saint Luc

4ème dimanche de Pâques
année C - saint Luc

Actes 13,14-52
Psaume 99
Apocalypse 7,9-17
Jean 10,27-30

1

Lycée Militaire d'Autun

3 mai 1998

Bien, Mieux, Meilleur

2

Brigade Franco-Allemande

29 avril 2007

le Bon Pasteur

3

Fort Neuf de Vincennes

25 avril 2010

Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur

4

Secteur Vermandois

21 avril 2013

Tant de monde !

5

17 avril 2016

Mes brebis

6

Athies & Nesle

12 mai 2019

Mes brebis écoutent ma voix

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3 mai 1998

Lycée Militaire d'Autun

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Bien, Mieux, Meilleur

Le Bon Berger qui nous est proposé dans l'Evangile de saint Jean aujourd'hui, nous invite à réfléchir sur le rôle du Christ et de l'Eglise dans le monde.

Le Bon Berger recherche les meilleurs pâturages pour le troupeau dont il a la charge. De même, le Christ propose aux hommes le meilleur chemin qui conduit à Dieu le Père. Mais à la différence que le troupeau n'a pas tellement le choix, si ce n'est par son indiscipline, du chemin à prendre, alors que le croyant est toujours confronté à un choix de conscience.

Mais cela veut dire aussi que, si le Christ nous propose le meilleur chemin, ceux qui ne suivent pas sa Parole ne sont pas forcément sur un mauvais chemin, cela peut être seulement un moins bon. Ils peuvent aussi faire le bien, voire même le mieux d'eux-mêmes, mais ce ne sera pas le meilleur…

Cette lecture de l'Evangile nous conduit à une tolérance et une écoute de l'autre ; peut-être cet autre fait-il ce qu'il y a de mieux pour lui, mais il ne connaît pas le meilleur chemin… parce qu'il ne sait pas qui est le Christ Jésus, le Fils unique de Dieu venu pour sauver tous les hommes.

Le rôle du chrétien dans notre temps est de montrer, par sa vie autant que par ses paroles, que le chemin du Christ est le meilleur qui puisse exister. La valeur de cette affirmation est évidente d'une façon spirituelle pour le croyant, mais si nous y regardons de plus près, nous pouvons constater que les valeurs humaines de l'Evangile sont aussi valables pour tout homme et pour annoncer l'une, je peux passer par les autres.

Ainsi, rappeler les valeurs humaines universelles qui sont dans la prédication de Jésus, et maintenant dans celle de l'Eglise, ce n'est pas réduire le message évangélique mais un point de départ. Le christianisme est une religion incarnée, non seulement l'homme et la femme sont une image de Dieu, mais Dieu lui-même a pris chair d'une femme pour être comme nous. Cela prouve l'importance de l'être humain pour Dieu et l'amour qu'il lui porte.

En même temps que nous essayons de suivre les vertus évangéliques, foi, espérance, et charité, nous devons essayer, avec la même force, de suivre les vertus humaines qui sont exprimées dans le message de Jésus, amour de l'autre, pardon et tolérance.

En nous voyant vivre une vie d'homme ou de femme heureuse, épanouie, pleinement humaine et en faisant comprendre que nous le faisons avec le Christ, pour lui et par lui, ceux qui nous entourent et qui ont déjà une vie probe parallèle au message du Christ et de l'Eglise, se poseront la question de savoir si les chrétiens ne suivent pas le meilleur chemin d'accomplissement humain.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Lycée Militaire d'Autun

29 avril 2007

Brigade Franco-Allemande

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Le bon Pasteur

Les Ecritures utilisent souvent pour expliquer la relation entre Dieu et son peuple la comparaison avec un berger et son troupeau. Cette comparaison était évidente pour un peuple nomade accompagné de son cheptel essentiellement ovin. Elle l’est beaucoup moins aujourd’hui chez des peuples sédentaires où les activités tertiaires sont en majorité. En France, il y a aussi les réminiscences de l’étude des moutons de Panurge dans le Pantagruel de Rabelais où ces animaux sont montrés comme stupides prêts à suivre n’importe quel mouvement, fut-il fatal.

Il faut donc que nous fassions un effort pour mieux comprendre la pointe de ces comparaisons.

