14ème dimanche du
Temps Ordinaire
Année "C" saint Luc

1

Bosnie Herzégovine

4 juillet 2004

Le véritable Israël

2

Brigade Franco-Allemande

8 juillet 2007

Benoît de Nursie

3

Fort Neuf de Vincennes

4 juillet 2010

Ne passez pas de maison en maison !

4

Secteur Vermandois

7 juillet 2013

Shalom

30 ans

5

3 juillet 2016

Hiérarchie des valeurs

Isaïe 66,10-14c
Psaume 65
Galates 6,14-18
Luc 10,1-12.17-20

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4 juillet 2004

Bosnie Herzégovine

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Le véritable Israël

Le patriarche Jacob, fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham, avait reçu le nom d’Israël à la suite d’un combat physique contre Dieu (cf. Gn 32,24sv.) La traduction de ce nom est habituellement Celui qui a été fort contre Dieu et contre les hommes (cf. Gn 32,28)

Il a eu douze fils avec ses deux femmes (Léa et Rachel) et leurs deux servantes (Zilpa et Bilha) Ces fils sont devenus les ancêtres éponymes des douze tribus du Peuple de Dieu et tout naturellement, après la sortie d’Egypte, l’expression fils d’Israël qui ne désignait jusque là que les enfants de Jacob, est devenue synonyme de membre du Peuple de l’Alliance conclue avec Abraham et le nom Israël personnifie l’ensemble du peuple élu.

Saint Paul dans son épître aux Galates pulvérise cette conception. Après avoir développé longuement la notion de liberté de la conscience de l’homme face à la Loi donnée à Moïse et réglementée par les scribes et les prêtres, il s’attaque à l’appartenance à la lignée d’Abraham. Il ne s’agit plus dit-il de porter dans sa chair le signe de l’Alliance qu’est la circoncision et dont les juifs font un motif d’orgueil, mais la nouvelle création en Jésus Christ ressuscité avec pour seule visée le sacrifice de la Croix qui sauve tous les hommes.

Un converti au judaïsme ne sera jamais considéré comme un juif parce qu’il n’est pas né dans l’Alliance, par contre les enfants qu’il pourrait avoir après sa conversion seront juifs du fait de leur naissance dans le peuple de Dieu.

Pour les disciples du Christ, les hommes ne naissent plus dans l’Alliance, ils y souscrivent librement par un choix personnel et montrent par leur vie quotidienne qu’ils sont le véritable peuple de Dieu en suivant, par amour et non par obligation, les préceptes qu’il nous a donnés par son Fils Unique.

L’appartenance à telle ou telle descendance, à telle ou telle ethnie n’a plus d’importance puisque le Fils de Dieu s’est fait homme pour le Salut de tous. La libération apportée par le Christ est totale.

La pédagogie de Dieu le Père s’est développée depuis la révélation faite à Abraham à qui il n’est demandé que d’aller dans le pays que Dieu lui donnera jusqu’à la réouverture du ciel qui est fermé par le péché des hommes. L’adhésion par la foi au projet de Dieu sur l’homme, malgré les tentations et les faiblesses humaines, entraîne une véritable conversion du cœur et l’appartenance au peuple de Dieu, signe dans le monde de l’amour de Dieu pour tous les hommes.

père JeanPaul Bouvier
aumônier catholique en Bosnie Herzégovine


8 juillet 2007

Brigade Franco-Allemande

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Benoît de Nursie, patron de l’Europe

Benoît de Nursie, fondateur de l'ordre bénédictin et du monachisme occidental. Il est considéré comme le patriarche des moines d'Occident. Il est fêté le 11 juillet.

La seule authentique biographie de saint Benoît est contenue dans le second livre de saint Grégoire, Dialogues. C'est plutôt un croquis de caractère qu'une biographie. Elle consiste, pour la plus grande part, en de nombreux miracles, qui illustrent la vie du saint et donnent une approche chronologique de sa carrière. L'autorité de saint Grégoire pour tout ce qui s’y rapporte est celle de ses propres disciples à savoir Constantin, qui lui a succédé comme Abbé de Monte Cassino ; et Honoré, qui était Abbé de Subiaco quand saint Grégoire écrivit ces Dialogues.

Benoît était le fils d’un noble Romain, et la tradition, qu’accepte saint Bède, fait de Scolastique sa sœur jumelle. Son enfance se déroula à Rome, où il vivait avec ses parents et allait à l’école jusqu'à ce qu'il aborde des études plus élevées. Alors « livrant ses livres, et abandonnant la maison de ses parents et la richesse, avec à l’esprit de seulement servir Dieu, il cherchait quelques lieux où il pourrait atteindre son sain désir ; et de ce fait il partit de Rome, instruit avec l’ignorance instruite et meublée avec de la sagesse » (Dial. St. Greg., II, Introd. dans Migne, P.L. LXVI).

