5ème dimanche de Pâques
Année "B"

Actes 9,23-31
Psaume 21
1Jean 3,18-24
Jean15,1-8

1

Brigade Franco-Allemande

10 mai 2009

La Vigne (Pierre Bougie, PSS)

2

Fort Neuf de Vincennes

6 mai 2012

L’accréditation de saint Paul

3

Secteur Vermandois

3 mai 2015

L’image de la Vigne

4

Athies & Nesle

29 mai 2018

Gaudete et exultate

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10 mai 2009

Brigade Franco-Allemande

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La vigne

La vigne est une plante merveilleuse. Elle représente très bien ce qu'est la vie. En hiver, elle est réduite à peu de chose mais quand vient le printemps, elle se gonfle de sève, il lui pousse des feuilles et après des raisins. De la vigne provient donc le bon vin fait avec les raisins pressés. La vigne dans le texte biblique, symbolise le peuple d'Israël : Dieu est le vigneron qui s'occupe de sa vigne. En Grèce, la vigne symbolisait la plénitude de la vie. Elle était consacrée à Dionysios, le dieu de l'extase, de l'ivresse, de la métamorphose et de la régénération, de tout ce qui vit. Quand il se qualifie de « vigne véritable », Jésus reprend toutes les attentes que les hommes ont mises, depuis toujours, dans la vigne.

Jésus évoque deux images liées à la vigne. D'abord, le lien étroit entre cep et sarment : image qui symbolise la relation forte qu'entretient Jésus avec les siens. Sans lui, on ne peut porter de fruit. La seconde image est celle du vin, ce vin qui donne à la vie un goût nouveau. Le vin est le sang de la terre. Pour les Grecs, il était le sang de Dionysos, élixir de vie et breuvage d'immortalité. Jésus accomplit l'aspiration que les Grecs avaient mise en Dionysios, celle de l'extase et de la plénitude de vie. Jésus veut être le vin qui nous enivre et nous remplit d'amour et de joie.

Quoi penser s'il avait dit : Je suis une tisane digestive. Jésus, nous associerions, alors l'ascèse, la prudence et un souci de soi excessif. Mais il s'est comparé à la vigne et au vin. Il se veut, pour nous, source de douceur et de saveur.

Pierre Bougie, PSS, bibliste
Professeur au Grand Séminaire de Montréal

6 mai 2012

Fort Neuf de Vincennes

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L’accréditation de saint Paul

De retour à Jérusalem après son séjour à Damas où il a été baptisé par Ananie, saint Paul cherche en rencontrer les Apôtres mais ceux-ci sont méfiants : n’est-ce pas une ruse pour les démasquer et les livrer au pouvoir religieux ? Paul est connu pour être un pharisien intransigeant éduqué par Gamaliel, un des maîtres pharisiens parmi les plus  importants. Se peut-il qu’il ait changé au point de croire réellement et sincèrement à l’Evangile. Barnabé, un lévite originaire de Chypre (cf. Actes 4,36) – donc de langue grecque – qui va présenter Paul aux Apôtres en leur racontant comment le Christ lui est apparu. Dès lors les Apôtres l’autorisent à prêcher avec eux spécialement aux personnes de langue grecque.

La mission de saint Paul lui a été confiée directement par le Christ lui-même : « Je te délivrerai du peuple et des nations païennes, vers lesquelles je t'envoie, moi, pour leur ouvrir les yeux, afin qu'elles reviennent des ténèbres à la lumière et de l'empire de Satan à Dieu, et qu'elles obtiennent, par la foi en moi, la rémission de leurs péchés et une part d'héritage avec les sanctifiés. » (Actes 26,17-18) Malgré cela, l’‘Apôtre des Gentils’ a eu besoin de l’aval de l’Eglise pour se mettre à prêcher. En effet, déjà, des hommes prêchent la Bonne Nouvelle en leur nom propre et non pas au Nom de Jésus, ils troublent les chrétiens et cela entraînera la convocation de l’Assemblée de Jérusalem (vers 49) : « Ayant appris que quelques-uns uns des nôtres vous ont troublés par leurs paroles et ont bouleversé vos âmes, et sans mandat de notre part, nous avons décidé d'un commun accord de choisir des hommes et de vous les envoyer avec nos chers Barnabé et Paul. » (Actes 15,24-25) Paul et son ‘parrain’ Barnabé sont envoyés par l’Assemblée des ‘Anciens’, investis de la mission de remettre les esprits en ordre et d’annoncer l’Evangile de façon conforme à la foi de l’Eglise.

Pour nous aujourd’hui, nous pouvons nous sentir investis d’une mission qui nous est propre et que nous pensons venir de l’Esprit Saint, mais nous avons besoin du discernement de l’Eglise pour être sûrs qu’il s’agit bien de l’annonce de l’Evangile et non pas une considération personnelle de la foi que nous estimerions universelle.

Une semaine après le dimanche des vocations, ce texte nous éclaire, il ne peut pas y avoir de vocation qui ne soit que personnelle : pour qu’elle soit fructueuse, elle doit être rattachée à la Vigne (l’Eglise) dont le Seigneur est le vigneron attentionné.