Le berger n’est pas simplement un gardien du troupeau, il l’accompagne pour parer à toute éventualité, que ce soit la protection des bêtes féroces, les soins vétérinaires à donner aux animaux malades, aider les brebis à agneler, choisir les meilleurs pâturages, mais aussi forcer les bêtes récalcitrantes, calmer les énervées, éviter les batailles… Il doit s’assurer que toutes les conditions sont réunies pour que le troupeau croisse et embellisse.

Constatant que les Israélites n’écoutent pas les prophètes depuis Moïse jusqu’à Zacharie, le Père envoie son propre Fils non seulement pour les descendants d’Abraham mais pour tout le genre humain afin que tous se convertissent. C’est la consigne que Jésus Ressuscité donne à ses Apôtres : « Allez de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père du Fils et de l’Esprit ! » (cf. Mt 28,19)

En leur confiant cette mission, le Fils de Dieu délègue aux Apôtres et à leurs successeurs les évêques, son rôle de Pasteur universel décliné en pasteurs locaux. Ils sont donc réellement In personna Christi lorsqu’ils agissent en tant que responsables du troupeau des hommes et des femmes habitant un lieu précis.

Le 4ème dimanche de Pâques où des paroles du Christ pasteur sont rappelées, est consacré à la prière pour que l’Eglise discerne dans ses fidèles des hommes qui soient appelés à prendre cette responsabilité de pasteurs dans le monde d’aujourd’hui, évêques, prêtres. Il nous est demandé de voir comment en tant que communauté chrétienne, Corps du Christ, nous sommes appelants vis à vis de jeunes hommes pour leur proposer cette mission extraordinaire : être configuré au Christ pasteur par l’ordination sacerdotale.

Père JeanPaul Bouvier

25 avril 2010

Fort Neuf de Vincennes

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Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur

C’est par cette citation du prophète Jérémie (3,15) que Jean-Paul II commençait son exhortation apostolique ‘Pastores dabo vobis’ du 25 mars 1992, fête de l’Incarnation.

A l’heure où les media se complaisent à souligner, avec force gros titres aguicheurs, les scandales – quelquefois très anciens – qui affectent l’Eglise catholique, nous pourrions nous demander si la promesse faite par le Seigneur est bien tenue, si effectivement les pasteurs que Dieu donne à son Eglise sont bien selon son cœur !

Il y a en France une crise des vocations, comment s’en étonner lorsque certains membres de l’Eglise eux-mêmes se font le relais de dénigrements de l’Eglise, du pape, du dogme et se font une religion personnelle qui n’est plus qu’une caricature de Catholicisme.

Comment un jeune homme pourrait-il entendre l’Appel de Dieu dans cette cacophonie de suspicions et de médisances, voire de calomnies ? Comment envisagerait-il de consacrer sa vie à l’Evangile en voyant des prêtres raillés, isolés, abandonnés, surchargés, épuisés qui n’ont plus le temps de se ressourcer et qui ne sont considérés que comme des ‘employés du culte’ et non plus des témoins épanouis de la Bonne Nouvelle ? Le saint Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, saint patron des curés et des prêtres, avait une paroisse de 230 habitants auxquels il était entièrement dévoué ; comment espérer pouvoir suivre ses traces lorsqu’un prêtre de campagne doit s’occuper d’une vingtaine de clochers ?

Pire encore, dans notre monde où la réussite est estimée sur la position sociale et l’argent qui en découle, quitte à écraser d’autres personnes sur le chemin du succès, choisir la voie d’une certaine pauvreté, du célibat et du service aux plus démunis ne peut sembler qu’une aberration.

Dans son exhortation, Jean-Paul II soulignait le rôle essentiel de l’Eglise qui se fait l’interprète de l’Appel de Dieu vis-à-vis de ces jeunes hommes ; nos communautés locales prennent cette place d’appel, mais si elles laissent les prêtres déjà ordonnés seuls et semblant abandonnés, nul ne voudra répondre à cet appel.

La journée de prière pour les vocations qui est proposée aujourd’hui ne saurait suffire : Prier c’est très bien, et pas seulement pour une journée, mais agir est complémentaire. Pour susciter les réponses positives que mérite l’Appel de Dieu, il est nécessaire que les communautés montrent qu’elles soutiennent, aident, confortent les prêtres qui leur sont donnés par l’Eglise. Les prêtres eux-mêmes doivent aussi prendre les moyens de ne pas être isolés dans une tour d’ivoire et présenter à ceux qui envisagent de répondre à un appel un visage d’homme accompli, à l’aise dans sa peau et dans son ministère.

