2ème dimanche de Carême
Année A - saint Matthieu

1

Brigade Franco-Allemande

17 février 2009

Il nous est bon d'être ici
(Athanase du Sinaï)

2

Fort Neuf de Vincennes

20 mars 2011

Ecoutez-le !

3

Secteur Vermandois

17 mars 2014

Pierre, Jacques et Jean

4

Athies & Nesle

12 mars 2017

Ils ne virent plus personne, sinon Lui

Genèse 12,1-4
Psaume 32
2Timothée 1,8-10
Matthieu 17,1-9

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17 février 2008

Brigade Franco-Allemande

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« il nous est bon d’être ici »

Jésus montra ce mystère à ses disciples sur le mont Thabor. Tandis qu’il cheminait au milieu d’eux, il les avait entretenu de son règne et de son deuxième avènement dans la gloire. Mais parce qu’ils n’étaient peut-être pas suffisamment certains de ce qu’il leur avait annoncé au sujet de son règne, il voulut qu’ils finissent par être très fermement convaincus au fonde de leur cœur, et que les événements présents les aident à croire aux événements à venir. C’est pourquoi  sur le mont Thabor, il leur fit voir une merveilleuse manifestation divine, comme une image préfigurative du Royaume des cieux. C’est exactement comme s’il leur disait : « Pour que ce retard n’engendre pas en vous l’incrédulité, dès maintenant, immédiatement, vraiment je vous le dis, il y en a parmi ceux qui sont ici qui ne connaîtront pas la mort avant qu’ils e voient venir le Fils de l’homme dans la gloire de son Père. »

Et, voulant montrer que la puissance du Christ s’accorde avec sa propre volonté, l’évangéliste ajoute : « Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux, son visage devint brillant comme le soleil et ses vêtements, blancs comme la neige. Et voici que leur apparurent Moïse et Elie, qui s’entretenaient avec lui. »

Telles sont les merveilles divines de la présente solennité ; tel est le mystère accompli pour nous sur la montagne aujourd’hui, mystère qui est en même temps un acte sauveur. Car ce qui nous réunit est en même temps initiation au mystère du Christ et rassemblement pour sa célébration. Afin que nous pénétrions dans les mystères sacrés et inexprimables avec ceux qui ont été choisis parmi les disciples inspirés par Dieu, écoutons la voix divine et très sainte qui, comme d’en haut et du sommet de la montagne, nous convoque de la façon la plus persuasive.

C’est donc vers la montagne qu’il faut nous hâter, j’ose le dire, comme l’a fait Jésus qui, là comme dans le ciel, est notre guide et notre avant-coureur. Avec lui nous brillerons pour les regards spirituels, nous serons renouvelés et divinisés dans les structures de notre âme et, avec lui, comme lui, nous serons transfigurés, divinisés pour toujours et tranférés dans les hauteurs.

Homélie d’Athanase du Sinaï pour la Tranfiguration

20 mars 2011

Fort Neuf de Vincennes

n°736

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Ecoutez-le !

Lors du Baptême de Jésus par Jean, la Voix venant de la nuée disait : « Celui-ci est mon Fils Bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour » (Matthieu 3,17) Cette même phrase est reprise ici par la Voix venant de la nuée mais en ajoutant « Ecoutez-le ! » (Matthieu 17,5) Cette précision vient du fait que les ‘spectateurs’ ne sont pas les mêmes. Au Jourdain étaient présents les disciples de Jean, sur cette haute montagne, ce sont trois des Apôtres que Jésus a choisis (cf. Matthieu 10) Selon la Loi juive il faut deux ou trois hommes pour qu’un témoignage puisse être reçu (cf. Deutéronome 19,15) il était nécessaire que Jésus prenne avec lui, trois des Apôtres, même si il leur demande de n’en rien dire avant qu’il soit ressuscité.

Il est important que les Apôtres ‘écoutent’ les paroles de Jésus. Jusque là ils les avaient sans doute simplement entendues comme un enseignement conforme aux leçons données par les prophètes sans bien réaliser la différence qui pourtant paraît évidente à certains auditeurs : « il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes. » (Matthieu 7,39) Il faut que les témoins écoutent attentivement les paroles du Christ pour les assimiler comme paroles qui mènent au Salut et à la vie.

Moïse et Elie sont des personnages uniques de l’Alliance, le premier comme libérateur de l’esclavage d’Egypte qui a promis que Dieu enverrait un prophète comme lui pour libérer le peuple : « Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. » (Deutéronome 18,18) ; le second comme celui qui a été enlevé auprès de Dieu dans un char de feu sans connaître la mort (cf. 2 Rois 2) et qui doit revenir pour annoncer le Messie. Devant les Apôtres, ils viennent s’entretenir avec Jésus transfiguré pour certifier qu’il est Celui qu’ils avaient annoncé.

Le Christ est ressuscité, nous pouvons donc annoncer le témoignage de cette transfiguration à nos contemporains, mais nous ne pourrons le faire correctement qu’en obéissant à l’ordre qui est donné par le Père : « Ecoutez-le ! » C’est-à-dire en méditant la Parole du Fils relatée dans l’Evangile non pas comme un enseignement scolaire mais comme une révélation de l’amour du Père. Nous pourrions entendre, au sujet de chacun d’entre nous, « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en lui j’ai mis tout mon amour » car nous sommes enfants du Père grâce au Baptême qui nous configure au Fils transfiguré.