Il y a beaucoup d’opinions différentes sur l’âge de Benoît à ce moment-là. Il était généralement admis qu'il avait 14 ans, mais une étude attentive démontre qu’il doit avoir moins de 19 ou 20 ans. Il était assez vieux pour être au milieu de ses études littéraires, pour comprendre le véritable sens et valeur des vies dissolues et licencieuses de ses compagnons, et d’avoir lui même été profondément affecté par l'amour d'une femme (ibid., II, 2). Il était capable de penser toutes ces choses en comparaison avec la vie enseignée dans l'Evangile, et a choisi ce dernier. Il était au début de sa vie, et il a eu à sa disposition les moyens d’une carrière en tant que noble Romain. Il est clair qu’il n’était pas un enfant. Comme saint Grégoire le dit : « Dès le temps de sa jeunesse, il portait en lui un cœur digne de celui d’un vieillard : dépassant son âge par ses mœurs, il ne livra son âme à aucune jouissance, mais alors qu’il vivait encore sur cette terre et qu’il avait la possibilité d’en user librement pour un temps, il méprisa d’emblée le monde avec sa fleur comme un sol aride. Issu d’une très bonne famille libre de la province de Nursie, on l’envoya à Rome pour s’y livrer à l’étude libérale des lettres. Mais il s’aperçut que c’était l’occasion pour beaucoup de tomber dans l’abîme des vices : aussi – pour ainsi dire – à peine avait-il mis les pieds dans le monde qu’il les retira, de peur que, pour avoir pris quelque contact avec ladite science, il ne soit en contrepartie précipité tout entier dans l’abîme. Méprisant donc l’étude des lettres, il se mit en quête d’un genre de vie sainte. Aussi se retira-t-il, savamment ignorant et sagement inculte. » (ibid., Introd.).

Si nous acceptons la date de 480 pour sa naissance, nous pouvons fixer la date de 500 pour l’abandon de sa maison et la fin de ses études.

Durant toute cette époque, sa réputation de saint homme grandit, notamment grâce à ses dons de thaumaturge. Il devient abbé dans un monastère du nord de l'Italie, mais en repartit assez vite, les moines n’acceptant pas sa réforme. Il retourne à Subiaco où il s’entoure de disciples. Persécuté par des prêtres, il se réfugie au Mont Cassin en 529, où il fonde un monastère. En 540, il termine la rédaction de sa fameuse Règle. Il meurt en 547.

Patron de l'Europe (co-patron) ; des ouvriers agricoles ; des ingénieurs civils ; des chaudronniers (cuivre) ; des mourants ; les fermiers ; de la ville de Heerdt près de Düsseldorf, en l'Allemagne ; des maladies inflammatoires ; des architectes italiens ; des maladies des reins ; des moines ; de la ville de Nursie dont il est originaire ; de l'Italie ; des gens des ordres religieux ; des domestiques qui ont cassé les affaires de leur maître ; des spéléologues.

Les reliques de saint Benoît sont conservées dans la crypte de l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire (anciennement Abbaye de Fleury), près d'Orléans et de Germigny-des-Prés où se trouve une église carolingienne), dans le centre de la France.

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la paroisse Militaire


4 juillet 2010

Fort Neuf de Vincennes

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Ne passez pas de maison en maison !

L’annonce du Royaume est un travail de longue haleine ! La mission qui est confiée à une personne ne s’achève pas en quelques heures ni même en quelques jours. Par cette parole laconique Jésus veut faire comprendre à ses disciples qu’il leur demande la fidélité et la patience.

Combien de personnes se désespèrent en pensant que les efforts qu’ils ont déployés sont vains et qu’ils perdent leur temps ? Clercs ou laïcs, plein de bonne volonté, se découragent devant des assemblées amorphes et endormies. La tentation est grande d’aller ailleurs, vers des gens qui accepteront avec joie de recevoir le message du Salut. Réciproquement des communautés se désagrègent en raison du manque de dynamisme des équipes d’ ‘animation pastorale’ et du clergé local, et il est tentant d’aller vers une église locale qui serait en conformité avec ma façon de concevoir et de vivre la foi.

Aucun chrétien ne se donne une mission, il la reçoit de l’Eglise, le plus souvent par l’intermédiaire de l’évêque local qui est le pasteur de tout le troupeau ou par un de ses délégués. La mission est à double sens : il y a ceux qui en reçoivent une et ceux à qui cette mission s’adresse.