Relayer l’Appel de Dieu pour des vocations sacerdotales est donc l’affaire de chacun d’entre nous, en étant véritablement Eglise, en partageant le Corps du Christ et nos possessions nous aurons réellement les Pasteurs selon le cœur de Dieu.

Père JeanPaul Bouvier
aumônier de Vincennes

21 avril 2013

Secteur Vermandois

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Tant de monde !

Paul et Barnabé ont assisté à la prédication du Rabbin d’Antioche un jour de Sabbat ; à la sortie de la synagogue ils ont discuté avec les participants de la prière, « juifs et convertis au judaïsme », leur annonçant l’accomplissement de l’Ecriture dans la personne de Jésus, mis à mort par les hommes et Ressuscité par Dieu et ils « les encourageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. »

« Le Sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. » Ceux qui avaient entendu Paul et Barnabé avaient répandu la nouvelle de prédicateurs dont les prêches sortaient de l’ordinaire en proclamant une ‘Bonne Nouvelle’ de Salut pour tous les hommes. La Samaritaine (cf. Jean 4,4-42) après avoir parlé à Jésus avait agi de la même façon en alertant les habitants de Sykar : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » (Jean 4,29) et « De cette ville, nombre de Samaritains crurent en lui ! » (Jean 4,39)

« Quand les juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur. » les juifs d’Antioche sont furieux de voir que la parole de Dieu annoncée par Paul et Barnabé rameutent tant de monde alors que leurs prédications ne concernaient que les quelques juifs pieux habitués et sans doute un peu routiniers. Leur rage vient aussi parce qu’ils pensent que leur synagogue est profanée par tous ces incirconcis attirés par deux étrangers proclamant une ‘Nouvelle Alliance’ ouverte à tous.

« Ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures. » Paul, juif pharisien éduqué par le maître Gamaliel (cf. Actes 22,3) a de tels arguments que les juifs d’Antioche ne peuvent pas s’opposer à son interprétation des Ecritures conduisant au Christ, ils ne peuvent pas répondre autrement que par des injures à ses démonstrations et ils vont œuvrer pour les faire expulser de leur territoire.

Vingt siècles après, les choses n’ont pas beaucoup évoluées, il suffit qu’une personne prêche Jésus-Christ d’une façon un peu nouvelle pour qu’aussitôt les ‘habitués, un peu routiniers’ que nous sommes crient haro sur le baudet sur le principe indiscutable du ‘cela ne s’est jamais fait’. La question est surtout d’écouter les propositions pour voir si elles viennent de l’Esprit ou si ce sont des élucubrations humaines ; à propos de la prédication de Pierre, Gamaliel disait au Sanhédrin : « A présent donc, je vous le dis, ne vous occupez pas de ces gens-là, laissez-les. Car si leur propos ou leur œuvre vient des hommes, elle se détruira d'elle-même ; mais si vraiment elle vient de Dieu, vous n'arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu. On adopta son avis. » (Actes 5,38-39)

L’avis de Gamaliel, le maître à penser de saint Paul, est toujours d’actualité : laissons les personnes l’avenir dira si elles sont inspirées par Dieu.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois

17 avril 2016

Secteur Vermandois

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n°871

Mes brebis

Dans ce – court – extrait du IVème évangile, Jésus exprime son amour pour les brebis qui lui ont « été données par le Père »et son souci de les protéger contre toute adversité. La comparaison avec un troupeau pourrait sembler négative, si le Christ ne précisait que les brebis connaissent sa voix et elles le suivent volontairement. Cela nous indique que suivre le Crist c’est avant tout connaître et écouter sa Parole !

Le don que fait le Père au Fils des brebis évoque immédiatement le don que Jésus ressuscité fait de ces mêmes brebis à Simon-Pierre : « Sois le pasteur de mes brebis. » (cf. Jean 21,15-19 – lu le 3ème dimanche de Pâques) Le parallélisme, voulu par la liturgie de l’Eglise, nous indique qu’il ne s’agit pas d’une simple délégation mais d’une véritable institution.