Moïse et Elie, la Loi et les prophètes, s’entretiennent avec nous par l’Esprit Saint lorsque nous prenons le temps d’écouter les Paroles de la Bible dans une attitude de prière. Les lectures proposées à la messe nous amènent à communier au Corps du Christ, elles méritent toute notre attention.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier du Fort Neuf de Vincennes

16 mars 2014

Secteur Vermandois

n° 736

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Pierre, Jacques et Jean

Ce trois Apôtres sont cités comme témoins de la Transfiguration par les trois évangélistes synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) l’unique fois où ils sont présents, nommément, tous les trois se trouve au moment de l’agonie au jardin de Gethsémani et seulement dans l’évangile de saint Marc (14,33) Ils sont donc témoins de la glorification du Père qui repose sur le Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »  (Matthieu 17,5) aussi bien que de l’angoisse du Fils devant le sacrifice : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez. » (Marc 14,34)

Dans les deux cas, ils ne comprennent pas la portée de ce qu’ils voient, la réflexion de Pierre : « je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » (17,4) montre que les Apôtres désireraient s’installer dans cette vision et rester avec Jésus, Moïse et Elie ; c'est-à-dire dans un résumé de la révélation : Dieu le Fils, désigné par la Loi (Moïse) et annoncé par les Prophètes (Elie) L’annonce de la Bonne Nouvelle au monde ne leur importe plus, ils se complaisent dans cette vision béatifique et ne comprennent pas pourquoi ils devraient retourner vers les hommes. Heureux autant qu’effrayés de la présence de Dieu, ils « tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur » (17,6)

« Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. » (17,8) En se montrant seul devant eux, Jésus désire leur faire comprendre que la vision n’est pas finie : ils continuent à voir en Lui les Prophètes, la Loi et la Gloire de Dieu mais sous une forme cachée qui ne devra pas être révélée « avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. » (17,19)

Pour nous qui croyons que le Fils de l’homme est ressuscité d’entre les morts depuis près de deux mille ans, nous n’avons pas cette restriction : nous devons parler de cette vision à toute la terre. Cette vision, nous l’avons à chaque fois que nous participons au sacrifice eucharistique du Fils du Père : nous y entendons la Loi et les Prophètes dans les lectures et nous y voyons le Fils transfiguré dans le Corps livré pour nous et le Sang versé pour nous et la multitude. Nous ne sommes plus effrayés par cette vision béatifique et nous en sommes aussi heureux que les Apôtres.

Le danger serait de vouloir s’installer dans cette vision, bien au contraire nous devons descendre de la montagne spirituelle que la messe est dans notre vie : nous sommes accompagnés de Jésus pour aller vers le monde qui nous entoure selon la consigne qu’il nous a laissée avant d’aller dans la Gloire du Père : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28,19-20)

Père JeanPaul Bouvier
Curé  in solidum du secteur Vermandois

12 mars 2017

Paroisses Nesle & Athies

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n°927

Ils ne virent plus personne, sinon Lui

En emmenant Pierre, Jacques et Jean sur cette ‘Haute montagne’, Jésus leur permet d’avoir un aperçu du Royaume qu’il leur annonce : ils voient Dieu le Fils dans sa Gloire accompagné de deux personnes importantes de la foi d’Israël dans lesquelles les Apôtres reconnaissent le libérateur Moïse et le prophète Elie.

  • Moïse, avec qui Dieu parlait ‘face-à-face comme un homme parle à son ami’ (cf. Exode 33,11)  raconte lui-même sa mort avant d’entrer dans la Terre Promise et le Seigneur l’enterra mais ‘on ignore l’emplacement du tombeau’ (cf. Deutéronome 34,6) Moïse représente la Loi qu’il a reçue de Dieu ;
  • Elie ‘monte au ciel’ devant les yeux de son disciple Elisée grâce à ‘un char de feu avec des chevaux de feu’ (cf. 2Rois 2,11) Elie est l’archétype du prophète parlant au nom de Dieu pour guider son peuple.

Ces deux hommes sont vivants : ils s’entretiennent avec Jésus glorifié. Ils sont si vivants que Pierre leur propose de se reposer sous des tentes mais il est interrompu par la voix du Père qui retentit depuis les cieux telle que les Apôtres l’avaient entendue lors du baptême de Jésus dans le Jourdain. Ils voient ‘les cieux ouverts et le fils de l’homme dans sa gloire’ (cf. Daniel 7,13-14 ; Apocalypse 4,1)

A peine ont-ils le temps de se prosterner que la vision cesse : « Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. » (Matthieu 17,8) Cet aperçu du Royaume leur indique que la mission terrestre de Jésus, Fils de Dieu et fils d’homme est l’accomplissement de la Loi et des prophètes : l’ouverture du Royaume à tous. Ils comprendront pleinement ce qu’ils ont vu lorsque Jésus, vainqueur de la mort, viendra les retrouver dans le Cénacle, c’est pourquoi il leur demande de ne pas parler de cela avant qu’il soit ressuscité.

Le jour de la Pentecôte, Pierre, Jacques et Jean pourront témoigner avec la puissance de l’Esprit Saint : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » (Actes 2,36)

Rendus forts par les Sacrements que nous recevons, nous témoignons aussi par toute notre vie que le Royaume est rendu présent aux hommes en attendant le retour glorieux du Fils : « chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » (1Corinthiens 11,26) Nous devons particulièrement y penser lors des messes de ce temps de Carême pour annoncer avec les mots de notre temps la Bonne Nouvelle du Salut que le Père nous offre par le Fils dans l’Esprit.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Notre Dame de Nesle
& Modérateur de la paroisse sainte Radegonde d’Athies


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