Si la paroisse est considérée comme la mission de base, une des briques qui constituent l’Eglise universelle, cela implique deux parties :

  • D’une part pour le clergé nommé par l’évêque dans cette paroisse. Il a pour mission d’animer la paroisse, c'est-à-dire dans le sens propre de lui donner une âme, pas seulement de faire des choses ou de gérer. La mission qui lui est donnée est de permettre à chaque personne de vivre pleinement sa foi et d’être attentif à toutes les sensibilités, même si intimement il ne les partage pas.
  • D’autre part pour les personnes qui sont dans cette communauté il leur est demandé de recevoir le clergé comme un don de Dieu, des envoyés comme les soixante-douze disciples que le Christ délègue dans l’évangile de ce jour, en entendant dans leur cœur le message d’amour et de Salut qui est délivré et en ne jugeant pas la façon extérieure dont cette Bonne Nouvelle est délivrée.

Il est facile de critiquer telle ou telle personne sur la façon de mener à bien la mission qu’elle a reçue, mais ce qui est demandé à chacun est justement de ne pas passer de maison en maison, de papillonner en prenant seulement ce qu’il aime bien et en rejetant ce qui lui déplaît ; en d’autres termes de se construire sa propre foi, sa propre église, son propre Dieu.

Si effectivement chaque personne se réclamant du Christ vivait de cette façon, nous serions réellement des témoins de l’amour de Dieu pour les hommes.

Père JeanPaul Bouvier
Aumônier Catholique du Fort Neuf de Vincennes


7 juillet 2013

Secteur Vermandois

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Shalom !

Le mot Shalom, Paix, est la salutation ordinaire en Israël, l’équivalent de notre ‘bonjour’. Un mot qui dans la vie courante a perdu son sens propre de ‘Paix’ pour devenir une locution de civilité. De la même façon, lorsque nous échangeons un ‘Salut’ avec les personnes que nous croisons, nous ne pensons pas souvent que le sens propre et intrinsèque de ce mot est la béatitude éternelle.

En envoyant ses disciples deux par deux, Jésus leur demande de préciser leur intention pour souligner le sens propre de l’interjection ‘Shalom’ : « Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.’' » (v.5) Leurs interlocuteurs comprennent, grâce à cette précision, que ce n’est pas un simple ‘bonjour’ mais une invitation à une réflexion plus profonde ; si la paix du Seigneur est accueillie, les disciples peuvent alors mettre en œuvre la prescription de Jésus pour l’annonce de la Bonne Nouvelle : « Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' » (v.9) Dans l’hypothèse où la paix du Seigneur n’est pas accueillie, la Bonne Nouvelle est quand même annoncée aux habitants : « Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche. » (v.11b)

Cet épisode est pour nous un exemple pour notre annonce personnelle de l’Evangile : elle ne dépend pas de la façon dont nos auditeurs vont recevoir la Bonne Nouvelle mais c’est un besoin impérieux comme le dit saint Paul : « Annoncer l'Évangile en effet n'est pas pour moi un titre de gloire; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » (1Corinthiens 9,16) Comme il est nécessaire de respirer pour que notre corps vive, il est nécessaire d’annoncer l’Evangile pour que notre foi vive ; nous pourrons alors nous exclamer comme les disciples : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. » (v.17b)

La méditation de ce texte invite le lecteur chrétien à un examen de conscience : comment annoncè-je l’Evangile ? N’ai-je pas trop tendance à le garder pour moi en laissant les autres dans l’ignorance au lieu de leur dire : « Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche. » ? Nous déplorons le manque de jeunes dans nos célébrations mais nous ne nous posons jamais la question de savoir combien en avons-nous invités à venir ? De même, nous regrettons la diminution du nombre de prêtres, combien en avons-nous appelés ? Faute d’annoncer explicitement l’Evangile, notre foi va s’étioler et nos communautés vont se disloquer : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s'affadir, avec quoi le salera-t-on? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. » (Matthieu 5,13)

Disciples du Christ, nous recevons aujourd’hui cette mission : « Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. » (v.3) Essayons de la mettre en œuvre !

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


30 ans
« Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier qui passe,
comme une veille dans la nuit
. » (Psaume 90,4)

Ce dimanche, avec l’abbé Nicolas JOUY (20ans, Curé modérateur du secteur Vermandois) et monseigneur Jean-Paul GUSCHING (30 ans, Vicaire Général du diocèse d’Amiens) nous fêterons un jubilé d’ordination presbytérale auquel nous convions tous ceux qui célèbrent un jubilé (10, 20, 30... ans) de Sacrement (Baptême, Confirmation, Mariage)

Regardant en arrière, la citation du Psaume 90 mise en épigraphe semble particulièrement juste : il ne me semble pas qu’il y ait déjà trente ans et en même temps cela semble loin. Le trac de la première messe à saint Michel des Batignolles demeure toujours avant toutes les célébrations ; il y a l’émerveillement à chaque consécration, la joie à chaque Baptême et Mariage, l’édification à chaque Confession, la compassion à chaque célébration d’obsèques. Tout cela ne s’est pas émoussé en trente ans, trois diocèses et dix nominations auprès de communautés très différentes.