Mgr François Marty racontait qu’en vacances dans son Rouergue natal, il avait croisé un berger avec son troupeau ; après avoir échangé quelques paroles, le berger lui a dit : « Vous vous y connaissez, vous avez aussi un troupeau ? » - « En quelque sorte ! » - « De combien de têtes ? » - « Quelques millions » Devant l’air dubitatif de son interlocuteur, il ajouta « Je suis l’archevêque de Paris » Il avait bien entendu l’appel du Christ : « Sois le berger de mes brebis ! »

Cette anecdote est dans le droit fil des dons qui ont été évoqués : Le Père donne au Fils les brebis en responsabilité, le Fils en confie la charge à Simon-Pierre, Simon-Pierre et ses successeurs instituent ensuite d’autres pasteurs pour mener localement le troupeau grandissant : les évêques (dont le nom grec ‘episcopos’ signifie littéralement ‘celui qui veille sur’) les évêques choisissent des prêtres et, des diacres pour rassembler et accroître l’église. Tous ont conscience de recevoir cette mission du Christ Ressuscité.

Aujourd’hui encore, le Christ Ressuscité demande à des hommes d’être les pasteurs de ses brebis avec l’assurance que lui-même veillera à ce que « personne ne les arrachera de sa main. » cet appel du Fils à le suivre est quelquefois ressenti comme une révélation soudaine sans véritables signes précurseurs (e.g. saint François d’Assise, Charles de Foucault…) mais le plus souvent c’est grâce à la prière et à la vitalité des communautés chrétiennes qui se nourrissent de la Parole que l’appel va être transmis.

Ce dimanche du ‘Bon Pasteur’ a été choisi par l’Eglise pour accentuer notre prière pour les vocations sacerdotales, mais ce n’est pas seulement pendant la prière universelle dite à la messe que nous devons prier pour que des hommes entendent cet appel du Christ à être les pasteurs de ses brebis, c’est un rappel de l’importance de cette prière comme Jésus le dit à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Luc 10,2) De même que chaque dimanche nous célébrons la Résurrection du Seigneur, de même la prière pour les vocations n’est pas limité à un seul jour dans l’année mais doit être une prière constante, fervente, confiante et unanimes.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois
administrateur des paroisses de Nesle et Athies

12 mai 2019

Paroisses Nesle & Athies

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n°1082

Mes brebis écoutent ma voix

La plus ancienne représentation du Christ se trouve dans la catacombe de San Calisto à Rome. Elle montre le Bon Pasteur entouré de brebis portant un agneau sur ses épaules – sans doute celle qui s’était perdue (cf. Luc 15,4). S’il n’y a que dans le IVème évangile que Jésus parle des disciples en les appelant ‘mes brebis’, cette analogie entre le Christ à la tête de l’Eglise et un pasteur attentif à chaque membre de son troupeau était gravée dans tous les esprits dès les premiers siècles.

Déjà dans l’Ancien Testament, par la voix de ses prophètes Jérémie et Ezéchiel, à de nombreuses reprises, le Seigneur Dieu se présentait comme le pasteur de son peuple : « Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis » (Ezéchiel 34,12) ; c’est pourquoi l’évangéliste rappelle la parole du Fils : « Mon Père me les a données […] Le Père et moi, nous sommes UN ». Ainsi s’accomplissent les promesses du Père dans le Fils.

Si la voix du Pasteur est un appel afin de rester près de lui, elle laisse libre d’être écoutée ou refusée : « Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! » (Matthieu 23,37). Mais le Bon Berger continue à appeler pour qu’aucun ne se perde.

Cette voix paraît difficile à percevoir dans le brouhaha actuel, elle semble être si éloignée qu’elle nous apparaît inaccessible. Justement, c’est elle-même qui nous dit : « Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. {…] Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » (Deutéronome 30,11.14) A côté de l’appel à la sainteté que le Pasteur lance au troupeau, il y a l’appel personnel qui est destiné à préciser ce qui est attendu de chacun en fonction de ses possibilités et capacités.

L’oraison et la méditation de l’Ecriture sont les clefs du discernement qui permettent à chacun de répondre à la mission particulière qui lui est confiée et les Sacrements donnent la force de la mener à bien. Le Fils nous appelle à donner le meilleur de nous-mêmes mais il ne nous laisse pas seuls : « celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, » (Jean 14,12).

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la Paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la Paroisse sainte Radegonde d’Athies


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