saint Luc

3ème dimanche de l'Avent
Année C
Evangile de saint Luc

1

Garnison d'Angers

4 décembre 2003

Que devons-nous faire ?

2

Brigade Franco-Allemande

17 décembre 2006

Le don du Père (épître à Diognète 7,4-8,11)

3

Secteur Vermandois

16 décembre 2012

Baptême et baptêmes

4

13 décembre 2015

Soyez vous-même !

5

Athie & Nesle

16 décembre 2018

Le Seigneur ton Dieu est en toi !

Sophonie3,14-18a - Cantique Isaïe 12 - Philippiens 4,4-7

Luc 3,10-18

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14 décembre 2003

Garnison d'Angers

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n°210

Que devons-nous faire ?

Combien de fois, en tant que confesseur, j'ai entendu cette question : " Que dois-je faire ? " Et à chaque fois, je repense à cette même question qui est posée à Jean Baptiste. Et à chaque fois, je suis frappé par sa réponse : des généralités, un rappel de l'éthique de la profession de ceux qui posent la question. A la foule anonyme, il indique le partage des biens qu'elle peut avoir ; aux collecteurs d'impôts, il montre le chemin de l'honnêteté ; aux soldats, il demande d'éviter les rapines et les violences inutiles.

Quelle leçon devons-nous tirer de cette péricope de l'évangile de saint Luc ? En premier lieu que le message de l'Evangile nous renvoie toujours à notre propre conscience : "Est-ce que je fais ici et maintenant est bon ? " La réponse dépendra des circonstances : celle que je vais donner aujourd'hui n'est peut-être pas celle que je donnerai demain ou que j'aurais donnée hier et elle est certainement différente de celle que donnerait une autre personne.

Dieu le Père a créé l'être humain libre en lui laissant même la possibilité de se séparer de son Créateur ; Dieu le Fils nous propose un chemin pour venir vers le Père et met en nous, par les Sacrements qu'il nous a laissés, Dieu l'Esprit pour que nous ayons en nous la force de prendre cette route.

L'Eglise, inspirée par l'Esprit Saint, conseille de faire un " examen de conscience " le soir pour reprendre sa journée avec le Seigneur, non pas seulement en fonction d'une loi, mais en fonction des circonstances qui m'ont amené à faire tel acte ou à dire telle parole. Le passage d'Evangile d'aujourd'hui est une invitation à regarder ma vie comme le Christ regardait ceux qui venaient vers lui, sans complaisance mais avec amour.

La réponse à la question initiale est donc une autre question : " Que ferait le Christ s'il était à ma place ? " La direction que je donnerai à ma vie sera beaucoup plus claire et plus évangélique.

père JeanPaul Bouvier
aumônier catholique de la Garnison d’Angers

17 décembre 2006

Brigade Franco-Allemande

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n°296

Le don du Père

En toute clémence et douceur, comme un roi envoie le roi son fils, Il l'a envoyé comme le dieu qu'il était, il l'a envoyé comme il convenait qu'il le fût pour les hommes - pour les sauver, par la persuasion, non par la violence : il n'y a pas de violence en Dieu. Il l'a envoyé pour nous appeler à lui, non pour nous accuser : il l'a envoyé parce qu'il nous aimait, non pour nous juger.

Un jour viendra où il l'enverra pour juger, et qui alors soutiendra son avènement ?

Ne vois-tu pas qu'on jette les Chrétiens aux bêtes pour leur faire renier le Seigneur et qu'ils ne se laissent pas vaincre ? Ne vois-tu pas que plus on fait de martyrs, plus les Chrétiens se multiplient par ailleurs ? De tels exploits ne peuvent passer pour l’œuvre de l'homme : ils sont les effets de la puissance de Dieu, ils sont la preuve manifeste de son avènement.

Car y eut-il jamais, parmi les hommes, quelqu'un qui ait su ce qu'est Dieu, avant qu'il ne fût venu lui-même ?. A moins d'accepter les vanités et les sottises de ces beaux parleurs de philosophes ! Les uns ont enseigné que Dieu c'était le feu, - ils appellent dieu ce feu auquel ils sont destinés - Pour d'autres, c'est l'eau ou quelque autre des éléments créés par Dieu.

Cependant, si l'une de ces doctrines était recevable, chacune des autres créatures pourrait au même titre être proclamée Dieu. Mais tout cela n'est que fable et mensonge de ces charlatans.