Si l’annonce de mon entrée au séminaire, il y a 36 ans, avait fait l’effet d’une bombe auprès de ma famille et mes amis, tous étaient réunis autour de moi le 25 juin 1983 à Notre Dame de Paris et tous participaient à l’émotion et à la joie que je ressentais. Depuis de nombreux autres amis se sont joints et la famille s’est à la fois agrandie par les naissances et rétrécie par les deuils, mais le même esprit de cohésion demeure.

La lecture méditée de l’appel des prophètes et des Apôtres dans la Bible m’a permis de vivre le ministère par exemple :

  • « Ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment. » (Matthieu 10,19)
  • « Et je dis : "Ah ! Seigneur, vraiment, je ne sais pas parler, car je suis un enfant !" Mais le Seigneur répondit : Ne dis pas : "Je suis un enfant !" car vers tous ceux à qui je t'enverrai, tu iras, et tout ce que je t'ordonnerai, tu le diras. » (Jérémie 1,6-7)
  • « Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables. » (Romains 8,26)

C’est grâce en particulier à la prière de chacun d’entre vous que j’ai pu vivre ces trente ans dans la confiance et l’espérance. Trente ans mais toujours débutant dans l’approche du Royaume.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois


3 juillet 2016

Secteur Vermandois

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n°881


Hiérarchie des valeurs

Les soixante-douze disciples reviennent enthousiastes de la mission que le Maître leur a confiée car les esprits mauvais leur étaient soumis par le Nom de Jésus. C’est aussi pour eux une occasion d’émerveillement, ils doutaient que cela fût possible : « Même les démons ! » Mais Jésus remet les choses à leur place, les actions qu’ils ont accomplies ne sont que des signes, l’objet de leur joie doit être l’appartenance au Royaume qu’ils ont annoncée par ces victoires éclatantes sur les forces du mal.

L’évangile dénonce la mauvaise compréhension des disciples sur leur mission, ils sont concentrés sur l’immédiateté, le pouvoir qu’ils ont reçu du Seigneur de dominer sur les forces du mal est perçu comme l’aboutissement du ministère de Jésus. Ils attendaient un messie ‘royal’ tel qu’ils le chantent dans les Psaumes : « De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu'au cœur de l'ennemi. » Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté » (Psaume 109[110] 2-3)

Jésus a beau répéter que ‘le Royaume n’est pas de ce monde’ (cf. Jean 8,23 & 18,36) les disciples attendent un rétablissement du royaume de David. Même après la Passion et la Résurrection, les Apôtres demandent encore ; « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » (Actes 1,6) Ce n’est qu’après avoir reçu le don de l’Esprit Saint à la Pentecôte qu’ils comprennent qu’ils doivent annoncer l’avènement du Royaume de Dieu et non plus la résurgence d’un royaume d’Israël.

Nous avons un avantage sur les disciples, nous avons déjà reçu l’Esprit Saint dans les Sacrements du Baptême et de la Confirmation, nous avons toute possibilité d’annoncer le Royaume de Dieu à nos contemporains, mais comme eux nous aurions tendance à nous contenter de nos satisfactions immédiates et temporelles plutôt que de proposer la vie éternelle.

Envoyés par le Christ ‘comme des agneaux au milieu des loups’, nos démarches ne sont pas toujours comprises malgré les merveilles qui sont réalisées au Nom du Seigneur par des témoins de l’Evangile. ‘La moisson est abondante’ et la tâche nous apparaît comme immense et quelquefois irréalisable, nous nous sentons démunis face à une telle responsabilité car nous attendons des résultats immédiats et visibles. Mais notre combat est conduit par l’Esprit : « Notre conduite est bien une conduite d’homme, mais nous ne combattons pas de manière purement humaine. En effet, les armes de notre combat ne sont pas purement humaines, elles reçoivent de Dieu la puissance qui démolit les forteresses. Nous démolissons les raisonnements fallacieux. » (2Corinthiens 10,3-4)

Entrés dans le Royaume par notre Baptême, nos ‘noms se trouvent inscrits dans les cieux’. Par ce passage d’évangile, le Christ nous dit : ‘réjouissez-vous !’. Ecoutons-le et mettons cette joie en pratique.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois
administrateur des paroisses de Nesle et Athies


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