,7 ; Jean 6,20)

L’Esprit Saint les pousse à annoncer l’évangile comme la faim pousse à manger et la soif à boire, c’est un besoin impérieux comme l’écrit saint Paul : « Annoncer l'Évangile en effet n'est pas pour moi un titre de gloire; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » Les mots leur viennent aisément que ce soit le jour de la Pentecôte devant les foules de Jérusalem ou devant les autorités juives ou romaines.

L’effusion de l’Esprit n’est pas réservée aux seuls Apôtres même si la leur a été exceptionnelle ; les disciples qui ont suivi les prédications apostoliques au long des siècles ont bénéficié aussi des dons de l’Esprit Saint par les Sacrements cités plus haut. Baptême, Confirmation et Ordination sont les seuls Sacrements où le célébrant utilise le Saint Chrême consacré par l’évêque le Jeudi Saint. Cette huile est le signe visible de l’action de l’Esprit qui pousse le croyant à proclamer la Résurrection du Christ et le Salut qui est offert à tout le genre humain.

La fête de la Pentecôte célébrée de nos jours n’a pas pour seul but de rappeler ce qui s’est passé cinquante jours après la victoire du Fils de Dieu sur la mort mais aussi et surtout de raviver en chacun de nous les paroles de la Confirmation : « Reçois l’Esprit Saint le don de Dieu ! »

Père JeanPaul Bouvier
aumônier du Fort Neuf de Vincennes

8 juin 2014

Secteur Vermandois

n° 756

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Mission des Apôtres

Trois évangélistes n’utilisent qu’une seule fois le terme d’Apôtre dans tout leur évangile Saint Matthieu pour désigner les Douze que Jésus choisit parmi ses disciples (Matthieu 10,2) Saint Marc lorsque ces hommes reviennent de la mission que Jésus leur avait confiée (Marc 6,30) Le IVème évangéliste n’emploie ce mot que dans une comparaison (Jean 13,7) Tous  les trois sont juifs et ils prennent ce mot dans son sens propre d’‘envoyé’. Saint Luc, d’origine grecque, l’utilise plus abondamment surtout dans le livre des Actes et il lui donne en plus un sens figuré de témoin qu’il définit dans le remplacement de Judas : « Qu’un autre prenne sa charge. Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. » (Actes 1,20-22)

Jusqu’à l’événement de la Pentecôte, ces hommes sont essentiellement des disciples du ‘Rabbi Jésus’ ; après avoir reçu l’Esprit Saint, ils deviennent Apôtres, dépositaires de la foi et propagateurs de la Bonne Nouvelle du Salut offert aux hommes par le sacrifice du Fils du Père céleste. Ils sont la référence incontournable parce qu’ils ont été institués par le Christ ressuscité qui leur donne le pouvoir sur les péchés. Dès que des questions se posent, ils sont consultés pour connaître la doctrine à retenir et la conduite à suivre. Leurs décisions sont prises dans la prière au point qu’ils peuvent affirmer : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé… » (Actes 15,28) Comme les ‘Douze’ Saint Paul se donne à lui-même le titre d’Apôtre parce qu’il est envoyé par le Christ dans une mission particulière, évangéliser les païens, selon la révélation faite à Ananie : « car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. » (Actes 9,15)

Si, dans les premiers temps, les chrétiens pensaient que le retour du Christ était imminent : « ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. » (1Thessaloniciens 4,16-17) Il a fallu faire face à la disparition des Apôtres et établir des hommes sur toutes les communautés locales, des hommes qui ‘veilleraient sur’ (episcopos) la véracité de la foi et de la doctrine et qui continueraient la mission des Apôtres dans le monde selon le commandement du Christ Jésus : « De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. » (Matthieu 28,20)

Le jour de la Pentecôte, les Apôtres montèrent sur la terrasse et haranguèrent les foules venues en pèlerinage à Jérusalem. Chacun les comprenait dans leur propre langue. Aujourd’hui l’Eglise parle toutes les langues par la parole des évêques du monde entier. La mission des Apôtres continue : « la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » (Matthieu 11,5)

Père JeanPaul Bouvier
Curé  in solidum du secteur Vermandois

4 juin 2017

Paroisses Nesle & Athies

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n°945

Il souffla sur eux

En hébreu, comme en français, ‘souffle’ et ‘esprit’ ont la même racine étymologique. Autrement dit, dans la Bible, les expressions le ‘Souffle de Dieu’ et l’‘Esprit de Dieu’ sont synonymes. La venue du Christ, Fils incarné du Père, et la promesse qu’il fait à ses disciples d’envoyer le ‘Défenseur’, permet de mieux comprendre certains passages de l’Ancien Testament.

« Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. » (Genèse 2,7) dès la rédaction de ce plus ancien récit de la Création (#950 ans avant Jésus-Christ) l’auteur inspiré par Dieu affirme que l’homme ne peut être vivant que par la grâce du ‘souffle de vie’ qui vient de Dieu.

Quelques siècles après (VIème siècle avant Jésus-Christ), une autre révélation est donnée aux hommes : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. » (Genèse 1,1-2) La conception de Dieu s’est épurée grâce aux réflexions théologiques que l’épreuve de l’Exil à Babylone a suscitées, mais l’importance du ‘souffle de Dieu’ est conservée.

L’auteur du IVème évangile maîtrise les Ecritures et la tradition juive ; lorsqu’il précise que, le ‘premier jour de la semaine’ (v.19 # Genèse 1,5), Jésus Ressuscité ‘souffla sur eux’ (v.22 # Genèse 2,7)), il exprime ainsi une nouvelle création : Dieu, Père, Fils et Esprit, suscite ainsi un homme nouveau, recréé dans son état originel. Saint Luc, issu du paganisme grec, est plus sensible à l’épisode des ‘langues de feu’ qui viennent ‘sur chacun d’eux’ (Actes 2,3)

Pendant la Semaine Sainte, à la messe Chrismale, l’évêque consacre le Saint Chrême en soufflant sur l’huile parfumée ; il lui transmet ainsi l’Esprit Saint qu’il a lui-même reçu lors de son ordination épiscopale dans la tradition apostolique. Le Saint Chrême est un signe de la transmission de l’Esprit Saint et doit donc être traité avec le respect qui convient  un tel signe !

Dans le Baptême et la Confirmation le Saint Chrême est mis sur le front de la personne qui reçoit le Sacrement, en signe que l’Esprit Saint pénètre en lui ; dans l’Ordination d’un prêtre, il reçoit le Saint Chrême sur les paumes, signe qu’il transmet l’Esprit par imposition des mains.

Ainsi ces Sacrements sont des pentecôtes personnelles où chacun d’entre nous reçoit l’Esprit pour que chacun puisse  ‘s’exprimer selon le don de l’Esprit’ (Actes 2,4)

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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