Nul d'entre les hommes ne l'a vu ni connu : c'est lui-même qui s'est manifesté. Et il s'est manifesté dans la foi qui seule a reçu le privilège de voir Dieu.

Car le Maître et Créateur de l'Univers, Dieu, qui a fait toutes choses et les a disposées avec ordre, s'est montré pour les hommes non seulement plein d'amour mais aussi de patience. Lui a toujours été tel qu'il est et sera : secourable, bon, doux, véridique ; lui seul est bon.

Mais, ayant conçu un dessein d'une grandeur ineffable, il ne l'a communiqué qu'à son Enfant. Tant qu'il maintenait dans le mystère et réservait son sage projet, il paraissait nous négliger et ne pas se soucier de nous.

Mais quand il eut dévoilé par son Enfant bien-aimé et manifesté ce qu'il avait préparé dès l'origine, il nous offrit tout à la fois : et de participer à ses bienfaits, et de voir, et de comprendre ; qui de nous s'y serait jamais attendu ?

Epître à Diognète (IIème siècle) 7,4-8,11

16 décembre 2012

Secteur Vermandois

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n°648

Baptême et baptêmes

Comme tous les rabbi, le premier temps de la prédication de Jean Baptiste ne fait que rappeler d’antiques prescriptions bibliques que le Seigneur avait déjà données par ses prophètes : « N’est-ce pas plutôt ceci : le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? » (Isaïe 58,6-7) Mais si les rabbins dans leurs homélies parlent d’un ‘grand prophète à venir’ Jean-Baptiste affirme que la venue du ‘Messie de Dieu’ est imminente.

La description de ‘Celui qui doit venir’ montre un être extraordinaire revêtu de la Puissance de Dieu et investi de sa Justice. Le précurseur dit de lui-même qu’il n’est ‘pas digne de délier les courroies de ses sandales’ Pourtant Jésus parlant à ses disciples déclare à son propos : « de plus grand que Jean parmi les enfants des femmes, il n'y en a pas; et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. » (Luc 7,28)

Le baptême de conversion de Jean-Baptiste correspond aux prescriptions données aux prêtres pour s’approcher de l’autel : « Quand ils entraient dans la Tente du Rendez-vous ou qu'ils s'approchaient de l'autel, ils se lavaient, comme Le Seigneur l'avait ordonné à Moïse. » (Exode 40,32) il signifie l’abandon des péchés dans l’eau, en sachant que dès que la présence auprès de Dieu sera achevée, ils retomberont dans leurs errances.

Le Baptême que proposera ‘Celui qui doit venir’ se fera dans l’eau et le feu, ce ne sera pas seulement l’abandon des péchés dans un bassin mais leur complète destruction : le feu purifie tout ce qu’il touche ; ce ne sont pas des sacrifices d’animaux qui sont agréés par le Seigneur mais un holocauste des péchés : « Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice; un holocauste, tu n'en veux pas. Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé; d'un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n'as point de mépris. » (Psaume 50(51) 17-18) Ainsi des personnes pourraient être attachées à leurs péchés au point de préférer brûler avec eux plutôt que de les abandonner.

Dans la conclusion de ce passage, saint Luc n’hésite pas à parler d’‘Annonce de la Bonne Nouvelle’ de la part de Jean-Baptiste avant même que Jésus commence son propre ministère. Anachronisme ? Non car le Salut est annoncé par l’ensemble de la Parole de Dieu, c’est une invitation pour nous à la relire et à la méditer aussi souvent que possible…

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois

13 décembre 2015

Secteur Vermandois

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n°848

Soyez vous-même !

Les personnes qui venaient vers Jean-Baptiste avec un désir de conversion espéraient sans doute qu’il leur donne des consignes précises qui leur demanderaient un effort, plus ou moins difficile, pour marquer leur désir profond de retourner vers les commandements de Dieu. Ils s’attendaient à changer de vie selon ce qui leur serait demandé.