Ainsi dans certains cas nous aurons à confirmer telle ou telle vocation et à la favoriser au nom de l’Eglise et dans d’autres cas nous aurons à être avalisé par l’Eglise pour notre propre vocation. Dans les deux cas, faisons-le avec humilité et confiance en l’Esprit.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes

3 mai 2015

Secteur Vermandois

n° 815

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L’image de la Vigne

Avant même que les prophètes s’emparent de cette image pour désigner le Peuple de Dieu, les auteurs du Pentateuque, inspirés par Dieu, avaient utilisé la vigne dans son symbolisme le plus fort. Dès que la terre ferme est apparue après le Déluge, Noé descendant de l’arche plante une vigne pour signifier le renouveau de l’humanité. Dans cette esprit, l’imagination populaire a transformé les ‘feuilles de figuier’ cousues par Adam pour cacher sa nudité (cf. Genèse 3,7) en une feuille de vigne sans doute parce qu’elle dissimule la source de toute l’humanité.

L’allégorie à laquelle Jésus se réfère le plus souvent est celle que le prophète Isaïe utilise pour montrer au peuple d’Israël combien il est peu reconnaissant par rapport aux dons que Dieu lui a donnés et qui sont comparés aux soins consciencieux qu’un vigneron attentif apporte à la vigne dont il a la charge.

Jésus se présente comme le ‘fils du propriétaire’ venu réclamer le produit de la vigne aux vignerons indignes qui le rejettent ‘hors de la vigne’ et le tuent (cf. Marc 12,5-8) ; il montre par cette parabole que le Peuple Elu rejette le Fils de Dieu et le tuent ‘hors du peuple’ par l’intermédiaire des romains.

Dans le IVème Evangile, Jésus s’identifie au ‘cep’, c'est-à-dire à la racine de la vigne, tout vient par lui ; il offre ainsi une image de la Sainte Trinité : le Fils est enraciné dans le Père comme le cep dans la terre, il envoie l’Esprit de Dieu aux hommes comme le cep fournit la sève aux sarments à partir des nutriments de la terre. Si le sarment est coupé, la sève ne parvient plus jusqu’à lui et il se dessèche, de même celui qui se coupe volontairement du Fils se prive de l’Esprit Saint.

Les soins que les vignerons prodiguent aux sarments qui portent du fruit évoquent l’attention que le Père porte à ceux qui le cherchent en leur permettant de se débarrasser de ce qui est inutile pour être en pleine communion avec Lui. De même que les sarments ne font rien de leur propre chef mais porte du fruit parce qu’ils ont été émondés, de même le chrétien reçoit cette purification du Père ce qui lui permet d’être témoin de la Bonne Nouvelle.

En d’autres termes, ce ne sont pas mes œuvres – si pieuses soient-elles – qui me font rencontrer Dieu, mais c’est parce que j’ai rencontré Dieu que mes œuvres sont de réels témoignages : « la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. En revanche, on va dire : ‘Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.’ » (Jacques 2,17-18)

« Demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. » (Jean 15,7) Par ce conseil, l’évangéliste nous invite à faire confiance à Celui qui nous aime, la réalisation n’est pas souvent celle que nous attendions, mais ce que nous demandons devient toujours réel.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois

29 avril 2018

Paroisses Nesle & Athies

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n°1008

Gaudete et exultate

« Soyez dans la joie et l’allégresse » Tel est le titre sous lequel le Saint Père donne à l’Eglise son Exhortation Apostolique. Le pape François y développe un nouvel ‘appel à la Sainteté dans le monde actuel’. Il donne dans ce texte de nombreux exemples de ‘sainteté anonyme’ qui ne sont pas notés au ‘martyrologe’ mais qui n’en sont pas moins réels.

En lisant le passage de la première épitre de saint Jean proposée en ce cinquième dimanche de Pâques, le pape François semble développer ce que saint Jean écrivait déjà à ses correspondants : « Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. » (1Jean 3,18)

L’appel à la sainteté n'est pas une nouveauté, c’est un thème récurrent dans toute la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Les croyants ne peuvent être que saints puisque le Dieu qu’ils ‘adorent en esprit et en vérité’ (cf. Jean 4,24) est saint. C’est ainsi que Dieu se révèle à son peuple dans le désert : « Car moi, le Seigneur, je vous ai fait monter du pays d’Égypte pour être votre Dieu : vous serez donc saints car moi, je suis saint. » (Lévitique 11,45) Ce que rappelle Jésus à ses Apôtres dans des termes similaires : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5,48)

La contemplation de Dieu dans sa Sainteté est une source de joie pour tous ceux qui croient en lui, de très nombreux psaumes reprennent cette idée : s’approcher de Dieu dans la foi donne une joie profonde : « La joie de notre cœur vient de lui, notre confiance est dans son nom très saint. » (Psaume 33[32],21) Aux serviteurs qui ont fait fructifier les talents que le maître leur avait confiés se voient invités à ‘entrer dans la joie de leur maître’ (cf. Matthieu 25,21.23)

Le pape François nous rappelle par cette Exhortation que la sainteté doit être accompagnée de joie et d’allégresse. Si les chrétiens manifestent leur adhésion à la foi de l’Eglise avec des têtes de six pieds de long, comment peuvent-ils annoncer que l’Evangile est réellement une ‘Bonne Nouvelle’ ? Il n’est pas question d’exubérance mais d’une joie sereine, simple et profonde d’être sauvés par l’amour du Père qui a accepté le sacrifice de son Fils pour que nous ayons l’Esprit de discernement.

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! » (Psaume 95[94],1-2) Ces versets commencent la prière des prêtres, religieux et religieuses tous les matins, il serait bon que tous les fidèles les mettent en pratique non seulement en les récitant d’abord lorsqu’ils sont rassemblés pour la messe, mais aussi dans toute leur vie.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la Paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la Paroisse sainte Radegonde


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