Certains de ces disciples de Jean lui demandaient qu’il leur apprenne à prier (cf. Luc 11,1) Il leur enseignait simplement à respecter les commandements et il les invitait à jeûner en signe de conversion (cf. Luc 5,33)

Mais Jean-Baptiste, contrairement aux attentes, ne demandait pas de changer radicalement de vie, au contraire il montrait aux personnes qui venaient l’écouter que c’est dans leur vie quotidienne qu’ils devaient trouver la présence de Dieu et mettre sa Parole en pratique.et c’est « Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle » (Luc 3,18)

La Bonne Nouvelle annoncée par Jean-Baptiste est la venue du Sauveur, celui dont il n’est « pas digne de dénouer la courroie de ses sandales » et qui « baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Luc 3,16) Jean-Baptiste laisse entrevoir une nouvelle ère dans l’histoire du Salut. Par la comparaison avec la séparation du grain de blé de ses enveloppes inconsommables, il fait comprendre aux foules venues l’écouter que « Celui qui est plus fort » purifiera l’homme de ses péchés, non pas les péchés du peuple comme dans la célébration annuelle du Yum Kippur, mais les péchés individuels qui séparent chaque homme du Père Eternel.

Purifiés par le « Baptême dans l’Esprit Saint et le feu » que nous avons reçu, séparé du péché par le pardon que le Christ nous a obtenu par son sacrifice, nous comprenons que la prédication de Jean-Baptiste était vraiment prophétique : il nous dit aujourd’hui que c’est dans notre vie habituelle que nous rencontrons le Seigneur ; Il ne s’agit pas de déprécier notre vie mais, au contraire, de la valoriser en la vivant ‘honnêtement’, en conscience.

Par la grâce qui nous a été donnée dans le Baptême et la Confirmation, l’Esprit Saint nous permet de discerner chaque jour ce que le Seigneur nous demande ici et maintenant. Saint Pierre écrivait aux premiers chrétiens : « mettez toute votre espérance dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ. Comme des enfants qui obéissent, cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance, mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint. » (1Pierre 1,13-16) Confiants dans cette parole, nous prions mener une vie sainte, personnellement et dans nos communautés ecclésiale et nous sommes exaucés.

Père JeanPaul Bouvier
Curé in solidum du secteur Vermandois
& Administrateur de Nesle et Athies (secteur Haute Somme

16 décembre 2018

Paroisses Nesle & Athies

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n°1047

Le Seigneur ton Dieu est en toi !

Le prophète Sophonie a vécu sous le règne du roi Josias (VIIème siècle avant Jésus-Christ). Après avoir réformé son entourage et l’administration du royaume, ce roi entreprit de réformer et d’améliorer le Temple de Jérusalem, la maison de Dieu, afin de le purifier de tous les éléments qui n’auraient pas dû y avoir place. A l’occasion des travaux de restauration, un rouleau de la Loi a été retrouvé et le roi constate que le peuple s’est éloigné de la Parole que Dieu lui avait donnée. Aussitôt, il promulgue ce texte pour que le peuple revienne vers Dieu.

Le chant jubilatoire du prophète fait écho de ces décisions, il reconnait la présence de Dieu au milieu de son peuple, d’une part dans son Temple où il réside dans le Saint des saints et d’autre part par sa Parole qui guide le cœur des hommes. Le respect et la méditation de la Loi deviennent aussi importants que les sacrifices offerts dans le Temple ainsi purifié et restauré.

Pendant l’Exil à Babylone, le Temple a été détruit, le petit nombre du peuple juif déporté a l’impression que Dieu l’a abandonné, il ne reste rien de la promesse faite à Abraham et à sa descendance : un peuple, une terre et sa présence. La méditation de la Loi devient le seul élément auquel il peut se rattacher. Après la reconstruction du Temple, la Loi reste première : « Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. » (Psaume 50,18-19)

De cette Parole si importante dans la révélation de l’amour de Dieu pour les hommes, le IVème évangéliste nous dit : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. […]  Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire » (Jean 1,1.14a) Après avoir été présent dans une Loi écrite et un Temple de pierre construit de main d’homme, Dieu se rend présent à l’humanité dans la personne du  Fils : une Parole vivante et un Temple de chair né d’une femme.

Dans notre préparation à la fête de la Nativité, l’exultation du prophète Sophonie prend un autre sens : le Seigneur est en nous, Dieu-le-Fils est dans notre humanité pour que notre humanité soit appelée à être en Dieu. Nous pouvons relire ce passage avec des yeux neufs et manifester notre joie et des ovations et chanter avec la Vierge Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » (Luc 1,47)

Père JeanPaul Bouvier
Curé de la Paroisse Notre Dame de Nesle
& modérateur de la Paroisse sainte Radegonde


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